Commentaire darrêt cassation, commerciale, 15 février 2000
Date de publication :
12/04/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- La condition certaine de la postériorité de la naissance de la créance au jugement d'ouverture
- La nécessaire postériorité de la créance : l'enjeu du débat
- La prise en compte de la naissance de la créance : la consécration de l'analyse économique
- Le critère fluctuant du fait générateur de la créance
- La prise en compte du fait générateur : la livraison
- Le critère du fait générateur : un critère fluctuant ?
Résumé :
En l'espèce, le juge commissaire d'une société en redressement judiciaire a admis la créance de la société ERG à titre chirographaire refusant ainsi le privilège de l'article 40 de la loi de 1985. La société a interjeté appel de la décision aux motifs que la créance, dont il était titulaire, était née de la poursuite de l'activité après le jugement d'ouverture de la procédure et relevait, ainsi, de l'article 40.
La Cour d'appel a rejeté l'appel invoquant deux moyens. Le premier moyen ne sera que peu évoqué car procédural : la Cour d'appel estime alors que la créance était forclose car le créancier n'avait pas contesté dans les deux mois de la publication aux greffes du tribunal la liste des créances privilégiées. Le deuxième moyen est, en revanche essentiel, la Cour d'appel refuse le bénéfice de l'article 40 de la loi de 1985 aux motifs que la créance correspondant à une commande passée avant le redressement judiciaire et livrée postérieurement à l'ouverture de celui-ci. Ainsi, pour la Cour d'appel, la créance est antérieure car la commande a été passée antérieurement au jugement d'ouverture. La société forme un pourvoi en cassation.
Une créance résultant d'une commande antérieure à l'ouverture d'une procédure collective mais d'une livraison postérieure peut-elle bénéficier du privilège de l'article 40 de la loi du 25 janvier 1985 ?
La Cour de cassation répond par l'affirmative et casse l'arrêt de la Cour d'appel pour violation de la loi. La Cour d'appel énonçait que « le fait que cette prestation ait profité à la société SIAQ après l'ouverture de la procédure importe peu, dès lors que l'accord des parties sur la résiliation de la commande, qui fige les obligations respectives des parties et fait naître l'obligation au paiement, est intervenu avant la procédure collective ».
La Haute Cour réaffirme les deux conditions permettant à une créance de bénéficier du privilège de l'article 40 de la loi de 1985 : cette créance doit d'abord être née et exécutée postérieurement au jugement d'ouverture d'une procédure collective (I). Mais l'appréciation de cette naissance et de cette exécution s'opère à l'aide d'un autre critère qui lui semble plus discutable : le critère du fait générateur (II).
Voir docs similaires : Droit des affaires
Exposé | 05/06/2007 | fr | .doc | 3 pages
Commentaire d'arrêt | 11/03/2009 | fr | .doc | 4 pages
Commentaire d'arrêt | 26/06/2008 | fr | .doc | 4 pages
Commentaire d'arrêt | 05/04/2009 | fr | .doc | 3 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Droit des affaires
Commentaire d'arrêt | 06/11/2009 | fr | .doc | 3 pages
Commentaire d'arrêt | 06/11/2009 | fr | .doc | 3 pages
Exposé | 06/11/2009 | fr | .doc | 5 pages
Exposé | 06/11/2009 | fr | .doc | 3 pages
Exposé | 06/11/2009 | fr | .doc | 4 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Droit des affaires
Commentaire d'arrêt | 06/11/2006 | fr | .doc | 6 pages
Commentaire d'arrêt | 20/10/2002 | fr | .doc | 5 pages
Commentaire d'arrêt | 21/05/2007 | fr | .doc | 4 pages
Commentaire d'arrêt | 06/01/2008 | fr | .doc | 4 pages
Commentaire d'arrêt | 21/05/2007 | fr | .doc | 3 pages
Les garanties d’oboulo.com :
