Commentaire de larticle 49 du nouveau Code de procédure civile
Date de publication :
12/10/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le principe de l'extension de competence
- La compétence du juge
- L'extension de la compétence
- La limite au principe de l'extension de competence
- La compétence exclusive d'une autre juridiction
- La portée de la limite
Résumé :
Le principe qui se résume par l'adage : « Le juge de l'action est le juge de l'exception » peut être désigné comme le principe de l'extension légale de compétence. Il est régi par les articles 49 à 52 du NPC.
Le principe de l'extension de compétence posé par ces articles permet à la fois de simplifier et de rationaliser la procédure. Il simplifie la procédure car il permet aux parties de soumettre leur entier litige à la même juridiction plutôt qu'à plusieurs. Il rationalise ensuite la procédure car il permet au juge saisi de connaître de l'ensemble des demandes et défenses d'une même affaire, ce qui lui permet d'avoir une vision globale de celle-ci. On évite ainsi que des décisions incompatibles soient rendues sur des questions connexes. Pour autant, on assiste depuis le milieu du XXe siècle, à un phénomène qui répond à d'autres problèmes, mais qui semble difficilement conciliable avec le principe de l'extension de compétence du juge. Il s'agit de la spécialisation des juges. En effet, on assiste à une multiplication des spécialisations des juges au sein des juridictions, mais également et surtout à une multiplication des juges spécialisés, c'est-à-dire des juges uniques. Cette spécialisation est en toute logique accompagnée d'une exclusivité de la compétence de ces juges. Dès lors, les compétences exclusives se multipliant, le principe de l'extension de compétence trouve de moins en moins à s'appliquer. Est-ce dire pour autant que la bonne justice et la bonne administration de la justice sont amoindries par ce phénomène ? Rien n'est moins sûr. En effet, la spécialisation des juges répond à une nécessité de perfectionnement de leur compétence pour augmenter la qualité des décisions rendues. Tout est alors une question de mesure. Le principe de l'extension de compétence paraît, tout comme la spécialisation des juges qui vient en limiter la portée, nécessaire.
Les objectifs de bonne justice et de bonne administration de la justice ne pourront donc être atteints que si le principe de l'extension de compétence est maintenu (I), et que les limites de son application sont contenues (II).
Le principe de l'extension de compétence posé par ces articles permet à la fois de simplifier et de rationaliser la procédure. Il simplifie la procédure car il permet aux parties de soumettre leur entier litige à la même juridiction plutôt qu'à plusieurs. Il rationalise ensuite la procédure car il permet au juge saisi de connaître de l'ensemble des demandes et défenses d'une même affaire, ce qui lui permet d'avoir une vision globale de celle-ci. On évite ainsi que des décisions incompatibles soient rendues sur des questions connexes. Pour autant, on assiste depuis le milieu du XXe siècle, à un phénomène qui répond à d'autres problèmes, mais qui semble difficilement conciliable avec le principe de l'extension de compétence du juge. Il s'agit de la spécialisation des juges. En effet, on assiste à une multiplication des spécialisations des juges au sein des juridictions, mais également et surtout à une multiplication des juges spécialisés, c'est-à-dire des juges uniques. Cette spécialisation est en toute logique accompagnée d'une exclusivité de la compétence de ces juges. Dès lors, les compétences exclusives se multipliant, le principe de l'extension de compétence trouve de moins en moins à s'appliquer. Est-ce dire pour autant que la bonne justice et la bonne administration de la justice sont amoindries par ce phénomène ? Rien n'est moins sûr. En effet, la spécialisation des juges répond à une nécessité de perfectionnement de leur compétence pour augmenter la qualité des décisions rendues. Tout est alors une question de mesure. Le principe de l'extension de compétence paraît, tout comme la spécialisation des juges qui vient en limiter la portée, nécessaire.
Les objectifs de bonne justice et de bonne administration de la justice ne pourront donc être atteints que si le principe de l'extension de compétence est maintenu (I), et que les limites de son application sont contenues (II).
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