Les conséquences du mode de scrutin britannique
Date de publication :
26/06/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
2 pages
Sommaire :
Sommaire
- La première des conséquences de ce scrutin est la surreprésentation de la majorité
- On observe avec ce type de scrutin un phénomène déformateur et amplificateur, l'exemple de 1959
- Si la majorité est surreprésentée, les partis arrivés en deuxième ou a fortiori troisième ou quatrième position sont eux sous représentés
- Le scrutin uninominal entretient par ailleurs le bipartisme, c'est-à-dire que deux partis alternent au pouvoir sans pour autant qu'il n'existe que ces deux partis
- S'il est évident que le scrutin uninominal à un tour entretient en Grande-Bretagne le bipartisme, c'est aussi parce que les conditions y sont favorables
- L'alternance, qui va de pair avec le bipartisme, est une conséquence importante du mode de scrutin
- Le principal objectif de ce mode de scrutin est de dégager une majorité parlementaire claire et efficace, même si elle ne répond pas toujours à la justice électorale
Résumé :
Un mode de scrutin n'est jamais neutre. La méthode employée pour traduire en siège les votes des électeurs est déterminante pour un régime et peut influer considérablement sur la nature des partis politiques et par conséquent sur le régime lui même.
Le régime parlementaire britannique se caractérise par la pratique du scrutin majoritaire uninominal à un tour. Ce scrutin permet d'élire dans chaque circonscription, et il y en a 659 au Royaume-Uni, le représentant qui dispose d'une majorité relative. C'est le scrutin le plus simple mais qui a de nombreuses conséquences sur la vie politique britannique.
La première des conséquences de ce scrutin est la surreprésentation de la majorité. En effet, dans chaque circonscription, le parti dont le représentant est arrivé en tête remporte l'ensemble des sièges, c'est-à-dire un, et les autres partis n'ont rien, même si peu de voix les séparent du parti vainqueur. Il s'ensuit un phénomène d'amplification qui donne au parti ayant la majorité relative dans la majorité des circonscriptions la majorité absolue en sièges. Par exemple, dans un Etat fictif de 40 circonscriptions, de chacune 100 électeurs, il suffirait à un parti de remporter 51 voix dans 21 circonscriptions pour disposer de la majorité absolue en sièges, même si ce parti n'a remporté aucune autre voix dans les autres circonscriptions.
Ainsi, un parti peut être minoritaire dans le pays et être majoritaire au parlement quand bien même un autre parti emporterait 2/3 des suffrages exprimés au niveau national. Si cette situation est rare, elle s'est produite plusieurs fois au Royaume Uni, notamment en 1974 : les travaillistes avec Wilson recueille 37% des voix pour 47,5% des sièges alors que le parti conservateur remporte 38% des voix pour 47% des sièges.
Le régime parlementaire britannique se caractérise par la pratique du scrutin majoritaire uninominal à un tour. Ce scrutin permet d'élire dans chaque circonscription, et il y en a 659 au Royaume-Uni, le représentant qui dispose d'une majorité relative. C'est le scrutin le plus simple mais qui a de nombreuses conséquences sur la vie politique britannique.
La première des conséquences de ce scrutin est la surreprésentation de la majorité. En effet, dans chaque circonscription, le parti dont le représentant est arrivé en tête remporte l'ensemble des sièges, c'est-à-dire un, et les autres partis n'ont rien, même si peu de voix les séparent du parti vainqueur. Il s'ensuit un phénomène d'amplification qui donne au parti ayant la majorité relative dans la majorité des circonscriptions la majorité absolue en sièges. Par exemple, dans un Etat fictif de 40 circonscriptions, de chacune 100 électeurs, il suffirait à un parti de remporter 51 voix dans 21 circonscriptions pour disposer de la majorité absolue en sièges, même si ce parti n'a remporté aucune autre voix dans les autres circonscriptions.
Ainsi, un parti peut être minoritaire dans le pays et être majoritaire au parlement quand bien même un autre parti emporterait 2/3 des suffrages exprimés au niveau national. Si cette situation est rare, elle s'est produite plusieurs fois au Royaume Uni, notamment en 1974 : les travaillistes avec Wilson recueille 37% des voix pour 47,5% des sièges alors que le parti conservateur remporte 38% des voix pour 47% des sièges.
Voir docs similaires : Sciences politiques
Dernières nouveautés dans la catégorie : Sciences politiques
2
Les récentes réformes de la protection sociale aux Etats-Unis manifestent-elles un recul du Welfare State ?
Exposé | 04/11/2009 | fr | .doc | 5 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Sciences politiques
3
Les partis politiques et la loi d'airain de l'oligarchie - analyse de la thèse de Roberto Michels
Exposé | 28/12/2006 | fr | .doc | 9 pages
4
Economie des parties et rétribution du militantisme, de Daniel Gaxie
Fiche de lecture | 11/07/2007 | fr | .doc | 5 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
