Commentaire : Chambre commerciale, 24 novembre 1998
Date de publication :
05/06/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
3 pages
Sommaire :
Sommaire
- Un comportement positif inhérent à l'obligation de loyauté
- L'obligation de loyauté impliquant des « mesures concrètes de la part du mandant »
- Des « mesures concrètes » rappelant le devoir de coopération
- Une conception large du devoir de loyauté : conséquence du développement de la jurisprudence en matière de bonne foi
- L'extension de la jurisprudence concernant le contrat de distribution à celui du mandat
- La sanction du manquement à l'obligation de loyauté dans un mandat : la résiliation
Résumé :
Ainsi, l'arrêt de la chambre commerciale de la Cour de cassation en date du 24 novembre 1998, concerne l'obligation de loyauté, et plus particulièrement, l'obligation de mettre son cocontractant en mesure d'exécuter le contrat.
En l'espèce, des sociétés commerciales ont confié, par un contrat d'agence commerciale, la représentation exclusive de leurs produits auprès des importateurs, grossistes et détaillants de l'Océan Indien, à un mandataire (agissant pour le compte des sociétés). Des difficultés sont ensuite intervenues pour cet agent qui devait faire face à la concurrence directe de centrales d'achats qui s'approvisionnaient en métropole. C'est la raison pour laquelle, le mandataire avait demandé l'application de la clause résolutoire ainsi que la résiliation du contrat dans son premier moyen. Celui-ci est rejeté par la Cour d'appel.
L'intérêt de cet arrêt porte sur le quatrième moyen qui vise l'obligation de loyauté et celle pour le mandant (les sociétés) de mettre l'agent commercial en mesure d'exécuter le contrat.
Ce moyen est également rejeté par la Cour d'appel.
Ainsi, la question posée aux magistrats de la Cour de cassation, était celle de savoir si l'absence de mesures concrètes pour permettre à son cocontractant d'exécuter correctement le contrat était constitutive d'un manquement à l'exécution loyale de celui-ci par le mandant.
La chambre commerciale casse l'arrêt d'appel, et énonce ainsi que manque à son obligation de loyauté et à celle de mettre le mandataire en mesure d'exécuter son mandat le mandant qui n'a pas pris des mesures concrètes pour permettre à son mandataire de pratiquer des prix concurrentiels.
Dès lors, il apparaît à la lecture de cet arrêt que l'obligation de loyauté implique nécessairement un comportement « positif » de la part du mandant (I), dénotant ainsi une conception large de ce devoir (II).
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