Complices ou coauteurs ?
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exposé
publié le 15/05/2008
avis client : non évalué
niveau : expert
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Résumé
La place tenue par la responsabilité dans la société actuelle est croissante. Laugmentation du nombre dhypothèses où la responsabilité est retenue, même sans faute, en est la preuve flagrante.
Lusage linguistique courant définit la responsabilité comme lobligation pour une personne de répondre de ses actes. Elle prend ainsi différentes formes et agit dans des domaines divers. Mais la plus engageante est certainement la responsabilité pénale car elle peut aboutir au prononcé de peines privatives de liberté à lencontre de la personne. Elle est la clef de vote du droit pénal car elle détermine lapplication de la loi pénale en cas de violation de cette dernière.
Après avoir caractérisé les éléments dune infraction pénale, le juge doit déterminer la personne responsable. Les règles en la matière sont regroupées aux articles 121-1 et suivants du Code Pénal au sein du Titre 2 du Livre premier intitulé « De la responsabilité pénale ». En droit français, il existe deux façons dêtre pénalement responsable : lauteur de linfraction pénale et le complice de ce premier.
Lart 121-1 CP prévoit que « Nul nest pas pénalement responsable que de son propre fait ». Ce caractère personnel de la responsabilité pénale avait été dégagé par la Cour de Cassation dès 1859, avant dêtre consacré par le législateur en 1994.
Le Conseil Constitutionnel, dans sa décision du 2 décembre 1976, confère à ce principe une valeur constitutionnelle relative par lintermédiaire du principe de personnalité des peines. Il ne faut pas confondre ces deux principes. Le principe de la responsabilité personnelle en droit pénal implique que seule la personne reconnue coupable de linfraction pourra subir les conséquences de la répression. Pour sa part, le principe de personnalité des peines oblige le juge à individualiser chaque peine quil prononce. En reconnaissant une valeur constitutionnelle au second, le Conseil Constitutionnel ne pouvait quen faire de même pour le premier, ces deux principes étant liés.
Le principe de la responsabilité pénale personnelle exclut par nature de retenir la responsabilité pénale du seul fait dautrui et toute responsabilité pénale collective.
Lusage linguistique courant définit la responsabilité comme lobligation pour une personne de répondre de ses actes. Elle prend ainsi différentes formes et agit dans des domaines divers. Mais la plus engageante est certainement la responsabilité pénale car elle peut aboutir au prononcé de peines privatives de liberté à lencontre de la personne. Elle est la clef de vote du droit pénal car elle détermine lapplication de la loi pénale en cas de violation de cette dernière.
Après avoir caractérisé les éléments dune infraction pénale, le juge doit déterminer la personne responsable. Les règles en la matière sont regroupées aux articles 121-1 et suivants du Code Pénal au sein du Titre 2 du Livre premier intitulé « De la responsabilité pénale ». En droit français, il existe deux façons dêtre pénalement responsable : lauteur de linfraction pénale et le complice de ce premier.
Lart 121-1 CP prévoit que « Nul nest pas pénalement responsable que de son propre fait ». Ce caractère personnel de la responsabilité pénale avait été dégagé par la Cour de Cassation dès 1859, avant dêtre consacré par le législateur en 1994.
Le Conseil Constitutionnel, dans sa décision du 2 décembre 1976, confère à ce principe une valeur constitutionnelle relative par lintermédiaire du principe de personnalité des peines. Il ne faut pas confondre ces deux principes. Le principe de la responsabilité personnelle en droit pénal implique que seule la personne reconnue coupable de linfraction pourra subir les conséquences de la répression. Pour sa part, le principe de personnalité des peines oblige le juge à individualiser chaque peine quil prononce. En reconnaissant une valeur constitutionnelle au second, le Conseil Constitutionnel ne pouvait quen faire de même pour le premier, ces deux principes étant liés.
Le principe de la responsabilité pénale personnelle exclut par nature de retenir la responsabilité pénale du seul fait dautrui et toute responsabilité pénale collective.
Sommaire
- Distinction théorique claire et précise entre coauteurs et complices
- Commission de l'infraction par l'auteur ou les coauteurs
- Commission d'un acte de complicité par le complice
- Une application pratique modulée
- Interchangeabilité des notions pour une plus grande répression
- Déclin de l'intérêt de la discussion
