Commentaire de Gaius, IV, 148-150
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exposé
publié le 06/07/2007
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niveau : expert
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Résumé
La notion juridique de propriété et ses principales caractéristiques (droit duser, jouir et disposer de la chose dune manière exclusive) ont toujours été problématiques dès lors quelles se sont trouvées confrontées à dautres droits. Ainsi pour prendre le simple exemple dun immeuble, la propriété peut coexister avec un bail, la possession peut être séparée de la propriété, le terrain et les constructions peuvent procéder dorigines différentes. Autant de dissociations qui sont sources de conflits.
Cet aspect de la propriété a traditionnellement fait lobjet de nombreuses études comme en attestent les écrits de gaius dans son uvre magistrale, les Institutiones, (que la doctrine moderne traduit tant bien que mal par Institutes). gaius a exercé une influence majeure sur la pensée juridique même si pendant un moment il a semblé être ignoré par ses contemporains. Il a fallu attendre la loi des citations du code Théodosien pour que son talent soit reconnu au même titre que Paul, Ulpien ou Papinien. Cette uvre qui aborde le droit privé romain dans son ensemble est incontestablement unique pour deux raisons. Effectivement elle est lune des seules à nous être parvenue dans sa version originale (à savoir sans les retouches de Justinien au travers de sa Compilation) et surtout elle aborde de manière originale pour lépoque le sujet (les quatre livres du traité répondent à la maxime suivante « Tout le droit que nous utilisons se rapporte aux personnes, aux choses, aux actions »).
La quatrième partie du traité concerne directement lobjet de notre recherche puisquelle traite des actions et expose le système processuel romain.
Ainsi les fragments 148 à 150 abordent plus précisément les actions relatives au droit de propriété, ce que gaius nomme uti possidetis et utrubi, à savoir les interdits possessoires du Droit romain. Linterdit utrubi concernant les biens meubles et linterdit uti possidetis les biens immeubles. Lensemble des juristes romains saccorde à démontrer que ces interdits ont été conçus pour bien distinguer la possession de la propriété. Ces deux notions trouvent très souvent à sentrecroiser: on peut être le possesseur sans être le propriétaire, on peut être le propriétaire sans être le possesseur ou on peut être les deux.
Deux rôles majeurs transparaissent dans lutilisation faite de ces interdits: un rôle conservatoire afin de conserver la possession en faisant cesser un trouble et un rôle récupérateur afin de recouvrir la possession perdue (conséquence immédiate de la grande souplesse de la procédure romaine).
Quel sort a alors réservé lHistoire aux interdits de la notion de possession dégagés par les préteurs?
Traditionnellement, il est usage danalyser les éléments de fait fondateurs desdits principes afin que leurs esprits soient mieux compris (I), avant détudier leur faiblesse les vouant ainsi à leur perte (II).
Cet aspect de la propriété a traditionnellement fait lobjet de nombreuses études comme en attestent les écrits de gaius dans son uvre magistrale, les Institutiones, (que la doctrine moderne traduit tant bien que mal par Institutes). gaius a exercé une influence majeure sur la pensée juridique même si pendant un moment il a semblé être ignoré par ses contemporains. Il a fallu attendre la loi des citations du code Théodosien pour que son talent soit reconnu au même titre que Paul, Ulpien ou Papinien. Cette uvre qui aborde le droit privé romain dans son ensemble est incontestablement unique pour deux raisons. Effectivement elle est lune des seules à nous être parvenue dans sa version originale (à savoir sans les retouches de Justinien au travers de sa Compilation) et surtout elle aborde de manière originale pour lépoque le sujet (les quatre livres du traité répondent à la maxime suivante « Tout le droit que nous utilisons se rapporte aux personnes, aux choses, aux actions »).
La quatrième partie du traité concerne directement lobjet de notre recherche puisquelle traite des actions et expose le système processuel romain.
Ainsi les fragments 148 à 150 abordent plus précisément les actions relatives au droit de propriété, ce que gaius nomme uti possidetis et utrubi, à savoir les interdits possessoires du Droit romain. Linterdit utrubi concernant les biens meubles et linterdit uti possidetis les biens immeubles. Lensemble des juristes romains saccorde à démontrer que ces interdits ont été conçus pour bien distinguer la possession de la propriété. Ces deux notions trouvent très souvent à sentrecroiser: on peut être le possesseur sans être le propriétaire, on peut être le propriétaire sans être le possesseur ou on peut être les deux.
Deux rôles majeurs transparaissent dans lutilisation faite de ces interdits: un rôle conservatoire afin de conserver la possession en faisant cesser un trouble et un rôle récupérateur afin de recouvrir la possession perdue (conséquence immédiate de la grande souplesse de la procédure romaine).
Quel sort a alors réservé lHistoire aux interdits de la notion de possession dégagés par les préteurs?
Traditionnellement, il est usage danalyser les éléments de fait fondateurs desdits principes afin que leurs esprits soient mieux compris (I), avant détudier leur faiblesse les vouant ainsi à leur perte (II).
Sommaire
- La possession : point de rencontre du fait et du droit
- Dualisme de la notion de possession
- La distinction entre possesseur et propriétaire : la création de deux interdits
- L'évolution des caractéristiques des principes dégagés par les préteurs
- Les vices de la possession
- Les conditions de délai
