« Principaux indicateurs des 2 pays. Comparaison de la filière orange en Afrique du Sud et au Brésil. Environnement macro-économique de la filière. ...» Extrait du document
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marketing
étude de marché
publié le
05/10/2007
évaluation : non évalué
niveau : expert
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La production mondiale dagrumes sest élevée pour la saison 2003/2004 à 93.5 millions de tonnes ce qui classe ce groupe de produits en tête de la production fruitière mondiale. Cinq pays dominent le secteur productif : le Brésil, les Etats-Unis, la Chine, le Mexique et lEspagne. Le paysage agrumicole mondial se divise en deux grandes zones : la Méditerranée domine le marché du frais, et le Brésil et les Etats-Unis celui du jus.
Le Brésil, premier producteur dagrumes au monde, est aussi le premier producteur et exportateur de jus dorange. En effet 82 % du jus dorange consommé dans le monde provient du Brésil. Ce pays, 5ème plus grand de la planète par sa superficie peut prétendre dici à 10 ans à devenir le premier producteur agricole mondial.
Mais outre ces grands leaders, il existe aussi dautres pays grands producteurs dagrumes. Tel est le cas de lAfrique du Sud, qui en 2004 produisait 2 % dagrumes dans le monde, et le 3ème exportateur mondial dagrumes. Cette production a dailleurs progressé de près de 45 % durant les 15 dernières années, pour atteindre 1,5 million de tonnes en 2005 dont 1 million doranges. Cette forte croissance de production est intimement liée à laugmentation des exportations vers lUnion européenne et les Etats-Unis depuis la fin de lapartheid.
Dans cette étude, nous cherchons à comprendre ce qui a amené la filière agrume à évoluer différemment dans 2 pays en voie de développement, et à imaginer les scénarios possibles dans le futur. Ainsi dans un premier temps nous étudierons le contexte macro-économique de lAfrique du Sud et du Brésil, puis nous comparerons la filière agrume dans léconomie de chacun de ces 2 pays pour enfin conclure sur les perspectives et les scénarios possibles de chacune de ces filières.
Le Brésil, premier producteur dagrumes au monde, est aussi le premier producteur et exportateur de jus dorange. En effet 82 % du jus dorange consommé dans le monde provient du Brésil. Ce pays, 5ème plus grand de la planète par sa superficie peut prétendre dici à 10 ans à devenir le premier producteur agricole mondial.
Mais outre ces grands leaders, il existe aussi dautres pays grands producteurs dagrumes. Tel est le cas de lAfrique du Sud, qui en 2004 produisait 2 % dagrumes dans le monde, et le 3ème exportateur mondial dagrumes. Cette production a dailleurs progressé de près de 45 % durant les 15 dernières années, pour atteindre 1,5 million de tonnes en 2005 dont 1 million doranges. Cette forte croissance de production est intimement liée à laugmentation des exportations vers lUnion européenne et les Etats-Unis depuis la fin de lapartheid.
Dans cette étude, nous cherchons à comprendre ce qui a amené la filière agrume à évoluer différemment dans 2 pays en voie de développement, et à imaginer les scénarios possibles dans le futur. Ainsi dans un premier temps nous étudierons le contexte macro-économique de lAfrique du Sud et du Brésil, puis nous comparerons la filière agrume dans léconomie de chacun de ces 2 pays pour enfin conclure sur les perspectives et les scénarios possibles de chacune de ces filières.
Sommaire
- Présentation macroéconomique de l'Afrique du Sud et du Brésil
- Etat politico-économique général des 2 pays
- Etat social des pays
- Principaux indicateurs des 2 pays
- Comparaison de la filière orange en Afrique du Sud et au Brésil
- Environnement macro-économique de la filière
- Choix stratégiques de chaque pays dans cette filière
- Place de la filière dans l'économie de chaque pays
- Organisation de la filière dans chaque pays
- Explication de la bifurcation des deux pays
- Hypothèses et perspectives d'avenir : les scénarios à envisager
« aval sont amenes `a diminuer avec la maturite de la filiere. 1 sucre, 1 cafe, 1 jus d'orange et 1 pas fournir aux consommateurs d'outil de comparaison avec d ...» Extrait du document
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stratégie
étude de cas
publié le
04/01/2008
évaluation : non évalué
niveau : expert
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« Alter Eco est une société anonyme créée en 1999 ayant pour objet l'importation et la distribution de produits et services du commerce équitable ». A l'initiative de Tristan Lecomte, un jeune diplômé d'HEC embauché chez l'Oréal à l'époque, Alter Eco voit le jour dans une optique assez particulière quasiment révolutionnaire : faire du commerce Nord-Sud, c'est à dire entre les pays développés et les pays en développement, non plus le lieu de l'exploitation des ressources par le marché, mais plutôt une plate forme d'échanges basés sur la juste répartition des revenus des produits vendus.
L'entreprise est ambitieuse. Elle suppose, outre le fait de consacrer un temps laborieux à la recherche des filières susceptibles de générer de la valeur et de trouver les producteurs qui pourraient contracter avec ce projet audacieux, de se confronter à une industrie de l'agroalimentaire en France et par extension d'autres pays du Nord carnassière. En effet, ce marché, très concurrentiel, ne fait pas de cadeaux aux nouveaux entrants, obligés de se plier à des standards de prix toujours plus bas.
Qu'importe la difficulté, Alter Eco se monte peu à peu une armature solide, et oblige les acteurs du commerce équitable et de l'agroalimentaire à compter avec elle.
Tristan Lecomte clôt le rapport d'activité sur ces mots: « Nous échangeons beaucoup plus que des produits avec nos partenaires. Nous partageons avec eux des idées, nos passions pour les produits et pour un monde plus juste. Mais aussi une vision holistique de la consommation et du métier de producteur et de commerçant, une même dimension spirituelle (en ce sens pas matérialiste) de notre métier, qui nous définit dans notre rapport à l'autre et, plus largement, au monde ».
C'est parce que nous nous trouvons à la croisée des chemins dans l'histoire de la consommation, et parce que des entreprises telles qu'Alter Eco osent prendre un risque en espérant chambouler les lois du marché et les mentalités des consommateurs que nous nous sommes intéressées à ce sujet. Alter Eco présente, dans sa stratégie, de nombreux points dignes d'être relevés. Nous proposons donc, après avoir replacé dans son contexte la création de l'entreprise, d'exposer la stratégie d'Alter Eco avant de montrer à quels défis futurs l'entreprise est confrontée.
L'entreprise est ambitieuse. Elle suppose, outre le fait de consacrer un temps laborieux à la recherche des filières susceptibles de générer de la valeur et de trouver les producteurs qui pourraient contracter avec ce projet audacieux, de se confronter à une industrie de l'agroalimentaire en France et par extension d'autres pays du Nord carnassière. En effet, ce marché, très concurrentiel, ne fait pas de cadeaux aux nouveaux entrants, obligés de se plier à des standards de prix toujours plus bas.
Qu'importe la difficulté, Alter Eco se monte peu à peu une armature solide, et oblige les acteurs du commerce équitable et de l'agroalimentaire à compter avec elle.
Tristan Lecomte clôt le rapport d'activité sur ces mots: « Nous échangeons beaucoup plus que des produits avec nos partenaires. Nous partageons avec eux des idées, nos passions pour les produits et pour un monde plus juste. Mais aussi une vision holistique de la consommation et du métier de producteur et de commerçant, une même dimension spirituelle (en ce sens pas matérialiste) de notre métier, qui nous définit dans notre rapport à l'autre et, plus largement, au monde ».
C'est parce que nous nous trouvons à la croisée des chemins dans l'histoire de la consommation, et parce que des entreprises telles qu'Alter Eco osent prendre un risque en espérant chambouler les lois du marché et les mentalités des consommateurs que nous nous sommes intéressées à ce sujet. Alter Eco présente, dans sa stratégie, de nombreux points dignes d'être relevés. Nous proposons donc, après avoir replacé dans son contexte la création de l'entreprise, d'exposer la stratégie d'Alter Eco avant de montrer à quels défis futurs l'entreprise est confrontée.
Sommaire
- La création d'Alter Eco
- Le contexte de développement commerce équitable
- Le fonctionnement d'Alter Eco
- La stratégie d'Alter Eco
- Stratégie générique : une différenciation vers le haut (sophistication)
- La volonté d'être un acteur mondial du commerce équitable
- Une multiplication des canaux de distribution
- Une position de standard et le verrouillage du marché
- Les nouveaux défis
- Les défis en interne
- Alter Eco, objet de polémiques
- Alter Eco face à la mutation de l'environnement concurrentiel
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« importe du café du Mexique par une filière de commerce le café torréfié et café en paquet - Comparaison entre café la banane et le jus d'orange, le miel ...» Extrait du document
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économie
mémoire
publié le
10/10/2006
évaluation : 
niveau : expert
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56% de la population vit actuellement dans la pauvreté : 3 milliards de personnes vivent avec moins de 2,1 euros par jour. Tels sont les chiffres alarmants récemment publiés par la Banque Mondiale dans son enquête menée sur 10 ans. La mondialisation comme la production ont accru les déséquilibres tant entre pays riches et pauvres quà lintérieur des pays mêmes. Les petits producteurs et artisans du sud restent soumis à une pression sauvage de plus en plus forte des lois du commerce. Dans ces conditions, un petit paysan ou artisan ne peut vivre dignement de son travail.
Il existe une autre manière de faire du commerce, une autre manière de consommer. Depuis quelques années, le commerce équitable simpose comme étant une alternative efficace aux lois du marché économique classiques, notamment pour réduire les inégalités et redonner à lhomme sa place dans les échanges commerciaux internationaux. Visant à établir un rapport déchanges satisfaisant pour tous, du producteur au consommateur, le commerce équitable simpose et semble inévitable.
Mais quest vraiment le commerce équitable? En quoi consiste ce mouvement qui a le vent en poupe? Pouvons-nous, consommateurs occidentaux, modifier les conditions de vie des petits producteurs exploités à lautre bout de la chaîne ? Comment le mouvement du commerce équitable entend-il combattre ces inégalités ?
Afin de vous rendre compte le mieux possible de la notion de commerce équitable, le dossier sera ordonné de la façon suivante :
Après une large présentation du concept de commerce équitable, de son histoire et de ses acteurs ; nous exposerons, dans une seconde partie, les produits phares de celui-ci, en développant le cas du café et de la banane. Enfin, nous terminerons ce dossier par lexposé des enjeux et des soutiens dont bénéficie le commerce équitable ainsi que les critiques quil subit.
Ceci nous amènera à nous poser la question suivante : le commerce équitable est-il vraiment équitable ?
Il existe une autre manière de faire du commerce, une autre manière de consommer. Depuis quelques années, le commerce équitable simpose comme étant une alternative efficace aux lois du marché économique classiques, notamment pour réduire les inégalités et redonner à lhomme sa place dans les échanges commerciaux internationaux. Visant à établir un rapport déchanges satisfaisant pour tous, du producteur au consommateur, le commerce équitable simpose et semble inévitable.
Mais quest vraiment le commerce équitable? En quoi consiste ce mouvement qui a le vent en poupe? Pouvons-nous, consommateurs occidentaux, modifier les conditions de vie des petits producteurs exploités à lautre bout de la chaîne ? Comment le mouvement du commerce équitable entend-il combattre ces inégalités ?
Afin de vous rendre compte le mieux possible de la notion de commerce équitable, le dossier sera ordonné de la façon suivante :
Après une large présentation du concept de commerce équitable, de son histoire et de ses acteurs ; nous exposerons, dans une seconde partie, les produits phares de celui-ci, en développant le cas du café et de la banane. Enfin, nous terminerons ce dossier par lexposé des enjeux et des soutiens dont bénéficie le commerce équitable ainsi que les critiques quil subit.
Ceci nous amènera à nous poser la question suivante : le commerce équitable est-il vraiment équitable ?
Sommaire
- Definition du commerce equitable
- Explication
- Historique du commerce équitable
- Les acteurs du commerce équitable
- Les labels : organismes de certification équitable
- Les produits phares du commerce équitable
- Le café labellisé
- Les bananes labellisées
- Le commerce équitable est_il réellement équitable ?
- Les enjeux du commerce équitable
- Le consumérisme et les consommateurs au cur du système
- Les critiques au commerce équitable : 10 objections et leurs réparties
- Acheter equitable : la philosophie du consommateur
- L'association « artisans du monde »
- Le système de distribution du commerce équitable
- Les actions clés du commerce équitable
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« il n'existe pas de filière industrielle de de partenariat avec l'opérateur Orange pour bâtir 900 Comparaison des différents concurrents d'Accor Louvre ...» Extrait du document
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stratégie
étude de cas
publié le
26/01/2007
évaluation : 
niveau : avancé
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Le groupe Accor est aujourdhui le leader européen du secteur hôtelier qui, fort de 20000 établissements, représente plus de 475 000 chambres. Accor est, qui plus est, une multinationale du tourisme puisquil est présent dans 142 pays, emploie plus de 168 500. Présent dans lhôtellerie, la restauration, les services, Accor est un groupe florissant dans le secteur du tourisme. De plus, les activités de voyage et les casinos viennent compléter cette offre unique dans l'univers du loisir et du tourisme. Implantée dans de nombreux pays, loffre de services de Accor vise à concilier les exigences de productivité des entreprises et des collectivités avec les aspirations de leurs salariés en matière de bien-être et de confort.
Or lannée 2001, marquée par la récession aux Etats-Unis, une croissance ralentie en Europe et le traumatisme des attentats du 11 septembre à été lune des plus difficiles que le monde du tourisme ait eu à traverser. Et pourtant, dans cette situation exceptionnelle, le niveau de résultats dAccor démontre lefficacité dune stratégie de croissance durable et équilibrée, caractérisée par une très bonne maîtrise des risques.
Pourtant, 2002 a de nouveau apporté la preuve de la pertinence du modèle économique dAccor : la répartition équilibrée des activités entre ses différents métiers sur les cinq continents, dune part, ladaptation des modes de gestion des hôtels à la situation de chaque pays, dautre part, lui a permis de mieux résister à la crise que ses grands concurrents internationaux.
En définitive, « assurer la croissance durable et rentable de lentreprise » constitue le socle de lengagement dAccor au quotidien.
Or lannée 2001, marquée par la récession aux Etats-Unis, une croissance ralentie en Europe et le traumatisme des attentats du 11 septembre à été lune des plus difficiles que le monde du tourisme ait eu à traverser. Et pourtant, dans cette situation exceptionnelle, le niveau de résultats dAccor démontre lefficacité dune stratégie de croissance durable et équilibrée, caractérisée par une très bonne maîtrise des risques.
Pourtant, 2002 a de nouveau apporté la preuve de la pertinence du modèle économique dAccor : la répartition équilibrée des activités entre ses différents métiers sur les cinq continents, dune part, ladaptation des modes de gestion des hôtels à la situation de chaque pays, dautre part, lui a permis de mieux résister à la crise que ses grands concurrents internationaux.
En définitive, « assurer la croissance durable et rentable de lentreprise » constitue le socle de lengagement dAccor au quotidien.
Sommaire
- Diagnostic interne
- Caractéristiques du groupe Accor
- Stratégies du groupe
- Diagnostic externe
- Caractéristiques du secteur
- Diagnostic externe
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La Responsabilité Sociale de l'Entreprise (RSE): outil stratégique de communication et de marketing. L'exemple de Carrefour
« Le resultat de cette comparaison avec la concurrence est label AB (biscuits, jus d'orange, lait, confiture approvisionnement, des 2000, d'une filiere tracee en ...» Extrait du document
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marketing
étude de cas
publié le
03/04/2008
évaluation : non évalué
niveau : avancé
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La dégradation des conditions sociales et écologiques du développement industriel a fait émerger de fortes revendications mais aussi de nouvelles pratiques pour les acteurs économiques, sociaux et politiques : la responsabilité sociale de lentreprise (RSE) est à la croisée de ces exigences.
Elle est effectivement devenue un thème incontournable, porté à la fois par la
société civile, les gouvernements, les grands organismes internationaux et les entreprises elles-mêmes. Loin dêtre univoque, ce souci de réarticuler les moyens économiques aux finalités humaines, sociales et environnementales est traversé par des tensions entre plusieurs conceptions du rôle et des formes de contrôle des firmes internationales dans ces domaines. Plus largement, cest la place de ces dernières et le sens de leurs actions dans la société globale qui est en jeu comme en témoignent les débats de plus en plus vifs autour de ces questions.
Pour notre analyse qui concerne la RSE au niveau de la communication et du marketing nous avons trouvé intéressant détudier le cas de Carrefour, qui est engagé depuis plusieurs années dans une démarche responsable. Carrefour est la deuxième chaîne mondiale dhypermarchés. Côté en bourse (CAC 40), elle a connu dans les dernières années une forte internationalisation et compte de nombreux magasins à travers le monde.
Elle est effectivement devenue un thème incontournable, porté à la fois par la
société civile, les gouvernements, les grands organismes internationaux et les entreprises elles-mêmes. Loin dêtre univoque, ce souci de réarticuler les moyens économiques aux finalités humaines, sociales et environnementales est traversé par des tensions entre plusieurs conceptions du rôle et des formes de contrôle des firmes internationales dans ces domaines. Plus largement, cest la place de ces dernières et le sens de leurs actions dans la société globale qui est en jeu comme en témoignent les débats de plus en plus vifs autour de ces questions.
Pour notre analyse qui concerne la RSE au niveau de la communication et du marketing nous avons trouvé intéressant détudier le cas de Carrefour, qui est engagé depuis plusieurs années dans une démarche responsable. Carrefour est la deuxième chaîne mondiale dhypermarchés. Côté en bourse (CAC 40), elle a connu dans les dernières années une forte internationalisation et compte de nombreux magasins à travers le monde.
Sommaire
- La RSE et la communication
- Les raisons de l'engagement de l'entreprise dans la RSE
- Pourquoi Carrefour communique telle sur l'engagement RSE ?
- Les outils de communication de Carrefour
- Les effets pervers de communication RSE
- La RSE : outil stratégique de vente ?
- Les réponses aux attentes des consommateurs
- Comment la RSE s'intègre dans la démarche marketing globale
- Les actions RSE menées dans le cadre de la politique marketing de Carrefour
- Les résultats et les limites
Le repositionnement géostratégique des Etats-Unis en Asie Centrale au moment de la guerre en Afghanistan (2001)
« En comparaison, la voie afghane permet aux Etats 19 décembre 2004, la principale filière du groupe ancien allié de la « révolution orange » de décembre ...» Extrait du document
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relations internationales
mémoire
publié le
18/04/2007
évaluation : non évalué
niveau : grand public
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Avec les attentats du 11 septembre 2001 perpétrés contre les tours jumelles du World Trade Center et le Pentagone, une page de lhistoire mondiale vient dêtre tournée et le monde se trouva projeté dans une nouvelle ère, celle du terrorisme international. Selon les médias américains, lhistoire est désormais divisée suivant un avant- et un après-11 septembre. Les Etats-Unis ne tardent pas à riposter. Lopération Liberté Immuable est lancée dès le 7 octobre 2001. Bien que cet acte terroriste ait été décrit comme sans précédent, il est tout de même raisonnable dinscrire cet événement singulier dans un contexte historique précis, à savoir les événements de 1979. Deux événements importants permettent de mieux comprendre laction des Etats-Unis en réponse aux attentats : la prise en otage de lambassade américaine à Téhéran et linvasion soviétique de lAfghanistan. A un peu plus dun mois dintervalle, ces deux événements vont bouleverser lordre mondial et le mettre en péril.
La prise en otage marque le début de la révolution islamique iranienne. A cette occasion, des étudiants prennent lambassade des Etats-Unis et son personnel en otage. Cela durera 444 jours. Au travers de cela, lIran signifie très nettement son opposition aux Etats-Unis. Cette relation conflictuelle irano-américaine prévaut toujours à lheure actuelle mais il est important de préciser que cela ne fut pas toujours le cas. En 1973, à loccasion dun entretien avec un journaliste, le Chah dIran déclarait volontiers que « lEurope Occidentale, les Etats-Unis et le Japon considèrent le Golfe comme faisant partie intégrante de leur sécurité. Cest pourquoi nous le faisons pour eux . La doctrine Nixon dit que les Etats-Unis aideront ceux qui saident eux-mêmes. Cest ce que nous faisons ». De son côté, le président Carter affirmait que le Chah exprimait les mêmes convictions que lAmérique sur la question des droits de lhomme. Les relations établies entre les deux pays étaient bonnes. A titre dexemple, plus de 45 000 conseillers américains travaillaient en Iran avant la révolution iranienne. Les ventes darmes en provenance des Etats-Unis et à destination du régime iranien saccomplissaient sous des hospices plus que favorables. En effet, la crise pétrolière de 1973-1974 a quadruplé les revenus pétroliers de lIran : « A partir de cette date, le budget militaire iranien est monté de près de 50% et ses commandes darmement ont dépassé lensemble de celles des pays arabes dans la même période ». Même après le vendredi noir qui a vu la répression par la violence dun soulèvement populaire à Téhéran, les Etats-Unis se montraient encore disposés à approuver la vente à lIran « de 31 chasseurs F-4 E supplémentaires, 1 000 missiles Shirke, dune valeur totale de 455,4 millions de dollars. La livraison était prévue pour mai 1980 ».
Si dans les années 1970, les Etats-Unis cherchent à entretenir avec lIran une relation de coopération, cest essentiellement dû à la dimension stratégique de ce dernier.
La prise en otage marque le début de la révolution islamique iranienne. A cette occasion, des étudiants prennent lambassade des Etats-Unis et son personnel en otage. Cela durera 444 jours. Au travers de cela, lIran signifie très nettement son opposition aux Etats-Unis. Cette relation conflictuelle irano-américaine prévaut toujours à lheure actuelle mais il est important de préciser que cela ne fut pas toujours le cas. En 1973, à loccasion dun entretien avec un journaliste, le Chah dIran déclarait volontiers que « lEurope Occidentale, les Etats-Unis et le Japon considèrent le Golfe comme faisant partie intégrante de leur sécurité. Cest pourquoi nous le faisons pour eux . La doctrine Nixon dit que les Etats-Unis aideront ceux qui saident eux-mêmes. Cest ce que nous faisons ». De son côté, le président Carter affirmait que le Chah exprimait les mêmes convictions que lAmérique sur la question des droits de lhomme. Les relations établies entre les deux pays étaient bonnes. A titre dexemple, plus de 45 000 conseillers américains travaillaient en Iran avant la révolution iranienne. Les ventes darmes en provenance des Etats-Unis et à destination du régime iranien saccomplissaient sous des hospices plus que favorables. En effet, la crise pétrolière de 1973-1974 a quadruplé les revenus pétroliers de lIran : « A partir de cette date, le budget militaire iranien est monté de près de 50% et ses commandes darmement ont dépassé lensemble de celles des pays arabes dans la même période ». Même après le vendredi noir qui a vu la répression par la violence dun soulèvement populaire à Téhéran, les Etats-Unis se montraient encore disposés à approuver la vente à lIran « de 31 chasseurs F-4 E supplémentaires, 1 000 missiles Shirke, dune valeur totale de 455,4 millions de dollars. La livraison était prévue pour mai 1980 ».
Si dans les années 1970, les Etats-Unis cherchent à entretenir avec lIran une relation de coopération, cest essentiellement dû à la dimension stratégique de ce dernier.
Sommaire
- L'Asie centrale et le nouveau « Grand jeu »
- Les enjeux stratégiques de l'Asie centrale
- Le nouveau « Grand jeu » pétrolier
- Le repositionnement géostratégique des Etats-Unis
- Histoire, politique, terrorisme et pétrole
- La mise en pratique de la politique étrangère américaine en Asie centrale
- Stabilisation de l'Asie centrale et confinement des puissances voisines
- « Bilan » provisoire du repositionnement américain et les risques encourus pour la nation américaine
- Les résultats de la politique américaine
- La politique étrangère américaine vue par les musulmans
- Multilatéralisme et coopération internationale
« pharmaceutiques qui avaient intente un proces contre l'Afrique du Sud sous pretexte qu'il Leur cout reste cependant encore eleve en comparaison aux energies ...» Extrait du document
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management - organisation
mémoire
publié le
16/05/2008
évaluation : non évalué
niveau : expert
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Il semble que le thème de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE), dans le cadre du développement durable, est à la mode aussi bien auprès des managers et au sein même des entreprises, quauprès des pouvoirs publics et des législateurs. En effet, il ne se passe pas une semaine sans que les thèmes de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, des règles déontologiques de l'entreprise, des codes de bonne conduite ou des chartes éthiques ne soient abordés dans notre quotidien.
La RSE vient en effet sajouter à de nombreux autres concepts tels lentreprise citoyenne, le management sociétal, éthique, des affaires qui renvoient plus ou moins à une même idée : lentreprise doit être considérée comme une institution sociale dont les activités sinscrivent dans la vie citoyenne et qui, à ce titre, est responsable vis-à-vis de tous les acteurs qui composent la société. Lexpression « entreprise responsable » a largement été utilisée par le passé tout dabord dans le cadre dune première conception au début des années 1990 par le Centre des jeunes dirigeants sous le vocable « entreprises citoyennes », puis quelques années plus tard avec lémergence de la responsabilité dite sociale et environnementale. Alors nouvelle utopie ou simple mode de management éphémère ? Il semblerait que le succès de cette thématique ne soit pas vraiment dû au hasard.
En effet, nos sociétés modernes sont à la recherche de nouveaux repères face aux bouleversements quelles connaissent : mondialisation et globalisation des marchés financiers, menaces sur les ressources écologiques, innovations technologiques, développement de linformation grâce aux Nouvelles Technologies de lInformation et de la Communication (NTIC), etc. Le thème de Responsabilité sociale fait par ailleurs écho à lévolution de la manière dont est réparti le pouvoir au sein même de nos sociétés : augmentation du pouvoir des grandes firmes multinationales, diminution de celui de nos institutions publiques, développement dune économie financière en parallèle de celle économique, accentuation de la dualité planétaire entre pays industrialisés et pays en développement Il savère en fait que la performance économique ne conduit pas nécessairement au bien-être de la société et au progrès social puisquelle peut entraîner - la société a pu le constater - une destruction de lenvironnement, une insécurité au niveau du travail et une discrimination vis-à-vis de certains groupes sociaux. Après la génération de pensée linéaire qui prévalait jusque dans les années 1970, la pensée systémique, qui visait à modéliser les interactions sans toucher aux allocations de ressources, sest développée au cours des trente dernières années. Celle qui semble émerger aujourdhui est poussée par lapproche du développement durable et demeure dune nature globale.
Le développement de la notion de RSE reflète donc une certaine volonté de définir de nouvelles règles économiques, sociales et écologiques, permettant une meilleure cohabitation entre les acteurs de la société. La RSE apparaît depuis quelques temps comme un enjeu des relations internationales, du fait quelle est le théâtre defforts de construction de normes quun acteur majeur de la mondialisation, lentreprise, et plus particulièrement la firme multinationale, est invitée à respecter. Le droit international définit un ensemble de règles qui simposent aux Etats et lobjectif des négociations sur la RSE est leur application. Laffaire Enron, et quelques autres, ont souligné les dangers que peut représenter laffaiblissement du contrôle public alors que ce type dacteur dispose de pouvoirs considérables dans les domaines du commerce, de linvestissement, de lemploi, de lenvironnement, et de marges daction dangereuses en matière de délinquance financière et de corruption. De plus, ce pouvoir est aussi économique et sexerce en particulier au travers des délocalisations et de la pression exercée sur certains gouvernements...
Si le concept de RSE est dorigine anglo-saxonne (Corporate Social Responsability), il correspond à des pratiques largement partagées dans le monde de lentreprise mais qui ne forment pas une doctrine unique, la culture entrepreneuriale étant elle-même variable dun pays à lautre. Ainsi le mot « social » a-t-il un sens beaucoup plus large en anglais quen français : « sociétal » en est une traduction plus exacte. Trois dimensions sont généralement mises en avant : lorganisation interne de lentreprise et ses relations avec ses partenaires (qualité et transparence du management et de la relation aux actionnaires et à la clientèle), lenvironnement et les relations sociales.
Le Livre Vert de lUnion européenne sur ce sujet propose pour définition : « Lintégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et à leurs relations avec toutes les parties prenantes internes et externes (actionnaires, personnels, clients, fournisseurs et partenaires, collectivités humaines...), et ce, afin de satisfaire pleinement aux obligations juridiques applicables et dinvestir dans le capital humain et lenvironnement. »
La conception française précise cette définition par lobligation pour tout acteur économique et social de respecter plus précisément les quatre principes fondamentaux de lhomme au travail définis par la déclaration de lOIT de 1998 (liberté syndicale et de représentation, interdiction du travail forcé, non discrimination et élimination du travail des enfants), ainsi que les obligations créées par les traités internationaux relatifs à lenvironnement, et par la convention sur la lutte contre la corruption des agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales de lOCDE. Il sy ajoute la réaffirmation de la hiérarchie de lespace juridique international, telle que le droit public a le primat sur le droit privé, et une attention toute particulière pour le dialogue social.
Toutefois, certains souhaitent apporter un bémol à la définition de la RSE établie par le Livre Vert de lUnion européenne. En effet, la RSE ne peut vraisemblablement pas être réduite à une démarche optionnelle même si les représentants du Medef voire de lUE lont définit comme telle. Volontaire certes, car elle nécessite une implication décidée par lentreprise. Mais les entreprises ne se découvrent pas responsables soudainement et par charité ou simple obligation morale. En effet, nous pouvons considérer que malgré tout elles y sont amenées sous limpulsion des règlementations publiques et de la menace de leur durcissement, mais aussi sous la pression de relais dopinion et dune meilleure connaissance des dégâts causés par lactivité économique. Les entreprises sy engagent également dans un intérêt bien spécifique : lentreprise responsable devient un facteur de différentiation qualitative pour les consommateurs et les investisseurs. Elle permet danticiper les contestations multiples dune activité et surtout de limiter les risques de réputation. Lécologiquement et le socialement responsable fait vendre. En effet, ils peuvent créer de nouveaux marchés technologiques ou de consommation.
Ainsi, la Responsabilité sociale des entreprises peut être définie, dune manière plus générale, comme lapplication par les entreprises des contraintes et opportunités du développement durable. Contraintes car mettre en place un développement durable reste difficile, long et coûteux, opportunités car la prise en compte du développement durable offre des débouchés de marché et savère être un facteur davantage concurrentiel. Mais comment définir alors le développement durable ?
Le « développement durable » est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur lenvironnement et le développement (Commission Brundtland), « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de " besoins ", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient daccorder la plus grande priorité, et lidée des limitations que létat de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de lenvironnement à répondre aux besoins actuels et à venir. » (Rapport Brundtland). L'environnement est en effet apparu à partir des années 1970 (cf. annexe 1) comme un patrimoine essentiel à transmettre aux générations futures et le philosophe Hans Jonas a exprimé cette préoccupation dans son livre Le Principe responsabilité (1979).
Au Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro en 1992, la définition Brundtland, axée prioritairement sur la préservation de l'environnement et la consommation prudente des ressources naturelles non renouvelables, sera modifiée par la définition des « trois piliers » qui doivent être conciliés dans une perspective de développement durable : le progrès économique, la justice sociale et la préservation de l'environnement.
Un avenir soutenable ne peut se concevoir en épuisant les ressources de la planète et en dévastant le capital humain qui non seulement conditionne la qualité de la production, mais aujourdhui la capacité à innover et la valeur « immatérielle » de lentreprise. Et non, le développement durable ne semble pas se résumer à la simple superposition des trois termes de léquation. Cest leur articulation et le difficile équilibre à trouver qui sont en question. Il sagit de veiller à ce quaucun des trois piliers ne lemporte et que la satisfaction dune exigence du développement durable ne soit pas nuisible aux autres. Ceci impose donc des arbitrages.
Les pays développés (souvent appelés pays du Nord) ont pris conscience depuis les années 1970 que leur prospérité est basée sur l'utilisation intensive des ressources naturelles, et que par conséquent, outre l'économique et le social, un troisième aspect a été négligé : celui de l'environnement. Il est maintenant évident que le modèle de développement occidental n'est pas viable sur le plan environnemental, ce modèle ne permettant pas de durer et de se développer : changement climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre, pollutions, destruction d'écosystèmes, altération inestimable de la biodiversité, raréfaction des énergies fossiles et des matières premières sont autant de failles environnementales induites par notre système économique capitaliste. De plus, au problème de viabilité environnementale s'ajoute un problème d'équité : il est à craindre que le souhait d'évolution des pays en développement (souvent appelés pays du Sud) vers un état de prospérité similaire, édifié sur des principes équivalents, n'implique une dégradation encore plus importante de la biosphère.
Dans ce contexte, les entreprises ont un rôle non négligeable à jouer dans le pari du développement durable. La part de responsabilité qui leur incombe consiste à conjuguer performance économique et responsabilité afin de contribuer au « contrat déquilibre », une responsabilité dont elles ne sauraient sextraire sous peine dexclusion à plus ou moins court terme. Cette contribution fonde en effet leur « utilité », leur légitimité. Le développement durable porte ainsi la conscience de lentreprise et en oriente le sens, donc la stratégie. Certains dirigeants dentreprises lont aujourdhui compris : les stratégies quils vont mener vont influencer la réputation et la survie de lentreprise. Linterdépendance mondiale à laquelle nous nous ouvrons rend cette dépendance à la fois plus intense et plus critique. En même temps, ils doivent aussi rendre compte de leurs résultats financiers à leurs actionnaires. Or prendre en considération le développement durable et pratiquer des politiques responsables a un coût. Néanmoins, la justification dune stratégie de Responsabilité sociale trouve aisément ses sources dans le fait que les meilleurs résultats des entreprises sur le long terme seront assurés par celles qui apporteront quelque chose de plus, des valeurs, du sens, et une responsabilité vis-à-vis des populations et des générations futures.
Ainsi, il serait pertinent de se demander comment les entreprises peuvent parvenir à pratiquer des stratégies efficaces intégrant le développement durable. La question majeure revient à comprendre dans quelle mesure la responsabilité sociale des entreprises peut aujourdhui, et dans un contexte de mondialisation, répondre aux exigences du développement durable.
La question soulevée nest pas simple. Nous savons que le développement durable, au-delà de la conciliation des trois piliers et des échelles de décision, manifeste une demande de démocratie participative et une contestation des effets néfastes de la mondialisation. Cest ce que tente de traduire tant bien que mal la théorie des « stakeholders » ou théorie dite des « parties prenantes ». Les parties prenantes incarnent ceux qui exercent une influence sur lentreprise ou qui sont influencé par elle, en opposition aux « shareholders » qui partagent une partie de la valeur de lentreprise, autrement dit les actionnaires. Ainsi, les parties prenantes englobent aussi bien les salariés que les fournisseurs, les clients, les représentants politiques et les représentants de la société civile telles les grandes ONG ou les associations de riverains. Le constat est quune pression multiforme sexerce de manière croissante, sans que lentreprise parvienne à canaliser cette mouvance.
Nous verrons dans un premier temps que la responsabilité sociale est ainsi sollicitée pour répondre à de nouvelles contraintes auxquelles doivent désormais faire face les entreprises. En effet, le changement climatique, lévolution peu favorable des besoins énergétiques et la raréfaction des ressources sont à prendre durgence en considération afin déviter des désastres environnementaux inéluctables. A cela sajoute une pression considérable de la société civile, qui, dans une ère mondialisée, nhésite plus à dénoncer ouvertement les comportements non responsables, notamment ceux des grandes multinationales, que ce soit aussi bien au niveau social quenvironnemental. Les Organisation Non Gouvernementales (ONG) apparaissent alors comme le principal moteur de la revendication dune responsabilité sociale. Lentreprise a du mal à les identifier, mais une chose est certaine, elles disposent dun poids qui peut aisément briser limage dune marque peu éthique. Enfin, répondre à ces défis nécessitera pour les entreprises denvisager des innovations technologiques ou organisationnelles beaucoup plus radicales que par le passé, et donc beaucoup plus coûteuses. Cette contrainte, une fois prise en compte, permettra grâce aux innovations une différenciation qualitative et louverture de nouveaux marchés plus « verts ».
Mais adopter une stratégie de responsabilité sociale soulève des barrières que lentreprise devra surmonter coûte que coûte. En effet, nous verrons que de telles pratiques restent difficiles en mettre en oeuvre pour lheure. Nous aborderons donc dans un deuxième temps le soutien timide du consommateur et tenterons de comprendre pourquoi la consomaction éprouve encore des difficultés à émerger. Nous nous pencherons ensuite sur lencadrement de la RSE par des institutions multilatérales qui veillent au respect du développement durable mais qui nalimentent pas assez le cadre directeur dune politique de responsabilité sociale efficace, et enfin le rôle des institutions européennes entre opportunité et contrainte de développement durable.
La RSE vient en effet sajouter à de nombreux autres concepts tels lentreprise citoyenne, le management sociétal, éthique, des affaires qui renvoient plus ou moins à une même idée : lentreprise doit être considérée comme une institution sociale dont les activités sinscrivent dans la vie citoyenne et qui, à ce titre, est responsable vis-à-vis de tous les acteurs qui composent la société. Lexpression « entreprise responsable » a largement été utilisée par le passé tout dabord dans le cadre dune première conception au début des années 1990 par le Centre des jeunes dirigeants sous le vocable « entreprises citoyennes », puis quelques années plus tard avec lémergence de la responsabilité dite sociale et environnementale. Alors nouvelle utopie ou simple mode de management éphémère ? Il semblerait que le succès de cette thématique ne soit pas vraiment dû au hasard.
En effet, nos sociétés modernes sont à la recherche de nouveaux repères face aux bouleversements quelles connaissent : mondialisation et globalisation des marchés financiers, menaces sur les ressources écologiques, innovations technologiques, développement de linformation grâce aux Nouvelles Technologies de lInformation et de la Communication (NTIC), etc. Le thème de Responsabilité sociale fait par ailleurs écho à lévolution de la manière dont est réparti le pouvoir au sein même de nos sociétés : augmentation du pouvoir des grandes firmes multinationales, diminution de celui de nos institutions publiques, développement dune économie financière en parallèle de celle économique, accentuation de la dualité planétaire entre pays industrialisés et pays en développement Il savère en fait que la performance économique ne conduit pas nécessairement au bien-être de la société et au progrès social puisquelle peut entraîner - la société a pu le constater - une destruction de lenvironnement, une insécurité au niveau du travail et une discrimination vis-à-vis de certains groupes sociaux. Après la génération de pensée linéaire qui prévalait jusque dans les années 1970, la pensée systémique, qui visait à modéliser les interactions sans toucher aux allocations de ressources, sest développée au cours des trente dernières années. Celle qui semble émerger aujourdhui est poussée par lapproche du développement durable et demeure dune nature globale.
Le développement de la notion de RSE reflète donc une certaine volonté de définir de nouvelles règles économiques, sociales et écologiques, permettant une meilleure cohabitation entre les acteurs de la société. La RSE apparaît depuis quelques temps comme un enjeu des relations internationales, du fait quelle est le théâtre defforts de construction de normes quun acteur majeur de la mondialisation, lentreprise, et plus particulièrement la firme multinationale, est invitée à respecter. Le droit international définit un ensemble de règles qui simposent aux Etats et lobjectif des négociations sur la RSE est leur application. Laffaire Enron, et quelques autres, ont souligné les dangers que peut représenter laffaiblissement du contrôle public alors que ce type dacteur dispose de pouvoirs considérables dans les domaines du commerce, de linvestissement, de lemploi, de lenvironnement, et de marges daction dangereuses en matière de délinquance financière et de corruption. De plus, ce pouvoir est aussi économique et sexerce en particulier au travers des délocalisations et de la pression exercée sur certains gouvernements...
Si le concept de RSE est dorigine anglo-saxonne (Corporate Social Responsability), il correspond à des pratiques largement partagées dans le monde de lentreprise mais qui ne forment pas une doctrine unique, la culture entrepreneuriale étant elle-même variable dun pays à lautre. Ainsi le mot « social » a-t-il un sens beaucoup plus large en anglais quen français : « sociétal » en est une traduction plus exacte. Trois dimensions sont généralement mises en avant : lorganisation interne de lentreprise et ses relations avec ses partenaires (qualité et transparence du management et de la relation aux actionnaires et à la clientèle), lenvironnement et les relations sociales.
Le Livre Vert de lUnion européenne sur ce sujet propose pour définition : « Lintégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et à leurs relations avec toutes les parties prenantes internes et externes (actionnaires, personnels, clients, fournisseurs et partenaires, collectivités humaines...), et ce, afin de satisfaire pleinement aux obligations juridiques applicables et dinvestir dans le capital humain et lenvironnement. »
La conception française précise cette définition par lobligation pour tout acteur économique et social de respecter plus précisément les quatre principes fondamentaux de lhomme au travail définis par la déclaration de lOIT de 1998 (liberté syndicale et de représentation, interdiction du travail forcé, non discrimination et élimination du travail des enfants), ainsi que les obligations créées par les traités internationaux relatifs à lenvironnement, et par la convention sur la lutte contre la corruption des agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales de lOCDE. Il sy ajoute la réaffirmation de la hiérarchie de lespace juridique international, telle que le droit public a le primat sur le droit privé, et une attention toute particulière pour le dialogue social.
Toutefois, certains souhaitent apporter un bémol à la définition de la RSE établie par le Livre Vert de lUnion européenne. En effet, la RSE ne peut vraisemblablement pas être réduite à une démarche optionnelle même si les représentants du Medef voire de lUE lont définit comme telle. Volontaire certes, car elle nécessite une implication décidée par lentreprise. Mais les entreprises ne se découvrent pas responsables soudainement et par charité ou simple obligation morale. En effet, nous pouvons considérer que malgré tout elles y sont amenées sous limpulsion des règlementations publiques et de la menace de leur durcissement, mais aussi sous la pression de relais dopinion et dune meilleure connaissance des dégâts causés par lactivité économique. Les entreprises sy engagent également dans un intérêt bien spécifique : lentreprise responsable devient un facteur de différentiation qualitative pour les consommateurs et les investisseurs. Elle permet danticiper les contestations multiples dune activité et surtout de limiter les risques de réputation. Lécologiquement et le socialement responsable fait vendre. En effet, ils peuvent créer de nouveaux marchés technologiques ou de consommation.
Ainsi, la Responsabilité sociale des entreprises peut être définie, dune manière plus générale, comme lapplication par les entreprises des contraintes et opportunités du développement durable. Contraintes car mettre en place un développement durable reste difficile, long et coûteux, opportunités car la prise en compte du développement durable offre des débouchés de marché et savère être un facteur davantage concurrentiel. Mais comment définir alors le développement durable ?
Le « développement durable » est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur lenvironnement et le développement (Commission Brundtland), « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de " besoins ", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient daccorder la plus grande priorité, et lidée des limitations que létat de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de lenvironnement à répondre aux besoins actuels et à venir. » (Rapport Brundtland). L'environnement est en effet apparu à partir des années 1970 (cf. annexe 1) comme un patrimoine essentiel à transmettre aux générations futures et le philosophe Hans Jonas a exprimé cette préoccupation dans son livre Le Principe responsabilité (1979).
Au Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro en 1992, la définition Brundtland, axée prioritairement sur la préservation de l'environnement et la consommation prudente des ressources naturelles non renouvelables, sera modifiée par la définition des « trois piliers » qui doivent être conciliés dans une perspective de développement durable : le progrès économique, la justice sociale et la préservation de l'environnement.
Un avenir soutenable ne peut se concevoir en épuisant les ressources de la planète et en dévastant le capital humain qui non seulement conditionne la qualité de la production, mais aujourdhui la capacité à innover et la valeur « immatérielle » de lentreprise. Et non, le développement durable ne semble pas se résumer à la simple superposition des trois termes de léquation. Cest leur articulation et le difficile équilibre à trouver qui sont en question. Il sagit de veiller à ce quaucun des trois piliers ne lemporte et que la satisfaction dune exigence du développement durable ne soit pas nuisible aux autres. Ceci impose donc des arbitrages.
Les pays développés (souvent appelés pays du Nord) ont pris conscience depuis les années 1970 que leur prospérité est basée sur l'utilisation intensive des ressources naturelles, et que par conséquent, outre l'économique et le social, un troisième aspect a été négligé : celui de l'environnement. Il est maintenant évident que le modèle de développement occidental n'est pas viable sur le plan environnemental, ce modèle ne permettant pas de durer et de se développer : changement climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre, pollutions, destruction d'écosystèmes, altération inestimable de la biodiversité, raréfaction des énergies fossiles et des matières premières sont autant de failles environnementales induites par notre système économique capitaliste. De plus, au problème de viabilité environnementale s'ajoute un problème d'équité : il est à craindre que le souhait d'évolution des pays en développement (souvent appelés pays du Sud) vers un état de prospérité similaire, édifié sur des principes équivalents, n'implique une dégradation encore plus importante de la biosphère.
Dans ce contexte, les entreprises ont un rôle non négligeable à jouer dans le pari du développement durable. La part de responsabilité qui leur incombe consiste à conjuguer performance économique et responsabilité afin de contribuer au « contrat déquilibre », une responsabilité dont elles ne sauraient sextraire sous peine dexclusion à plus ou moins court terme. Cette contribution fonde en effet leur « utilité », leur légitimité. Le développement durable porte ainsi la conscience de lentreprise et en oriente le sens, donc la stratégie. Certains dirigeants dentreprises lont aujourdhui compris : les stratégies quils vont mener vont influencer la réputation et la survie de lentreprise. Linterdépendance mondiale à laquelle nous nous ouvrons rend cette dépendance à la fois plus intense et plus critique. En même temps, ils doivent aussi rendre compte de leurs résultats financiers à leurs actionnaires. Or prendre en considération le développement durable et pratiquer des politiques responsables a un coût. Néanmoins, la justification dune stratégie de Responsabilité sociale trouve aisément ses sources dans le fait que les meilleurs résultats des entreprises sur le long terme seront assurés par celles qui apporteront quelque chose de plus, des valeurs, du sens, et une responsabilité vis-à-vis des populations et des générations futures.
Ainsi, il serait pertinent de se demander comment les entreprises peuvent parvenir à pratiquer des stratégies efficaces intégrant le développement durable. La question majeure revient à comprendre dans quelle mesure la responsabilité sociale des entreprises peut aujourdhui, et dans un contexte de mondialisation, répondre aux exigences du développement durable.
La question soulevée nest pas simple. Nous savons que le développement durable, au-delà de la conciliation des trois piliers et des échelles de décision, manifeste une demande de démocratie participative et une contestation des effets néfastes de la mondialisation. Cest ce que tente de traduire tant bien que mal la théorie des « stakeholders » ou théorie dite des « parties prenantes ». Les parties prenantes incarnent ceux qui exercent une influence sur lentreprise ou qui sont influencé par elle, en opposition aux « shareholders » qui partagent une partie de la valeur de lentreprise, autrement dit les actionnaires. Ainsi, les parties prenantes englobent aussi bien les salariés que les fournisseurs, les clients, les représentants politiques et les représentants de la société civile telles les grandes ONG ou les associations de riverains. Le constat est quune pression multiforme sexerce de manière croissante, sans que lentreprise parvienne à canaliser cette mouvance.
Nous verrons dans un premier temps que la responsabilité sociale est ainsi sollicitée pour répondre à de nouvelles contraintes auxquelles doivent désormais faire face les entreprises. En effet, le changement climatique, lévolution peu favorable des besoins énergétiques et la raréfaction des ressources sont à prendre durgence en considération afin déviter des désastres environnementaux inéluctables. A cela sajoute une pression considérable de la société civile, qui, dans une ère mondialisée, nhésite plus à dénoncer ouvertement les comportements non responsables, notamment ceux des grandes multinationales, que ce soit aussi bien au niveau social quenvironnemental. Les Organisation Non Gouvernementales (ONG) apparaissent alors comme le principal moteur de la revendication dune responsabilité sociale. Lentreprise a du mal à les identifier, mais une chose est certaine, elles disposent dun poids qui peut aisément briser limage dune marque peu éthique. Enfin, répondre à ces défis nécessitera pour les entreprises denvisager des innovations technologiques ou organisationnelles beaucoup plus radicales que par le passé, et donc beaucoup plus coûteuses. Cette contrainte, une fois prise en compte, permettra grâce aux innovations une différenciation qualitative et louverture de nouveaux marchés plus « verts ».
Mais adopter une stratégie de responsabilité sociale soulève des barrières que lentreprise devra surmonter coûte que coûte. En effet, nous verrons que de telles pratiques restent difficiles en mettre en oeuvre pour lheure. Nous aborderons donc dans un deuxième temps le soutien timide du consommateur et tenterons de comprendre pourquoi la consomaction éprouve encore des difficultés à émerger. Nous nous pencherons ensuite sur lencadrement de la RSE par des institutions multilatérales qui veillent au respect du développement durable mais qui nalimentent pas assez le cadre directeur dune politique de responsabilité sociale efficace, et enfin le rôle des institutions européennes entre opportunité et contrainte de développement durable.
Sommaire
- Les nouvelles contraintes auxquelles doit faire face l'entreprise
- Le changement climatique et les besoins énergétiques : deux défis que l'entreprise doit relever
- Diminuer les émissions de gaz à effet de serre : une mesure incontournable pour préserver l'environnement et protéger la planète
- Des activités économiques spécifiques qui contribuent au réchauffement climatique et menacent le développement durable
- Des besoins énergétiques encore assurés par des énergies fossiles coûteuses : un frein à la compétitivité des entreprises ?
- Des entreprises qui subissent une pression accrue de la société civile
- Une évolution notable des attitudes et des valeurs : l'exemple de la France
- Les entreprises face à la société civile et plus particulièrement aux ONG
- La consommation citoyenne « négative »
- La réponse des entreprises : l'engagement dans des innovations technologiques et organisationnelles radicales et coûteuses qui favorisent le développement durable
- La rupture technologique : une obligation vitale, mais coûteuse
- L'innovation organisationnelle ou l'avènement de l'écologie industrielle : un complément indispensable aux innovations technologiques
- La course au marché des technologies écologiques : un facteur de différentiation pour les entreprises
- Des stratégies de responsabilité sociale soutenues et encadrées, mais qui restent difficiles à mettre en place
- Un soutien timide du consommateur responsable
- Offre ou demande : à qui la faute ?
- Trop de labels tuent le label
- Le consom'acteur : un profil difficile à établir
- Des stratégies encadrées par des régulations multilatérales qui veillent au respect du développement durable
- L'avenir des régulations mondiales tant sur le plan environnemental que social
- Un nécessaire accès aux marchés industrialisés pour les pays en développement afin d'éviter les risques de dumping social et environnemental
- L'élaboration de grands principes fondamentaux à respecter
- Les institutions communautaires : contrainte ou opportunité de développement durable ?
- La stratégie compétitive européenne déterminée à Lisbonne : entre innovation, environnement et cohésion sociale
- Une incitation réglementée pour les entreprises à éco-innover et à adopter des stratégies de responsabilité sociale
- La construction sociale européenne : la voie de progression de la RSE et du développement durable ?
« de plus en plus `a controler la filiere sportive. ete enregistrees en Amerique centrale et du Sud ainsi qu La finale France-Bresil avait battu tous les records d ...» Extrait du document
€9.95
sport
mémoire
publié le
19/05/2008
évaluation : non évalué
niveau : avancé
consulté 1 fois
La télévision et le sport professionnel sont, me semble-t-il, devenus inséparables ; et nul événement sportif national et international dune certaine importance ne se conçoit désormais sans son prolongement audiovisuel ou « télévisuel ». La télévision a sans aucun doute permis au sport de se développer et inversement, lactivité sportive a « servi » le petit écran.
Lexistence de relations à la fois étroites et passionnées, mais aussi ambiguës et parfois conflictuelles entre le spectacle sportif et la télévision, semble aujourdhui une évidence. Les relations économiques entre le sport et la télévision sont basées sur une convergence dintérêts. Le sport attire la télévision en ce quil est un gisement daudience, ce que confirment les taux daudience exceptionnels réalisés par la retransmission des événements sportifs internationaux. De ce fait le sport contribue aux recettes publicitaires des chaînes de télévision dautant plus que les annonceurs sont attirés par les émissions à forte audience. En outre, les grandes manifestations sportives ont des retombées en termes dimage et de standing pour ces chaînes de télévision. Le sport est quant à lui intéressé par le petit écran à la fois parce quil offre un gisement financier de plus en plus important permettant au système sportif de se développer, mais également parce quil assure la promotion du sport.
Mais ce phénomène, également perceptible dans la plupart des pays du monde (sous des formes différentes), nest-il pas en train, par son ampleur et sa complexité, de modifier la nature même de lacte sportif ? Léthique de la compétition semble subir les effets de lordre économique qui caractérise les relations entre spectacle sportif et télévision.
Devenant un des principaux financeurs des compétitions sportives, la télévision tend à imposer ses règles et ses exigences (et/ou celles des téléspectateurs) ; du moins, elle met ceux qui veulent accéder aux images dans la position de sadapter ou danticiper des demandes en vue dêtre médiatisés. Cette dépendance croissante entre sport en tant que spectacle sportif et télévision aboutit ainsi parfois à des effets « pervers » :
hiérarchisation et développement inégal des disciplines sportives, vision déformée du sport, tendance à la « starisation » des sportifs, pression exercée sur les sports pour quils modifient leurs propres règles du jeu
En outre, lutilisation des nouvelles technologies dans la mise en scène du sport utilisation du gros plan, du ralenti, trafic de lémotion ; dans larbitrage tentation de lassistance vidéo ; et dans le virtuel habillage du spectacle sportif télévisé, publicité virtuelle semble contribuer à la fois à la construction dun genre télévisuel interactif mais également à un sport virtuel, coupé du réel et de ses racines, le réduisant alors à un produit de consommation audiovisuelle.
Le sport délite et son contenu formaté aux exigences et impératifs télévisuels seraient désormais indissociables de la culture « sport-télé »
Lexistence de relations à la fois étroites et passionnées, mais aussi ambiguës et parfois conflictuelles entre le spectacle sportif et la télévision, semble aujourdhui une évidence. Les relations économiques entre le sport et la télévision sont basées sur une convergence dintérêts. Le sport attire la télévision en ce quil est un gisement daudience, ce que confirment les taux daudience exceptionnels réalisés par la retransmission des événements sportifs internationaux. De ce fait le sport contribue aux recettes publicitaires des chaînes de télévision dautant plus que les annonceurs sont attirés par les émissions à forte audience. En outre, les grandes manifestations sportives ont des retombées en termes dimage et de standing pour ces chaînes de télévision. Le sport est quant à lui intéressé par le petit écran à la fois parce quil offre un gisement financier de plus en plus important permettant au système sportif de se développer, mais également parce quil assure la promotion du sport.
Mais ce phénomène, également perceptible dans la plupart des pays du monde (sous des formes différentes), nest-il pas en train, par son ampleur et sa complexité, de modifier la nature même de lacte sportif ? Léthique de la compétition semble subir les effets de lordre économique qui caractérise les relations entre spectacle sportif et télévision.
Devenant un des principaux financeurs des compétitions sportives, la télévision tend à imposer ses règles et ses exigences (et/ou celles des téléspectateurs) ; du moins, elle met ceux qui veulent accéder aux images dans la position de sadapter ou danticiper des demandes en vue dêtre médiatisés. Cette dépendance croissante entre sport en tant que spectacle sportif et télévision aboutit ainsi parfois à des effets « pervers » :
hiérarchisation et développement inégal des disciplines sportives, vision déformée du sport, tendance à la « starisation » des sportifs, pression exercée sur les sports pour quils modifient leurs propres règles du jeu
En outre, lutilisation des nouvelles technologies dans la mise en scène du sport utilisation du gros plan, du ralenti, trafic de lémotion ; dans larbitrage tentation de lassistance vidéo ; et dans le virtuel habillage du spectacle sportif télévisé, publicité virtuelle semble contribuer à la fois à la construction dun genre télévisuel interactif mais également à un sport virtuel, coupé du réel et de ses racines, le réduisant alors à un produit de consommation audiovisuelle.
Le sport délite et son contenu formaté aux exigences et impératifs télévisuels seraient désormais indissociables de la culture « sport-télé »
Sommaire
- Les intérêts croisés du sport et de la télévision
- Le sport : un gisement d'audience, de programmes et de recettes
- La télévision : un gisement financier et promotionnel pour le sport
- Les ambiguïtés d'une dépendance croissante
- L'organisation d'un spectacle sportif
- La hiérarchisation des disciplines sportives par la télévision
- La télévision modèle le sport en fonction de ses exigences et de ses impératifs : l'asservissement du sport à l'audience
- L'implication des nouvelles technologies dans le sport télévisé
- Le « sport-télé » : un nouveau genre télévisuel
- L'assistance vidéo : une conséquence endogène à la culture « sport-télé
« La comparaison s'arretant l`a, notamment en raison s'agit plus de relations Nord-Sud, car il surtout dans les pays arabes d'Afrique; * Humaines : parfaitement ...» Extrait du document
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stratégie
étude de cas
publié le
12/12/2007
évaluation : non évalué
niveau : avancé
consulté 8 fois
Ce début de XXIème siècle a connu de profonds changements dordre économique (et par voie de conséquence, politique notamment), au niveau mondial. On peut citer, bien entendu, la montée en puissance de la Chine. Mais aussi larrivée de lInde au rang de futur mastodonte économique, sans oublier le Brésil et, surtout, le grand retour de la Russie entre autres. La flambée des cours de matières premières, dont la Chine est le principal « responsable » en est la cause principale pour cette dernière. Le pétrole et le gaz représentent désormais clairement des enjeux politiques avant dêtre une préoccupation économique. Mais cette manne de « lor noir » a suscité dautres vocations et stratégies de la part dEtats à priori moins importants, en tout cas démographiquement. En effet, si la Russie semble se servir de ses immenses ressources naturelles, diverses et variées, pour reprendre une place prépondérante sur léchiquier diplomatique mondial, une région telle que Dubaï (en fait un émirat) a négocié depuis quelques temps une reconversion vers une économie moins dépendante de ses réserves énergétiques naturelles, faibles en ce qui la concerne, contrairement à ses voisins immédiats. Nous assistons donc depuis quelques années à la volonté dEtats, à la manière des entreprises de diversifier leurs ressources par des stratégies audacieuses, visant la prospérité et lindépendance totale à terme vis-à-vis de la rente pétrolière.
Dubaï est ainsi devenu en quelques petites années le symbole planétaire de la mondialisation, du luxe, du tourisme, des projets pharaoniques. Ceci nest pas dû au hasard, mais à la volonté dune famille, royale, et notamment dun homme, le Cheikh Al Maktoum , à la vision futuriste et ambitieuse, véritable guide de toute une nation.
A une époque où tous les médias ne cessent de relater les records de prix du pétrole, la croissance faramineuse en Chine, les incidents diplomatiques liés à lapprovisionnement en gaz de lEurope Occidentale par la Russie, comment peut-on expliquer que Dubaï, de par sa stratégie de développement, ait atteint en si peu de temps un tel degré de prospérité ?
Cest ce que nous tâcherons de démontrer, dans une première partie consacrée à létude stratégique business de la success story de Dubaï dans son ensemble, puis, dans une seconde partie, à la stratégie corporate de cette analyse. Nous finirons par une synthèse constatant létat des lieux de la manière la plus objective possible.
La relation que lon peut trouver avec dautres stratégies, non pas dentreprises classiquement, mais dEtats donc, cest-à-dire certains « concurrents » de Dubaï du Golfe Persique sur la scène internationale, est troublante.
Ainsi, notre but sera de relater, de la manière la plus exhaustive et compréhensible possible comment notamment une « entreprise familiale » a su, grâce à de maigres ressources mais des compétences certaines, faire dun « désert »une place incontournable, dans bien des domaines que lon pourra qualifier dactivités stratégiques. Il sagira ensuite den tirer un bilan, de cerner les perspectives à lavenir, mais également de trouver et cerner des exemples analogues de diversification d « Etats-entreprises ».
Il apparaît particulier de vouloir, à priori, comparer ce qui sapplique dordinaire à des entreprises, au niveau dEtats. Cest justement le but avoué que détudier des stratégies qui apparaissent clairement, à lheure de la mondialisation. Peut-être est-ce un changement dépoque, où la concurrence internationale na pas lieu quentre firmes multinationales, mais aussi entre Etats, parfois voisins directs donc, tels que lArabie Saoudite, le Qatar, le Koweït ou bien encore Bahreïn. Chacun jouant de ses atouts respectifs, mettant en avant et développant ses ressources et compétences stratégiques. En effet, les capitaux peuvent de nos jours changer de continent plusieurs fois par jour, mais, dorénavant, les hommes commencent à suivre ce même chemin. Le pic pétrolier est régulièrement annoncé prochainement. Les prix du baril ne cessent de monter, alertant sans cesse les pays consommateurs, les clients donc, sur la nécessité dune réelle indépendance vis-à-vis de « lor noir ».
Comment envisagent les Etats bénéficiant de la rente pétrolière leur avenir ? Par la diversification de leur économie ?
Dubaï représentera donc pour nous le symbole de ces nouvelles stratégies dEtats. Celui qui montrera peut-être une nouvelle voie à suivre, ou bien ne sera, à terme, quun mirage dans le désert, un phénomène de mode qui ne perdurera pas ?
Le rêve du Cheikh Al Maktoum, décédé début 2006, aboutira-t-il ? Comment sopère concrètement et au-delà des clichés habituels, la reconversion économique de ce micro Etat vers une diversification réussie ?
Dubaï est ainsi devenu en quelques petites années le symbole planétaire de la mondialisation, du luxe, du tourisme, des projets pharaoniques. Ceci nest pas dû au hasard, mais à la volonté dune famille, royale, et notamment dun homme, le Cheikh Al Maktoum , à la vision futuriste et ambitieuse, véritable guide de toute une nation.
A une époque où tous les médias ne cessent de relater les records de prix du pétrole, la croissance faramineuse en Chine, les incidents diplomatiques liés à lapprovisionnement en gaz de lEurope Occidentale par la Russie, comment peut-on expliquer que Dubaï, de par sa stratégie de développement, ait atteint en si peu de temps un tel degré de prospérité ?
Cest ce que nous tâcherons de démontrer, dans une première partie consacrée à létude stratégique business de la success story de Dubaï dans son ensemble, puis, dans une seconde partie, à la stratégie corporate de cette analyse. Nous finirons par une synthèse constatant létat des lieux de la manière la plus objective possible.
La relation que lon peut trouver avec dautres stratégies, non pas dentreprises classiquement, mais dEtats donc, cest-à-dire certains « concurrents » de Dubaï du Golfe Persique sur la scène internationale, est troublante.
Ainsi, notre but sera de relater, de la manière la plus exhaustive et compréhensible possible comment notamment une « entreprise familiale » a su, grâce à de maigres ressources mais des compétences certaines, faire dun « désert »une place incontournable, dans bien des domaines que lon pourra qualifier dactivités stratégiques. Il sagira ensuite den tirer un bilan, de cerner les perspectives à lavenir, mais également de trouver et cerner des exemples analogues de diversification d « Etats-entreprises ».
Il apparaît particulier de vouloir, à priori, comparer ce qui sapplique dordinaire à des entreprises, au niveau dEtats. Cest justement le but avoué que détudier des stratégies qui apparaissent clairement, à lheure de la mondialisation. Peut-être est-ce un changement dépoque, où la concurrence internationale na pas lieu quentre firmes multinationales, mais aussi entre Etats, parfois voisins directs donc, tels que lArabie Saoudite, le Qatar, le Koweït ou bien encore Bahreïn. Chacun jouant de ses atouts respectifs, mettant en avant et développant ses ressources et compétences stratégiques. En effet, les capitaux peuvent de nos jours changer de continent plusieurs fois par jour, mais, dorénavant, les hommes commencent à suivre ce même chemin. Le pic pétrolier est régulièrement annoncé prochainement. Les prix du baril ne cessent de monter, alertant sans cesse les pays consommateurs, les clients donc, sur la nécessité dune réelle indépendance vis-à-vis de « lor noir ».
Comment envisagent les Etats bénéficiant de la rente pétrolière leur avenir ? Par la diversification de leur économie ?
Dubaï représentera donc pour nous le symbole de ces nouvelles stratégies dEtats. Celui qui montrera peut-être une nouvelle voie à suivre, ou bien ne sera, à terme, quun mirage dans le désert, un phénomène de mode qui ne perdurera pas ?
Le rêve du Cheikh Al Maktoum, décédé début 2006, aboutira-t-il ? Comment sopère concrètement et au-delà des clichés habituels, la reconversion économique de ce micro Etat vers une diversification réussie ?
Sommaire
- Diagnostic- Business
- Présentation générale de Dubaï
- Diagnostic
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