Mon corps n’appartient-il qu’à moi?

Date de publication :

06/07/2007

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

5 pages

Niveau :

avancé

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non évalué

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Sommaire :

 
 

Sommaire Mon corps n’appartient-il qu’à moi? Sommaire

 
  1. Si notre corps nous appartient, en quoi ceci est-il perceptible ?
  2. En quoi nous ne sommes pas les propriétaires exclusifs de notre organisme ?
  3. Si nous ne possédons pas notre corps, nous pouvons néanmoins essayer de le maîtriser grâce à l'esprit

Résumé :

C'est souvent à partir des situations exceptionnelles et dramatiques que la question de la propriété du corps humain se trouve posée dans nos sociétés : les débats relatifs à l'euthanasie en sont la preuve indéniable. Puis-je disposer librement de mon corps ? J'ai un corps dans le sens où j'en suis un. Je n'ai pas un corps comme j'ai une voiture : « Le corps n'est pas un tas de viande ou équivalent d'une somme d'argent » dira Fenouillet. Lorsque je suis en adéquation avec mon corps, celui-ci disparaît. Paradoxalement, quand je suis malade, quand je me sens mal à l'aise face à une situation, je le sens et je suis gêné par lui. A ce moment là, mon corps se rappelle à moi. J'ai donc conscience d'avoir un corps mais en suis-je l'unique propriétaire ? Mon corps m'appartient-il exclusivement ?
On soulève ici la question d'avoir un corps, de le posséder c'est-à-dire de l'avoir à sa disposition de façon effective et exclusive. Ainsi, mon corps m'appartient si, et seulement si, je le possède exclusivement. Mais qu'est-ce que le corps précisément ? C'est la partie matérielle des êtres animés, c'est l'organisme humain, par opposition à l'âme. Traiter du corps ne peut donc se faire sans mentionner l'esprit de l'homme. S'il ne fait aucun doute que l'on est le garant légitime de son âme, de son esprit, la question est beaucoup plus délicate lorsqu'il s'agit de son corps. Si j'étais propriétaire de mon corps, je pourrais demander à être rémunéré pour des dons d'organes ou de sang. Mais aussi, mon voisin n'a pas le pouvoir de posséder mon corps pour en disposer quand il le souhaiterait. Alors, suis-je vraiment le propriétaire de mon corps ?
La première réponse qui nous vient à l'esprit est que notre corps nous appartient. Alors en quoi ceci est-il perceptible ? Puis, nous verrons en quoi nous ne sommes pas les propriétaires exclusifs de notre organisme. Enfin si nous ne le possédons pas, nous pouvons néanmoins essayer de le maîtriser grâce à l'esprit.
Mon corps m'appartient.
Le corps, et surtout la revendication de la libre disposition de son corps, est devenu un fait banal dans le paysage contemporain et cela depuis quelques événements qui font date : en mai 1968, les jeunes femmes qui défilaient scandaient « notre corps nous appartient ». Depuis, des progrès considérables ont été faits pour s'approprier son corps, pour le posséder : l'adoption de la loi sur l'IVG, la première fécondation in vitro, la dépénalisation de l'homosexualité, etc.
L'avancée la plus significative et la plus représentative de cette appropriation exclusive du corps à la personne est l'acceptation par la société de la chirurgie esthétique. Alors qu'il y a encore quelques années, on jetait le discrédit sur une femme qui avait recours à la chirurgie esthétique pour répondre à un malaise ou à une simple envie, il n'en est plus rien aujourd'hui et les différentes émissions diffusées à la télévision à ce sujet en attestent bien. Assumer sa féminité, c'est accepter son corps voire le modifier pour qu'il corresponde à ses espérances. La femme est donc bien la propriétaire unique de son corps car c'est elle et elle seule qui prend l'initiative de le modifier. Aucune force supérieure ne l'y a forcée et son indépendance explique son droit de propriété unique. Il ne faut pas non plus oublier que ce changement des mentalités continue à s'opérer notamment concernant la chirurgie esthétique appliquée aux hommes. Mais s'il est admis dans la conscience collective que l'individu est le propriétaire exclusif de son corps, qu'en est-il d'un point de vue juridique ?

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A propos de l'auteur :

pencil image Mathieu A. Etudiant
Niveau :Avancé Etude suivie : Management organisation Ecole, université : EM LYON

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