Commentaire composé. « Lokis », Mérimée pp. 210-211. « Il prit son fusil […] si fort qu’il se réveilla »

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Document français : Commentaire composé. « Lokis », Mérimée pp. 210-211. « Il prit son fusil […] si fort qu’il se réveilla » français
 
exposé
publié le 15/12/2006
 
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niveau : grand public
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Résumé Commentaire composé. « Lokis », Mérimée pp. 210-211. « Il prit son fusil […] si fort qu’il se réveilla » Résumé

 
 
Le thème de la « Bête humaine » ne concerne pas qu’une œuvre de Zola, d’autres l’ont traité, chacun avec une originalité, une approche qui lui est propre : Balzac (« Un passion dans le désert »), Flaubert (« La légende de Saint Julien l’Hospitalier »), et Mérimée dont nous nous intéressons ici à l’apport au thème. Prosper Mérimée est un écrivain, historien, archéologue français du XIXème siècle. Ethnologue à ses heures, il s’intéresse de près au folklore et aux légendes, c’est ainsi qu’il écrit en 1869 « lokis », nouvelle inspirée d’une légende lithuanienne, reprenant de nombreux écrits dont ceux de Mickiewicz (son texte sur le paradis originel animal, d’où l’ours s’est par mégarde échappé). « lokis » raconte l’histoire d’un homme, le comte Szémioth, dont la mère a été enlevée par un ours avant de lui donner naissance. De nombreux indices laissés par Mérimée dans le texte laissent à penser que le comte est un être mi-homme mi-ours, mais jamais Mérimée ne le dit explicitement, il laisse le lecteur interpréter. Le comte et le professeur Wittembach, qui raconte l’histoire, se sont rendus au château de Dowghielly, ils passent la soirée avec Iulka (presque fiancée au comte) et restent dormir là bas, tous deux dans la même chambre. C’est là que commence l’extrait que nous allons étudier : le comte range ses armes dans une armoire et confie faire cela car il a failli tuer un homme dans un accès de somnambulisme, puis il s'endort et parle dans son sommeil, prononce des paroles inquiétantes, incohérentes, et se réveille après avoir mordu son coussin. Il précède un dialogue sur la dualité de l’homme et les origines du comte (sa mère est folle) : ce discours est amorcé par notre extrait, qui en oriente la lecture. L’enjeu de cette étude est de trouver les procédés auxquels recourt Mérimée afin de suggérer la bestialité du comte, sans toutefois trancher. Comment le point de vue du professeur joue-t-il avec la subjectivité afin de semer des indices ? En quoi le comportement du comte est une révélation de sa nature et une préfiguration de la fin tragique de la nouvelle ? Enfin, en quoi les données mythologiques, folkloriques et religieuses nourrissent-t-elle cette ambiguïté, orientent-elles la lecture ?
 
 

Sommaire Commentaire composé. « Lokis », Mérimée pp. 210-211. « Il prit son fusil […] si fort qu’il se réveilla » Sommaire

 
  1. La narration subjective du professeur
  2. La dualité de l'homme
  3. Un texte nourri de références
 
 
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