Compte- rendu du livre de Robert Badinter, La prison républicaine
Date de publication :
26/04/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
17 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les velléités politiques de la politique pénitentiaire
- L'univers carcéral
- Le recours à la loi pénale
- Un choix politique sans rapport avec l'amélioration des conditions pénitentiaires
- Une idéologie reposant sur l'expiation et sur l'ordre
- Le choix de la transportation et de la discrimination
Résumé :
«Rien n'est plus révélateur de la politique d'un ministre, que ses choix budgétaires ».
Et rien n'est sans doute plus vrai dans la politique pénitentiaire conduite en France de 1871 à 1914.
Le compte-rendu qui suit est issu du livre de robert badinter « La prison républicaine » (1992) dans lequel, M. badinter analyse la politique pénitentiaire qui fut menée par les gouvernements successifs du début de la IIIème République, de 1871 à 1914 comme il est dit ci-dessus.
Pendant ces quatre décennies, et quels que soient le Président du Conseil, le Ministre de l'Intérieur ou le gouvernement, les nombreux débats, rapports, propositions de lois destinées à modifier les conditions carcérales n'ont suscité que rejet ou indifférence, ou au mieux ont accouché de réformes de la Loi Pénale.
Mais M. badinter montre que toute volonté de transformation de la vie carcérale et de son objectif s'est arrêtée à la porte de la prison, système hors du système. Et cela, en contradiction stupéfiante avec les principes affichés de travail d'amendement et de réinsertion du délinquant et malgré la preuve incontestable des conditions dégradantes et pernicieuses de réclusion.
La 3ème République a enraciné des valeurs fortes dans la conscience collective : laïcité, liberté, nécessité de l'instruction scolaire, et a insufflé de nouvelles convictions comme celle que tout homme peut vouloir chercher à s'amender ou que l'enfant délinquant est aussi une victime.
Ces valeurs se retrouvent aussi bien dans une idéologie conservatrice - catholique dite de droite, que républicaine - laïque dite de gauche.
Cependant, si ces deux courants se sont opposés sur le terrain de l'utilité de la peine, la récidive, le sursis ou la libération conditionnelle, aucun n'a remis en cause l'existence même de la prison et ses pauvres moyens de fonctionnement toujours corrigés à la baisse.
Dès lors, il est permis de se demander si les velléités politiques en matière de politique pénitentiaire d'origine humaniste mais inachevées (I) ne masquent pas un choix politique inavouable, c'est-à-dire une absence de courage politique doublée de mépris pour les délinquants et les déviants. (II)
Et rien n'est sans doute plus vrai dans la politique pénitentiaire conduite en France de 1871 à 1914.
Le compte-rendu qui suit est issu du livre de robert badinter « La prison républicaine » (1992) dans lequel, M. badinter analyse la politique pénitentiaire qui fut menée par les gouvernements successifs du début de la IIIème République, de 1871 à 1914 comme il est dit ci-dessus.
Pendant ces quatre décennies, et quels que soient le Président du Conseil, le Ministre de l'Intérieur ou le gouvernement, les nombreux débats, rapports, propositions de lois destinées à modifier les conditions carcérales n'ont suscité que rejet ou indifférence, ou au mieux ont accouché de réformes de la Loi Pénale.
Mais M. badinter montre que toute volonté de transformation de la vie carcérale et de son objectif s'est arrêtée à la porte de la prison, système hors du système. Et cela, en contradiction stupéfiante avec les principes affichés de travail d'amendement et de réinsertion du délinquant et malgré la preuve incontestable des conditions dégradantes et pernicieuses de réclusion.
La 3ème République a enraciné des valeurs fortes dans la conscience collective : laïcité, liberté, nécessité de l'instruction scolaire, et a insufflé de nouvelles convictions comme celle que tout homme peut vouloir chercher à s'amender ou que l'enfant délinquant est aussi une victime.
Ces valeurs se retrouvent aussi bien dans une idéologie conservatrice - catholique dite de droite, que républicaine - laïque dite de gauche.
Cependant, si ces deux courants se sont opposés sur le terrain de l'utilité de la peine, la récidive, le sursis ou la libération conditionnelle, aucun n'a remis en cause l'existence même de la prison et ses pauvres moyens de fonctionnement toujours corrigés à la baisse.
Dès lors, il est permis de se demander si les velléités politiques en matière de politique pénitentiaire d'origine humaniste mais inachevées (I) ne masquent pas un choix politique inavouable, c'est-à-dire une absence de courage politique doublée de mépris pour les délinquants et les déviants. (II)
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