Commentaire darrêt du Tribunal des Conflits n° 3620, Mme O, 18 juin 2007
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commentaire d'arrêt
publié le 02/04/2008
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niveau : grand public
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Résumé
Dans larrêt du tribunal des conflits du 18 juin 2007, Madame o., recours n° 3620, le requérant sollicitait la réparation dun préjudice affectif, moral et matériel, ici la mort de son fils le 25 mars 2000 alors quil était placé par les services de Police en cellule de dégrisement au commissariat de police de Mayenne. Le fils du requérant avait été trouvé en état divresse sur la voie publique et sétait donné la mort dans sa cellule quelques heures après.
Le tribunal Administratif de Nantes, saisi par mme o, sest estimé, le 30 août 2005, incompétent pour juger des fautes survenues pendant lopération de Police. La requête a donc été rejetée. Puis, mme o. a saisi le tribunal de Grande Instance de Laval afin dobtenir une condamnation de lEtat à lui payer la somme de 15 000 en réparation du préjudice subi. Le tribunal de Grande Instance, par son jugement du 6 novembre 2006, a finalement renvoyé au tribunal des conflits le soin de se prononcer sur la question des compétences.
Il faut alors sinterroger sur le rôle du tribunal des conflits. En effet cette juridiction, instituée par la loi du 24 mai 1872, est chargée de trancher les conflits dattributions et les conflits de décision entre les deux ordres de juridiction, judiciaire et administratif par application de larticle 34 du décret du 26 octobre 1849 modifié. Ainsi le professeur Pacteau a qualifié le tribunal des conflits de capitaine qui « conduit, guide et oriente les procès parmi les méandres de la ligne de partage des eaux entre les contentieux publics et privés... ». Il lui faut «trancher les conflits en essayant de garder le cap »
Lintérêt de cet arrêt est double car il permet dapporter de nouveaux éléments dans la jurisprudence concernant la distinction entre police administrative et police judiciaire ; en outre, il permet de voir quelle juridiction est compétente pour juger de la responsabilité de lEtat dans le cas dune faute commise par la police lors la protection dune personne. La question est donc de savoir si le tribunal Administratif de Nantes était réellement incompétent pour juger de cette affaire.
Le tribunal des conflits a utilisé un principe centenaire et une jurisprudence de la distinction entre les polices administratives et judiciaires (I) pour conclure que le but de lopération était celui de la police administrative (II)
Le tribunal Administratif de Nantes, saisi par mme o, sest estimé, le 30 août 2005, incompétent pour juger des fautes survenues pendant lopération de Police. La requête a donc été rejetée. Puis, mme o. a saisi le tribunal de Grande Instance de Laval afin dobtenir une condamnation de lEtat à lui payer la somme de 15 000 en réparation du préjudice subi. Le tribunal de Grande Instance, par son jugement du 6 novembre 2006, a finalement renvoyé au tribunal des conflits le soin de se prononcer sur la question des compétences.
Il faut alors sinterroger sur le rôle du tribunal des conflits. En effet cette juridiction, instituée par la loi du 24 mai 1872, est chargée de trancher les conflits dattributions et les conflits de décision entre les deux ordres de juridiction, judiciaire et administratif par application de larticle 34 du décret du 26 octobre 1849 modifié. Ainsi le professeur Pacteau a qualifié le tribunal des conflits de capitaine qui « conduit, guide et oriente les procès parmi les méandres de la ligne de partage des eaux entre les contentieux publics et privés... ». Il lui faut «trancher les conflits en essayant de garder le cap »
Lintérêt de cet arrêt est double car il permet dapporter de nouveaux éléments dans la jurisprudence concernant la distinction entre police administrative et police judiciaire ; en outre, il permet de voir quelle juridiction est compétente pour juger de la responsabilité de lEtat dans le cas dune faute commise par la police lors la protection dune personne. La question est donc de savoir si le tribunal Administratif de Nantes était réellement incompétent pour juger de cette affaire.
Le tribunal des conflits a utilisé un principe centenaire et une jurisprudence de la distinction entre les polices administratives et judiciaires (I) pour conclure que le but de lopération était celui de la police administrative (II)
Sommaire
- La jurisprudence nationale dans le domaine de la distinction entre police judiciaire et police administrative
- Le principe de séparation des autorités administratives et judiciaires appliqué à la notion de police
- L'évolution de la jurisprudence en faveur d'une définition de la police administrative par la finalité de l'opération
- L'arrêt Mme O. ou l'élargissement de la notion d'ordre public à la protection de l'individu contre lui-même
- L'ordre public comme finalité de la police administrative
- Ordre public et protection des individus contre eux-mêmes
Conseil d'Etat, 21 décembre 2007, Centre hospitalier de Vienne - responsabilité du personnel médical
