Les conflits d'intérêts dans la théorie d'agence
Date de publication :
03/01/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
21 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le cadre théorique des conflits d'intérêts
- L'origine des conflits d'intérêts
- Les effets des conflits d'intérêts
- Les remèdes proposés pour les conflits d'intérêts
- Le remède théorique : developpement d'un modéle partenariale pour remplacer le modéle actionnariale
- Le remède pratique : l'actionnariat des salaries
Résumé :
Selon Shleifer A. et Vishny R. W. "la corporate governance porte sur les moyens par lesquels les fournisseurs de capitaux de l'entreprise peuvent s'assurer de la rentabilité de leur investissement". Ainsi, l'objectif du gouvernement d'entreprise est, d'après ces auteurs limité à la maximisation de la richesse des actionnaires. Cependant, une telle définition s'inscrit dans un courant à dominante anglo-saxonne qui est fondé sur la prédominance de l'actionnaire. D'autres définitions contestent cette conception du gouvernement de l'entreprise.
Ainsi, pour G. Charreaux (1997, p. 1) "le gouvernement des entreprises recouvre l'ensemble des mécanismes organisationnels qui ont pour effet de délimiter les pouvoirs et d'influencer les décisions des dirigeants, autrement dit qui gouvernent leur espace discrétionnaire." L'auteur précise (Charreaux, 1997, p. 1) que cette définition, "centrée sur le rôle déterminant des dirigeants" vise à dépasser l'analyse, souvent privilégiée, des seules relations entre dirigeants et actionnaires.
Elle "replace le problème du gouvernement des entreprises dans l'ensemble des contrats et de relations qu'entretient l'entreprise (et ses dirigeants) avec ses multiples partenaires". Cette définition élargit le gouvernement d'entreprise aux parties prenantes comme les salariés, les prêteurs, les clients, les pouvoirs publics, etc. Il concerne donc toutes les relations entre les dirigeants et l'ensemble des parties prenantes.
Pour O. Pastré (1994, p. 18), le gouvernement d'entreprise est constitué par "l'ensemble des règles de fonctionnement et de contrôle qui régissent, dans un cadre historique et géographique donné, la vie des entreprises." Elle se réfère à un dispositif juridique et organisationnel (règles de fonctionnement et de contrôle) qui vise à encadrer les relations des dirigeants de l'entreprise et les différentes parties prenantes et notamment celles détentrices de "droits sur l'entreprise".
La nécessité de mettre en place un système de gouvernement d'entreprise est due aux divergences d'intérêts entre les différentes parties et, notamment les propriétaires et les dirigeants. Tel est le cas lorsque la firme est dirigée par des managers salariés (ou détenteurs d'une faible part de son capital).
Il en résulte une relation d'agence, dans laquelle, l'une des parties, désignée comme agent, agit au nom de l'autre partie, appelé le principal. Le principal et l'agent peuvent avoir des divergences d'intérêt. Pour les amener à se conformer à leurs engagements, et surtout pour aligner le comportement de l'agent sur celui du principal, des coûts dits coûts d'agence doivent être engagés.
Ainsi, dans l'état actuel de la littérature, trois conceptions principales quant à la liaison entre la performance et la structure de propriété semblent s'affronter : la thèse de la «convergence des intérêts», la thèse de la neutralité et enfin la thèse de «l'enracinement». Selon la première thèse, soutenue initialement par Berle et Means et reprise notamment par Jensen et Meckling [1976], plus le pourcentage de capital détenu par les dirigeants est important, plus l'écart par rapport à l'objectif traditionnel de maximisation de la valeur est faible.
La thèse de la neutralité sous sa forme la plus pure est celle de Demsetz [1983], selon laquelle la structure de détention du capital constitue une réponse endogène du processus de maximisation du profit, fonction des caractéristiques d'exploitation de la firme et des pressions exercées par l'environnement (les marchés externes) ; autrement dit, toutes les structures sont équivalentes.
Enfin, la thèse de l'enracinement soutient au contraire que les dirigeants qui possèdent une majorité solide du capital échappent à tout contrôle et peuvent ainsi gérer dans une optique contraire à la maximisation de la valeur.
Ainsi, pour G. Charreaux (1997, p. 1) "le gouvernement des entreprises recouvre l'ensemble des mécanismes organisationnels qui ont pour effet de délimiter les pouvoirs et d'influencer les décisions des dirigeants, autrement dit qui gouvernent leur espace discrétionnaire." L'auteur précise (Charreaux, 1997, p. 1) que cette définition, "centrée sur le rôle déterminant des dirigeants" vise à dépasser l'analyse, souvent privilégiée, des seules relations entre dirigeants et actionnaires.
Elle "replace le problème du gouvernement des entreprises dans l'ensemble des contrats et de relations qu'entretient l'entreprise (et ses dirigeants) avec ses multiples partenaires". Cette définition élargit le gouvernement d'entreprise aux parties prenantes comme les salariés, les prêteurs, les clients, les pouvoirs publics, etc. Il concerne donc toutes les relations entre les dirigeants et l'ensemble des parties prenantes.
Pour O. Pastré (1994, p. 18), le gouvernement d'entreprise est constitué par "l'ensemble des règles de fonctionnement et de contrôle qui régissent, dans un cadre historique et géographique donné, la vie des entreprises." Elle se réfère à un dispositif juridique et organisationnel (règles de fonctionnement et de contrôle) qui vise à encadrer les relations des dirigeants de l'entreprise et les différentes parties prenantes et notamment celles détentrices de "droits sur l'entreprise".
La nécessité de mettre en place un système de gouvernement d'entreprise est due aux divergences d'intérêts entre les différentes parties et, notamment les propriétaires et les dirigeants. Tel est le cas lorsque la firme est dirigée par des managers salariés (ou détenteurs d'une faible part de son capital).
Il en résulte une relation d'agence, dans laquelle, l'une des parties, désignée comme agent, agit au nom de l'autre partie, appelé le principal. Le principal et l'agent peuvent avoir des divergences d'intérêt. Pour les amener à se conformer à leurs engagements, et surtout pour aligner le comportement de l'agent sur celui du principal, des coûts dits coûts d'agence doivent être engagés.
Ainsi, dans l'état actuel de la littérature, trois conceptions principales quant à la liaison entre la performance et la structure de propriété semblent s'affronter : la thèse de la «convergence des intérêts», la thèse de la neutralité et enfin la thèse de «l'enracinement». Selon la première thèse, soutenue initialement par Berle et Means et reprise notamment par Jensen et Meckling [1976], plus le pourcentage de capital détenu par les dirigeants est important, plus l'écart par rapport à l'objectif traditionnel de maximisation de la valeur est faible.
La thèse de la neutralité sous sa forme la plus pure est celle de Demsetz [1983], selon laquelle la structure de détention du capital constitue une réponse endogène du processus de maximisation du profit, fonction des caractéristiques d'exploitation de la firme et des pressions exercées par l'environnement (les marchés externes) ; autrement dit, toutes les structures sont équivalentes.
Enfin, la thèse de l'enracinement soutient au contraire que les dirigeants qui possèdent une majorité solide du capital échappent à tout contrôle et peuvent ainsi gérer dans une optique contraire à la maximisation de la valeur.
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