La communication de crise dans l'affaire Kerviel
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étude de cas
publié le 28/08/2008
avis client : non évalué
niveau : grand public
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Résumé
Dans les années 1970, le groupe pop anglais Supertramp se demandait « Crisis ? What crisis ». Aujourdhui, cest à peu près la même chanson quentonnent les dirigeants de la Société Générale, évidemment très soucieux de faire oublier laffaire kerviel.
Un discours qui contraste franchement avec londe de choc quavaient déclenchée les déclarations du président du groupe, Daniel Bouton, le 24 janvier, qui annonçait une perte record de 7,1 milliards deuros, dont 4,82 milliards imputables à la fraude dun seul trader qui aurait créé « une véritable entreprise dans lentreprise. » Du jamais vu dans lhistoire de la finance internationale : fraude et parfum de scandale sans précédent dans lequel un seul homme est accusé par létablissement. Cet homme, cest Jérôme kerviel, un employé de 31 ans, génie de linformatique qui aurait déjoué tous les systèmes de contrôle. Pour la Société générale, réputée pour ces systèmes de contrôle de contrôle et sa solidité financière, cest un véritable séisme, financier évidemment mais aussi en terme dimage, puisque le groupe se vantait dêtre la banque préférée des Français.
Toutefois, force est de constater que près de 4 mois après ce scandale qui a fait sérieusement vaciller la Société Générale, et trembler lédifice de la finance globalisée, le soufflé médiatique est retombé. Daniel Bouton, dont la tête était réclamée à la fois par lElysée et par les médias, a réussi à se maintenir et à remettre sa banque dans le sens de la marche, en soffrant même la banque russe Rosbank au passage, premier réseau de détail privé du pays.
Un discours qui contraste franchement avec londe de choc quavaient déclenchée les déclarations du président du groupe, Daniel Bouton, le 24 janvier, qui annonçait une perte record de 7,1 milliards deuros, dont 4,82 milliards imputables à la fraude dun seul trader qui aurait créé « une véritable entreprise dans lentreprise. » Du jamais vu dans lhistoire de la finance internationale : fraude et parfum de scandale sans précédent dans lequel un seul homme est accusé par létablissement. Cet homme, cest Jérôme kerviel, un employé de 31 ans, génie de linformatique qui aurait déjoué tous les systèmes de contrôle. Pour la Société générale, réputée pour ces systèmes de contrôle de contrôle et sa solidité financière, cest un véritable séisme, financier évidemment mais aussi en terme dimage, puisque le groupe se vantait dêtre la banque préférée des Français.
Toutefois, force est de constater que près de 4 mois après ce scandale qui a fait sérieusement vaciller la Société Générale, et trembler lédifice de la finance globalisée, le soufflé médiatique est retombé. Daniel Bouton, dont la tête était réclamée à la fois par lElysée et par les médias, a réussi à se maintenir et à remettre sa banque dans le sens de la marche, en soffrant même la banque russe Rosbank au passage, premier réseau de détail privé du pays.
Sommaire
- Détecter la crise
- Anticiper pour maîtriser
- Avoir toujours un coup d'avance
- Raconter une belle histoire
- Faire claquer des images fortes
- De la transparence, mais pas de reconnaissance
- Donner des gages et des symboles
