Conseil d'État du 14 mars 2008 - disparition des décisions explicites créatrices de droits
Date de publication :
27/03/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- Une décision explicite créatrice de droits ne pouvant être assortie d'une condition suspensive ou résolutoire
- La décision accordant le bénéfice de la protection de l'Etat à un militaire revêtant le caractère d'une décision explicite créatrice de droits
- L'interdiction de l'insertion d'une condition suspensive ou résolutoire dans la décision créatrice de droits du 26 juillet 2001
- La décision du 26 juillet 2001 pouvant faire l'objet d'une abrogation sous condition mais ne pouvant nullement faire l'objet d'un retrait
- L'abrogation possible de la décision du 26 juillet 2001 à la condition de la constatation par le juge de l'existence d'une faute personnelle imputable au militaire
- Le retrait impossible de la décision du 26 juillet 2001 au motif de l'expiration du délai fixé antérieurement par l'arrêt Ternon
Résumé :
Le 26 juillet 2001, le ministre de la Défense lui avait accordé la protection de l'État en assortissant sa décision d'une mention énonçant que « l'État sera fondé à [] demander [à l'officier] le remboursement des sommes engagées par l'administration pour sa défense si, par une décision devenue définitive, une juridiction pénale venait à établir une faute personnelle dans les faits qui ont motivé sa mise en examen ».
Le 8 octobre 2004, le Tribunal de grande instance de marseille a reconnu coupable et condamné M. Portalis pour des faits de corruption passive.
Pour rendre sa décision, le conseil d'Etat a dû répondre à la question suivante : le ministre de la Défense avait-il compétence pour retirer à Mr Portalis la protection de l'Etat et l'obliger à supporter les frais déjà engagés dans la procédure ? Le conseil d'État a annulé la décision du 30 mai 2005 par laquelle le ministre avait retiré la protection de l'Etat à Mr Portalis. De plus, la Haute juridiction a également décidé que les frais de la défense de ce dernier devant la juridiction marseillaise resteraient à la charge de l'Etat.
Le conseil d'Etat a considéré que la décision du 26 juillet 2001, décision créatrice de droits, ne pouvait nullement être assortie d'une condition suspensive ou résolutoire (I). En outre, la Haute juridiction a énoncé la possibilité d'une abrogation sous condition de cette décision mais a, en revanche, considéré que le retrait de la décision était désormais impossible (II).
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