Commentaire comparé : Cour de Cass., 28 mars 2000 et Cour de Cass. 7 mars 2006

Date de publication :

10/09/2007

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

4 pages

Niveau :

avancé

Consulté :

28 fois

Avis client :

non évalué

Validé par :

le comité Oboulo.com

Sommaire :

 
 

Sommaire Commentaire comparé : Cour de Cass., 28 mars 2000 et Cour de Cass. 7 mars 2006 Sommaire

 
  1. L'absence d'un contrat réel dans le prêt consenti par un professionnel du crédit
    1. La fin de l'existence d'un contrat de prêt réel
    2. La naissance d'un contrat de prêt reposant sur « l'accord de volonté » des parties
  2. La présence d'un contrat réel dans le prêt non consenti par un professionnel du crédit
    1. Un complément jurisprudentiel énoncé
    2. La détermination de la nature du contrat critiquable

Résumé :

« Le prêt de consommation est un contrat par lequel l'une des parties livre à l'autre une certaine quantité de choses qui se consomment par l'usage, à la charge par cette dernière de lui en rendre autant de même espèce et qualité » : article 1892 du Code civil.

Dans un arrêt du 28 mars 2000, la cour de cassation se prononce sur la nature d'un contrat de prêt consenti par un professionnel du crédit.
Un contrat de vente a été conclu. L'acheteur a contracté un prêt auprès d'un établissement de crédit qui s'est engagé à verser directement le montant du prêt à la société venderesse lorsque cette dernière l'informerait de la livraison de la chose achetée. Pour ce faire, l'acheteur devait souscrire à une assurance-vie. Ceci a été fait et le bon de livraison a été remis. Or, avant la remise de ce bon, l'acheteur est mort.
Il y a alors eu contestation sur la qualité du matériel livré et le prêteur n'a pas voulu verser le montant du prêt à la venderesse
Les héritiers de l'acheteur ont assigné la venderesse en résiliation de la vente et le prêteur en condamnation du versement du montant du prêt.

La cour d'appel dans son arrêt du 1er octobre 1997 a fait droit à la demande des héritiers.
L'établissement de crédit a formé un pourvoi en cassation aux moyens que le contrat de prêt ne s'était pas formé, qu'il était conclu intuitu personae et que donc sans remise des fonds à l'emprunteur, l'engagement du prêteur ne pouvait être « qu'une promesse de prêt dont l'inexécution ne pouvait donner lieu qu'à des dommages-intérêts ».

Il s'agit de savoir si le contrat portant sur un prêt consenti par un professionnel du crédit a un caractère réel.

La cour de cassation dans son arrêt du 28 mars 2000 a prononcé un revirement de jurisprudence et complété la jurisprudence de 1998. Elle a rejeté le pourvoi au motif que « le prêt consenti par un professionnel du crédit n'est pas un contrat réel ».

A la suite de cet arrêt, s'est posée la question de savoir si cette jurisprudence devait s'entendre a contrario ou par analogie. L'arrêt du 7 mars 2006 y a répondu.

L'arrêt du 7 mars 2006 complète l'arrêt de 2000.
En l'espèce, un contrat de prêt a été conclu entre deux personnes. Le prêteur a assigné « l'emprunteuse » en remboursement des sommes d'argent prêtées.

La cour d'appel de Versailles dans son arrêt du 12 septembre 2002 a rejeté la demande du prêteur.
Le prêteur a formé un pourvoi en cassation aux motifs que si la cause de l'engagement du débiteur n'est pas prouvée le contrat de prêt est valable et que ce dernier est un contrat réel en ce qu'il suppose la remise de la chose pour exister.
Il s'agit de savoir si le contrat portant sur un prêt consenti par un non-professionnel du crédit a un caractère réel.

La cour de cassation dans son arrêt du 7 mars 2006 énonce que « le prêt qui n'est pas consenti par un établissement de crédit est un contrat réel qui suppose la remise d'une chose ». Dès lors, en l'absence de preuve du versement des sommes d'argent, le contrat ne peut être considéré comme existant par les juges.

Il s'agira d'après les deux espèces de déterminer le caractère du contrat de prêt suivant que ce dernier est consenti par un professionnel du crédit ou par un non-professionnel du crédit. Il s'agit dans les deux espèces de contrat de prêt de consommation.

S'il y a absence d'un contrat réel dans le prêt consenti par un professionnel du crédit (I) il y a présence d'un contrat réel dans le prêt non consenti par un professionnel du crédit (II).

Les internautes ont également acheté :

La nature juridique du contrat de prêt

Exposé  |  28/12/2007   |  fr  |  .doc  |  3 pages

Commentaire d'arrêt de Civ. 1e 28 mars 2000

Commentaire d'arrêt  |  07/08/2002   |  fr  |  .doc  |  4 pages

Commentaire d'arrêt de la Cour de Cassation, Civ., 1ère, 28 mars 2000

Commentaire d'arrêt  |  11/12/2006   |  fr  |  .doc  |  6 pages

Commentaire d'arrêt : Cass. Civ. 1ère, 28 Mars 2000. Sté UFB Locabail c/ M. Bermond et autre

Commentaire d'arrêt  |  11/05/2006   |  fr  |  .doc  |  6 pages

Voir docs similaires : Droit civil

2
 
Le renvoi en matière de succession immobilière

Exposé  |  22/03/2007   |  fr  |  .doc  |  26 pages

4
 
Les sommes versées au salarié lors de son licenciement

Mémoire  |  17/10/2006   |  fr  |  .doc  |  94 pages

5
 
L'image des biens

Mémoire  |  11/09/2009   |  fr  |  .doc  |  59 pages

Dernières nouveautés dans la catégorie : Droit civil

1
 
La réforme des tutelles

Exposé  |  06/11/2009   |  fr  |  .doc  |  6 pages

2
 
Intérêt et qualité à agir : cas pratiques

Exposé  |  06/11/2009   |  fr  |  .doc  |  5 pages

3
 
La notion d'action en justice : l'article 30 du Nouveau Code de Procédure Civile

Commentaire de texte  |  06/11/2009   |  fr  |  .doc  |  3 pages

4
 
La condition d'intérêt pour agir

Exposé  |  06/11/2009   |  fr  |  .doc  |  5 pages

5
 
L'entreprise et la responsabilité délictuelle

Fiche  |  05/11/2009   |  fr  |  .doc  |  7 pages

A propos de l'auteur :

pencil image Christelle G. étudiante
Niveau :Avancé Etude suivie : Droit civil Ecole, université : Paris II - Panthéon-Assas

Du même auteur :

La validité des clauses de non-concurrence

Exposé  |  13/10/2009  |  fr  |  .doc  |  5 pages

De la tutelle administrative au contrôle de légalité

Exposé  |  13/10/2009  |  fr  |  .doc  |  3 pages

Le déploiement des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) dans la procédure civile et pénale

Mémoire  |  13/10/2009  |  fr  |  .pdf  |  62 pages