Le corps
Date de publication :
29/06/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- La réhabilitation moderne du corporel face au spirituel : le corps réhabilité
- La réconciliation du corps et de l'âme
- Le corps, siège d'une liberté nouvelle
- La nécessaire soumission du corporel au spirituel : le corps désacralisé
- Le difficile équilibre entre protection du corps et primauté de l'esprit
- La bioéthique, obstacle moderne au mythe de l'être parfait
Résumé :
Les Vénus africaines sont un symbole de l'attrait esthétique et artistique que peut exercer le corps humain. Longtemps considéré comme étant le siège du péché de chair, le corps est aujourd'hui réhabilité par l'homme moderne qui voit en lui le symbole de la vie, des possibilités scientifiques démultipliées ou le siège de nouvelles libertés récemment conquises.
Sur un plan strictement biologique, le corps n'est guère plus qu'un amas de cellules, d'organes et de tissus. Ainsi perçu, le corps se réduit à sa matérialité, sa temporalité et son caractère tangible face à l'âme perçue comme immatérielle, immortelle et évanescente. L'âme est l'objet de toutes les attentions car elle seule permet d'accéder à la vie éternelle et de dépasser l'essence mortelle de l'homme. Le corps se limite donc au socle charnel et temporel de l'âme à laquelle il est soumis. Ainsi, les religions du livre (christianisme, judaïsme et islamisme) fulminent-elles le péché de chair qu'une âme pure doit pouvoir surmonter. La volonté, le spirituel doit donc diriger et soumettre l'instinctif, le corporel. La primauté de l'âme sur le corps a ainsi longtemps justifié de limiter le lieu de la sanction au corps afin de permettre la rédemption de l'âme qui, elle, est éternelle (Surveiller et punir, Michel Foucault).
Pourtant, mépriser le corporel au profit du spirituel semble aujourd'hui insatisfaisant voire même dangereux. En effet, la « mort de Dieu » annoncée par Nietzsche et la chute des grandes idéologies ont désacralisé l'âme, désormais perçue comme aussi mortelle que le corps, réhabilitant ainsi ce dernier dans son besoin de protection. Par ailleurs, certaines atteintes portées au corps de l'homme ont conduit à détruire et nier son humanité. Ainsi peut-on penser aux expériences du docteur Joseph Mengele et aux visions des charniers nazis, rwandais ou du Darfour qui semblent réduire les corps à de simples objets destructibles. Dès lors, le corps doit être protégé afin de sauvegarder l'humanité en l'homme. Or, l'esprit peut poser les règles éthiques, morales et juridiques assurant une telle protection. Cette protection du corps par l'esprit est d'autant plus nécessaire que les progrès de la science et de la médecine ont rendu réalisable le mythe de l'être parfait soumettant ainsi l'avenir du corps aux avancées de l'esprit.
En définitive, s'intéresser la perception du corps qu'à l'homme moderne conduit nécessairement à s'interroger sur les rapports qu'entretiennent le corporel et le spirituel. Si l'homme moderne réhabilité le corporel face au spirituel réhabilitant ainsi le corps (I), il reconnaît que ceux-ci ne peuvent être placés sur un pied d'égalité et désacralise le corps en soumettant le corporel au spirituel (II).
Sur un plan strictement biologique, le corps n'est guère plus qu'un amas de cellules, d'organes et de tissus. Ainsi perçu, le corps se réduit à sa matérialité, sa temporalité et son caractère tangible face à l'âme perçue comme immatérielle, immortelle et évanescente. L'âme est l'objet de toutes les attentions car elle seule permet d'accéder à la vie éternelle et de dépasser l'essence mortelle de l'homme. Le corps se limite donc au socle charnel et temporel de l'âme à laquelle il est soumis. Ainsi, les religions du livre (christianisme, judaïsme et islamisme) fulminent-elles le péché de chair qu'une âme pure doit pouvoir surmonter. La volonté, le spirituel doit donc diriger et soumettre l'instinctif, le corporel. La primauté de l'âme sur le corps a ainsi longtemps justifié de limiter le lieu de la sanction au corps afin de permettre la rédemption de l'âme qui, elle, est éternelle (Surveiller et punir, Michel Foucault).
Pourtant, mépriser le corporel au profit du spirituel semble aujourd'hui insatisfaisant voire même dangereux. En effet, la « mort de Dieu » annoncée par Nietzsche et la chute des grandes idéologies ont désacralisé l'âme, désormais perçue comme aussi mortelle que le corps, réhabilitant ainsi ce dernier dans son besoin de protection. Par ailleurs, certaines atteintes portées au corps de l'homme ont conduit à détruire et nier son humanité. Ainsi peut-on penser aux expériences du docteur Joseph Mengele et aux visions des charniers nazis, rwandais ou du Darfour qui semblent réduire les corps à de simples objets destructibles. Dès lors, le corps doit être protégé afin de sauvegarder l'humanité en l'homme. Or, l'esprit peut poser les règles éthiques, morales et juridiques assurant une telle protection. Cette protection du corps par l'esprit est d'autant plus nécessaire que les progrès de la science et de la médecine ont rendu réalisable le mythe de l'être parfait soumettant ainsi l'avenir du corps aux avancées de l'esprit.
En définitive, s'intéresser la perception du corps qu'à l'homme moderne conduit nécessairement à s'interroger sur les rapports qu'entretiennent le corporel et le spirituel. Si l'homme moderne réhabilité le corporel face au spirituel réhabilitant ainsi le corps (I), il reconnaît que ceux-ci ne peuvent être placés sur un pied d'égalité et désacralise le corps en soumettant le corporel au spirituel (II).
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