La conception française de la justice administrative et lexigence dimpartialité du juge : dans quelle mesure la conception de la justice française nest-elle pas un obstacle au principe dimpartialité du juge ?
Date de publication :
20/02/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le particularisme de la conception française de la justice administrative
- Les racines historiques de la conception de la justice administrative
- La critique de la conception de la justice administrative essentiellement fondée sur l'exigence d'impartialité du juge
- La conception objective du principe d'impartialité sous l'influence du droit européen
- Le caractère fondamental d'exigence d'impartialité
- Les divers moyens permettant le respect de l'exigence d'impartialité
Résumé :
« Il n'y a point encore de liberté si la puissance judiciaire n'est pas séparée de la puissance législatrice et de la puissance exécutive. » Cette citation, issue de l'essai politique de Montesquieu l'Esprit des Lois, illustre la séparation des pouvoirs. Cette séparation est à la base du fonctionnement de la République française, ce principe est inscrit dans le préambule de la constitution (déclaration de1789, article 16).
Pourtant, la justice administrative, en plus d'être séparée de la justice judiciaire, est confiée à l'administration elle-même. C'est la conception française de la justice administrative qui considère que « juger c'est encore administrer. » Cette conception considère que pour juger l'administration il ne suffit pas d'être un expert en droit administratif. Sinon il aurait suffi de créer un tribunal de premier ressort pour le contentieux administratif et de rajouter des chambres administratives aux cours d'appel et à la cour de cassation. Cette conception se concrétise par la compétence de la plupart des juridictions administratives d'avoir des fonctions juridiques et des fonctions administratives. Ces fonctions administratives sont des fonctions consultatives, à titre d'exemple le Conseil d'Etat peut émettre un avis sur une question administrative à la demande du gouvernement.
Cette conception est le fruit de l'évolution historique de la démocratie française et tient plus de l'idéologie que d'une nécessité logique.
Dans quelle mesure la conception de la justice française n'est-elle pas un obstacle au principe d'impartialité du juge ?
Nous écarterons les applications concrètes de la conception française de la justice administrative (formation des juges à l'ENA...), pour nous attarder sur le lien entre la conception et le principe d'impartialité, nous verrons l'exigence d'impartialité du juge d'un point de vue général (nous ne nous arrêterons pas à commenter pour chaque juridiction.). Il conviendra de revenir sur la conception de la justice administrative, ce concept, fortement marqué par l'histoire française, suscite encore des critiques (1). Pour ensuite, à la lumière de cette conception, étudier le principe d'impartialité du juge et voir comment la justice le met en pratique (2).
Pourtant, la justice administrative, en plus d'être séparée de la justice judiciaire, est confiée à l'administration elle-même. C'est la conception française de la justice administrative qui considère que « juger c'est encore administrer. » Cette conception considère que pour juger l'administration il ne suffit pas d'être un expert en droit administratif. Sinon il aurait suffi de créer un tribunal de premier ressort pour le contentieux administratif et de rajouter des chambres administratives aux cours d'appel et à la cour de cassation. Cette conception se concrétise par la compétence de la plupart des juridictions administratives d'avoir des fonctions juridiques et des fonctions administratives. Ces fonctions administratives sont des fonctions consultatives, à titre d'exemple le Conseil d'Etat peut émettre un avis sur une question administrative à la demande du gouvernement.
Cette conception est le fruit de l'évolution historique de la démocratie française et tient plus de l'idéologie que d'une nécessité logique.
Dans quelle mesure la conception de la justice française n'est-elle pas un obstacle au principe d'impartialité du juge ?
Nous écarterons les applications concrètes de la conception française de la justice administrative (formation des juges à l'ENA...), pour nous attarder sur le lien entre la conception et le principe d'impartialité, nous verrons l'exigence d'impartialité du juge d'un point de vue général (nous ne nous arrêterons pas à commenter pour chaque juridiction.). Il conviendra de revenir sur la conception de la justice administrative, ce concept, fortement marqué par l'histoire française, suscite encore des critiques (1). Pour ensuite, à la lumière de cette conception, étudier le principe d'impartialité du juge et voir comment la justice le met en pratique (2).
Voir docs similaires : Droit administratif
1
La conception française de la justice administrative et l'exigence d'impartialité du juge
Exposé | 22/11/2006 | fr | .doc | 8 pages
3
Le principe d'impartialité devant le Conseil d'Etat et la Cour de cassation selon la Cour européenne des Droits de l'Homme (CEDH)
Exposé | 31/07/2009 | fr | .doc | 12 pages
4
Le commissaire du gouvernement devant la juridiction administrative peut-il être considéré comme impartial ?
Exposé | 07/02/2006 | fr | .doc | 17 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Droit administratif
2
Conseil d'Etat, 7 février 2003 - dans quelle mesure le juge administratif parvient-il à concilier son pouvoir de contrôle de plus en plus étendu avec une volonté de se conformer à la jurisprudence de la CEDH ?
Commentaire d'arrêt | 27/10/2009 | fr | .doc | 3 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Droit administratif
1
Commentaire d'arrêt CE 9 juillet 2001 Préfet du Loiret
Commentaire d'arrêt | 02/05/2007 | fr | .doc | 2 pages
2
Principes généraux du droit et principes fondamentaux reconnus par les lois de la République
Exposé | 09/03/2003 | fr | .doc | 4 pages
4
Commentaire de la décision Confédération nationale des associations familiales catholiques et autres de l'Assemblée du Conseil d'Etat rendue le 21 décembre 1990.
Commentaire d'arrêt | 24/04/2007 | fr | .doc | 3 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
