Le conflit comme type dassociation daprès la sociologie de Georg Simmel
Date de publication :
19/09/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
10 pages
Sommaire :
Sommaire
- Elements preliminaires a la comprehension du conflit
- La vision classique du conflit
- Une vision dépassée par Simmel
- Le conflit comme lien social
- Le conflit, un élément d'intégration sociale
- Le conflit, expression de la vision dualiste de Simmel
- Le conflit dans l'association, un element determine par la forme du groupe et facteur de cohesion sociale
- Les conditions préalables à l'existence de l'association
- Les conflits dans l'association, des niveaux intra sociaux et inter sociaux : Une dépendance entre conflit et forme
- Manifestation du conflit dans les relations internationales
- Point de vue de Simmel
- Les types d'association d'Etats face à un conflit
Résumé :
Dans l'actualité récente, on peut se demander ce qui peut bien rapprocher des évènements comme l'opposition entre Hugo CHAVEZ et Georges W. BUSH, la grève des conducteurs de la RTM à Marseille, la rébellion armée en Côte d'Ivoire contre le pouvoir en place, les émeutes dans les banlieues françaises ou encore le divorce d'un couple. Un point commun se dessine pour chacun des cas cités : il s'agit de conflits.
Un des penseurs essentiel qui ait étudié cette notion de manière sociologique s'appelle georg simmel (1858-1918). L'oeuvre de ce philosophe et sociologue allemand, influencée en particulier par KANT et RODIN , est multiforme et difficilement rangeable. Il est considéré comme un sociologue de la marge. Cela s'explique par trois faits. Tout d'abord, c'est un vagabond académique, il n'occupera pas de chaire avant 1914, à Strasbourg, c'est-à-dire à la fin de sa vie. Ensuite ses études portent essentiellement sur des objets secondaires pour les sociologues tels que la mode, les sociétés secrètes, les pauvres, la femme, les arts ou encore le conflit. Ces thèmes, centrés sur la modernité avant tout, sont, pour la plupart d'entre eux, abordés dans l'ouvrage sociologie, étude sur les formes de socialisation, paru en 1909. Enfin, ses études ne seront reconnues par la communauté savante que tardivement , notamment ce qui touche les apports positifs du conflit puisque tabou.
Ce sociologue allemand pense de manière positive les conflits car ceux-ci seraient un « facteur qui concourt à la formation d'associations ... au sein d'une collectivité » alors que ces deux notions ont une valeur antonyme. En effet, l'association peut être définie comme le lien unissant deux ou plusieurs individus voire groupes, dans un but non lucratif, et qui ainsi assure une certaine cohésion sociale et de la socialisation. À son opposé, le conflit peut être vu comme « le signe d'une opposition et d'une dissension qui peuvent prendre les formes atténuées d'une simple dissidence ou les formes violentes du combat et de la lutte » , ce qui confèrerait une valeur négative au conflit, qui aurait alors tendance à détruire la cohésion sociale. Or, rappelons-le, simmel pense le contraire.
Toute la problématique va donc reposer sur la détermination de l'influence qu'exerce le conflit sur l'association, et par extension sur la cohésion sociale et la socialisation, ainsi que la réciprocité de cette attraction, notamment à travers l'approche particulière qu'en donne georg simmel.
Dans cette optique, nous nous appliquerons dans un premier temps à souligner la singularité de simmel sur la définition du conflit (I) avant de voir comment la notion de conflit a une valeur positive pour ledit sociologue (II). Par la suite, il s'agira d'établir la manière dont les acteurs, les groupes sociaux, joue le conflit (III) avant enfin dans une dernière partie, d'étendre nos investigations sur le champ des relations internationales (IV).
Un des penseurs essentiel qui ait étudié cette notion de manière sociologique s'appelle georg simmel (1858-1918). L'oeuvre de ce philosophe et sociologue allemand, influencée en particulier par KANT et RODIN , est multiforme et difficilement rangeable. Il est considéré comme un sociologue de la marge. Cela s'explique par trois faits. Tout d'abord, c'est un vagabond académique, il n'occupera pas de chaire avant 1914, à Strasbourg, c'est-à-dire à la fin de sa vie. Ensuite ses études portent essentiellement sur des objets secondaires pour les sociologues tels que la mode, les sociétés secrètes, les pauvres, la femme, les arts ou encore le conflit. Ces thèmes, centrés sur la modernité avant tout, sont, pour la plupart d'entre eux, abordés dans l'ouvrage sociologie, étude sur les formes de socialisation, paru en 1909. Enfin, ses études ne seront reconnues par la communauté savante que tardivement , notamment ce qui touche les apports positifs du conflit puisque tabou.
Ce sociologue allemand pense de manière positive les conflits car ceux-ci seraient un « facteur qui concourt à la formation d'associations ... au sein d'une collectivité » alors que ces deux notions ont une valeur antonyme. En effet, l'association peut être définie comme le lien unissant deux ou plusieurs individus voire groupes, dans un but non lucratif, et qui ainsi assure une certaine cohésion sociale et de la socialisation. À son opposé, le conflit peut être vu comme « le signe d'une opposition et d'une dissension qui peuvent prendre les formes atténuées d'une simple dissidence ou les formes violentes du combat et de la lutte » , ce qui confèrerait une valeur négative au conflit, qui aurait alors tendance à détruire la cohésion sociale. Or, rappelons-le, simmel pense le contraire.
Toute la problématique va donc reposer sur la détermination de l'influence qu'exerce le conflit sur l'association, et par extension sur la cohésion sociale et la socialisation, ainsi que la réciprocité de cette attraction, notamment à travers l'approche particulière qu'en donne georg simmel.
Dans cette optique, nous nous appliquerons dans un premier temps à souligner la singularité de simmel sur la définition du conflit (I) avant de voir comment la notion de conflit a une valeur positive pour ledit sociologue (II). Par la suite, il s'agira d'établir la manière dont les acteurs, les groupes sociaux, joue le conflit (III) avant enfin dans une dernière partie, d'étendre nos investigations sur le champ des relations internationales (IV).
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