Les conditions de validité des sondages d'opinion en sociologie électorale
Date de publication :
29/01/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- La mise en 'uvre d'une technique
- L'échantillonnage
- Le traitement statistique des résultats
- La détermination d'une démarche scientifique
- Les conditions d'obtention des résultats
- Les conditions d'interprétation des résultats
Résumé :
Sondage d'opinion, opinion publique et sociologie électorale sont des concepts interdépendants. Ils sont apparus et se sont développés sous l'impulsion des uns des autres. En effet, c'est dans le cadre de la sociologie électorale que sont nés les sondages d'opinion. Ils sont devenus son instrument de prédilection et ce, sur la base d'une conceptualisation, celle de l'opinion publique, elle-même popularisée sous la forme de sondages. Expliciter les rapports entretenus par ces notions, c'est, non seulement, les expliquer, mais aussi, en évaluer la valeur scientifique. Aussi, est-il nécessaire de confronter ces notions afin d'identifier les conditions de validité des sondages d'opinion publique en sociologie électorale
La sociologie électorale a trait à l'étude et à l'analyse des comportements électoraux qu'ils relèvent de la participation électorale ou de l'orientation du vote. Si longtemps prévalut l'analyse écologique promouvant une observation directe des collectifs, l'apparition des sondages révolutionne la sociologie électorale qui se trouve ainsi enrichie d'une nouvelle approche : l'analyse psychosociale et dotée d'un nouvel instrument : le sondage d'opinion.
Le sondage est une méthode consistant à recueillir des informations concernant un groupe d'individus ou d'unités statistiques, dits échantillon, prélevé dans un ensemble plus important, dit population, et destiné à estimer certaines caractéristiques de la distribution d'un ou de plusieurs caractères dans cette population.
La sociologie électorale use de la méthode du sondage dans la perspective plus ciblée de l'étude des comportements politiques et ce, au moyen du concept d'opinion publique. En effet, pris individuellement, les comportements électoraux sont dénués de toute valeur explicative de par leur spécificité et leur hétérogénéité. Aussi, l'acquisition d'une valeur explicative passe-t-elle par un regroupement, une homogénéisation. La sociologie a alors recours au concept d'opinion publique, à savoir une représentation socialement construite de ce qu'est censé penser l 'ensemble de la population (Braud), permettant aux résultats du sondage de prendre un sens et surtout une capacité explicative. Le sondage d'opinion publique peut alors être défini comme un procédé d'enquête dont l'objet est de déterminer l'opinion d'une population concernant un fait politique, en interrogeant un petit nombre de personne considérées comme représentatives de cette population. Le sondage ne prend alors de sens qu'avec la conceptualisation ainsi opérée de ses résultats sous la forme d'opinion publique qui elle n'existe que par les sondages tendant à la représenter de façon quasi-monopolistique.
Advient alors le problème de la cohérence d'une telle démarche qui mêle la rigueur des sciences exactes aux incertitudes des sciences humaines. Dès lors, il est légitime de s'interroger sur la scientificité d'un tel instrument en sociologie électorale. Ainsi, se pose la question des conditions de sa validité...
La validité c'est la valeur scientifique, mais elle revêt un caractère particulièrement complexe en ce qui concerne les résultats des entretiens : la validité d'un sondage implique l'absence d'erreur, l'adéquation à la réalité, la prédictibilité... autant de conditions qui se révèlent problématiques à la lumière de l'objet d'étude. Ainsi, aux impératifs liés à la technique elle-même se juxtaposent ceux inhérents à l'étude d'un phénomène politique par essence fluctuant et imprécis : l'opinion publique. A l'instar de sa nature ambivalente, le sondage d'opinion publique connaît deux ordres de conditions de validité :
- les critères scientifiques ayant trait à la mise en oeuvre de la méthode du sondage dans le cadre de la sociologie électorale,
- les impératifs méthodologiques relevant de la détermination d'une démarche scientifique dans l'utilisation des sondages d'opinion publique en sociologie électorale.
La sociologie électorale a trait à l'étude et à l'analyse des comportements électoraux qu'ils relèvent de la participation électorale ou de l'orientation du vote. Si longtemps prévalut l'analyse écologique promouvant une observation directe des collectifs, l'apparition des sondages révolutionne la sociologie électorale qui se trouve ainsi enrichie d'une nouvelle approche : l'analyse psychosociale et dotée d'un nouvel instrument : le sondage d'opinion.
Le sondage est une méthode consistant à recueillir des informations concernant un groupe d'individus ou d'unités statistiques, dits échantillon, prélevé dans un ensemble plus important, dit population, et destiné à estimer certaines caractéristiques de la distribution d'un ou de plusieurs caractères dans cette population.
La sociologie électorale use de la méthode du sondage dans la perspective plus ciblée de l'étude des comportements politiques et ce, au moyen du concept d'opinion publique. En effet, pris individuellement, les comportements électoraux sont dénués de toute valeur explicative de par leur spécificité et leur hétérogénéité. Aussi, l'acquisition d'une valeur explicative passe-t-elle par un regroupement, une homogénéisation. La sociologie a alors recours au concept d'opinion publique, à savoir une représentation socialement construite de ce qu'est censé penser l 'ensemble de la population (Braud), permettant aux résultats du sondage de prendre un sens et surtout une capacité explicative. Le sondage d'opinion publique peut alors être défini comme un procédé d'enquête dont l'objet est de déterminer l'opinion d'une population concernant un fait politique, en interrogeant un petit nombre de personne considérées comme représentatives de cette population. Le sondage ne prend alors de sens qu'avec la conceptualisation ainsi opérée de ses résultats sous la forme d'opinion publique qui elle n'existe que par les sondages tendant à la représenter de façon quasi-monopolistique.
Advient alors le problème de la cohérence d'une telle démarche qui mêle la rigueur des sciences exactes aux incertitudes des sciences humaines. Dès lors, il est légitime de s'interroger sur la scientificité d'un tel instrument en sociologie électorale. Ainsi, se pose la question des conditions de sa validité...
La validité c'est la valeur scientifique, mais elle revêt un caractère particulièrement complexe en ce qui concerne les résultats des entretiens : la validité d'un sondage implique l'absence d'erreur, l'adéquation à la réalité, la prédictibilité... autant de conditions qui se révèlent problématiques à la lumière de l'objet d'étude. Ainsi, aux impératifs liés à la technique elle-même se juxtaposent ceux inhérents à l'étude d'un phénomène politique par essence fluctuant et imprécis : l'opinion publique. A l'instar de sa nature ambivalente, le sondage d'opinion publique connaît deux ordres de conditions de validité :
- les critères scientifiques ayant trait à la mise en oeuvre de la méthode du sondage dans le cadre de la sociologie électorale,
- les impératifs méthodologiques relevant de la détermination d'une démarche scientifique dans l'utilisation des sondages d'opinion publique en sociologie électorale.
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