Commentaire de texte : Lettre pastorale de Lefranc de Pompignan aux curés de son diocèse du 15 juillet 1788
Sommaire
- Critiques de la monarchie
- Les parlementaires
- Les Lumières
- Le bas clergé
- Légitimation des pouvoirs du roi
- Le roi : lieutenant de Dieu
- Motivations humaines naturelles
- L'héritage des premiers Chrétiens
- Promotion de l'utilité sociale de l'Eglise de France
- Evite les égarements de l'Eglise romaine
- Rôle des ecclésiastiques
- Unité des Chrétiens autour du roi
Résumé de l'exposé
[...] De plus, Lefranc de Pompignan fait référence aux égarements qu’a connu la papauté entre les VIIème et Xème siècles jusqu’à la reprise en main des institutions papales avec la réforme grégorienne aux lignes 89 à 92 : Mais ce n’ont été là que des éblouissements passagers, au milieu desquels la saine Doctrine s’est constamment maintenue. Ce sont des tâches dont la postérité a rougi, et qu’elle a effacées A côté de cette période sombre, d’après l’auteur, le Royaume de France est resté fidèle au Message divin. [...]
[...] Il reste cependant conscient de la difficulté de la tâche, notamment lorsqu’il met en garde les curés de son diocèse aux lignes 174 à 177 : tout ce qui porte une empreinte de faction et de cabale, est encore plus sévèrement proscrit par l’évangile que par les lois politiques Nous pouvons y voir ici une véritable crainte de voir la société française se désagréger, voir l’unité des Chrétiens se dissoudre, pervertis par toutes les volontés diverses de transformer le régime. Enfin, c’est la raison pour laquelle il leur recommande de se montrer prudents afin que les instructions du roi n’aigrifient pas les esprits (l.167). Dans sa lettre adressée aux curés de son diocèse, Monseigneur de Pompignan fait preuve d’une indéfectible loyauté au roi Louis XVI et demande à ses destinataires d’en faire autant au nom du christianisme. L’alliance entre l’Eglise et l’Etat est sérieusement remise en cause si le roi perd [...]
[...] Lefranc de Pompignan nous dit qu’il n’est pas plus permis de vouloir faire dépendre la Couronne (c'est-à-dire le pouvoir temporel) du consentement National (sous-entendu les parlements seulement) que d’une autre forme de dépendance humaine ; ici il veut montrer que le roi tient son pouvoir de Dieu et de personne d’autre. Il légitime d’ailleurs ses propos par des décisions juridiques des parlements antérieurs, qui condamnaient des écrits racontant que la puissance souveraine a été confiée au roi par la Nation et que celle-ci est en droit de la reprendre. [...]
[...] I - Critiques de la monarchie Les parlementaires Dans sa lettre, Lefranc de Pompignan fait allusion aux contestations que souffre la monarchie du royaume qu’il qualifie d’ esprit de mécontentement et de murmure (l.82-83). Il dénigre ainsi les contestataires en utilisant par ces termes, qui étaient à l’époque associés aux idées de conjuration, de complot. Tout d’abord, il parle des parlementaires qui veulent accaparer le pouvoir temporel du roi. Il reproche ainsi une erreur de la part de certaines personnes qui avancent l’idée que le Peuple et la Nation [se mettent] à la place d’une puissance ecclésiastique (l.105-106). [...]
- Niveau
- Avancé
- Etude suivie
- histoire...
- Ecole, université
- Université...
- Date de publication
- 26/03/2007
- Langue
- français
- Format
- .doc
- Type
- exposé
- Nombre de pages
- 6 pages
- Niveau
- avancé
- Consulté
- 0 fois
- Validé par
- le comité Oboulo.com