Commentaire de texte: Platon, Les lois, livre I, prologue et 1 (624a-626b)
Date de publication :
15/03/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le citoyen n'a-t-il pas un sentiment de guerre perpétuelle, ce qui semble l'opposé de la cité idéale ?
- Clinias prétend qu'avoir le dessus à la guerre est la condition première de toute prétention d'une cité
- Comment Platon, pour qui la philosophie politique est inséparable de la philosophie morale, pourra-t-il accepter que le seul rôle du législateur soit de tout calculer en vue de la guerre ?
Résumé :
Communément, la fin législative est d'établir les conditions de possibilités de la vie commune des hommes. Mais l'on sait que le pouvoir légiférant contient la possibilité d'abus, surtout lorsqu'il est détenu par un seul ou quelques individus. Selon le schéma platonicien, la monarchie ou l'aristocratie deviennent alors tyrannie ou plutocratie. Mais cette vie commune n'a-t-elle pas toujours une orientation, une finalité, relative au bien ? Quel est pour platon le caractère propre à une institution légale excellente ? Dans Les lois, au tout début du livre un, trois personnages s'entretiennent sur la route qui part Cnossos, qui est la capitale de la Crète, la ville de Minos, pour aller visiter dans la montagne de Dictè l'antre où Zeus fut nourri par des abeilles et le temple qui lui a été consacré. Chemin faisant, l'Athénien met la conversation sur les lois de Minos et de Lycurgue. Dans le prologue, Clinias, qui vit à Cnosse, et Mégillos qui vit à Lacédémone, ont la certitude que l'agencement des lois de leur cité remonte à Dieu. Mais pour quelle raison ? Est-ce de par leur excellence ? Mais l'on pourrait en définitive se demander quel est le caractère fondamentalement paradigmatique de ces législations. Si donc la législation de Minos a été inspirée par un dieu, il faut croire que Minos n'a pas eu en vue le courage seul, mais aussi toutes les espèces de vertu.
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