La cour dans "La Chartreuse de Parme"
Date de publication :
05/06/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- La cour, un univers ridicule mais fascinant
- Un monde peuplé d'imbéciles
- Où les détails prennent une importance démesurée
- Fascinant dans sa dangereuse précarité
- La cour, un monde théâtral où règnent les apparences
- Le théâtre de la cour
- Deux types d'acteurs : ceux qui ont conscience de jouer un rôle et ceux qui s'identifient complètement à leur masque
- Des rôles interchangeables
- L'ennui
- La cour, un monde perverti obéissant à des lois absurdes
- Les objets ont plus d'importance que les hommes
- La récompense est inversement proportionnelle au mérite
- L'humiliation est une faveur quand elle vient d'un Grand
- Le respect est méprisable
- Pour dominer : s'humilier
- La cour avilit et rend méchant
Résumé :
La chartreuse de parme fut écrite par Stendhal en très peu de temps. Stendhal raconte qu'il a eu le 3 septembre 1838 « l'idée » de la chartreuse de parme ; le 4 novembre 1833, il commence à dicter à un secrétaire son roman, qu'il achèvera en l'espace de sept semaines. Cette rapidité d'exécution contribue au charme particulier du roman, d'où émane une liberté de ton singulière. Cette liberté n'est cependant pas du désordre : l'univers de La chartreuse de parme s'ordonne clairement autour de deux pôles géographiques symboliques.
D'un côté, nous avons les lieux sublimes, tels que le lac de Côme, la Tour Farnèse, ou encore le clocher de l'abbé Blanès. Ce sont des lieux qui, par leur élévation matérielle, représentent visuellement l'élévation spirituelle des héros. Ce sont aussi des lieux où le bonheur par l'amour semble possible...
D'un autre côté, nous avons la cour - un lieu où s'incarne la vie sociale, avec tous ses compromis, ses bassesses, ses laideurs et ses ridicules. Alors que les lieux sublimes sont décrits en quelques phrases seulement, pour laisser au lecteur le soin de les imaginer à sa guise, la cour est analysée en profondeur par Stendhal. La cour est un lieu symbolique, mais c'est aussi une réalité complexe dont Stendhal démonte les rouages avec beaucoup de finesse.
Nous verrons dans un premier temps que l'univers de la cour est à la fois ridicule et fascinant : Stendhal met en pleine lumière la mesquinerie de la vie de cour, tout en soulignant ses dangers. En cette vie, se côtoient le dérisoire et le tragique, l'absurde et le gouffre. Ce monde terrible et dérisoire est, nous le verrons dans un second temps, un monde théâtral où règnent les apparences. La cour est une scène où les courtisans jouent des rôles interchangeables. On verra enfin que ce monde artificiel est aussi et surtout un monde pervers : Stendhal montre son fonctionnement vicié, qui ne peut déboucher que sur le malheur et l'avilissement.
D'un côté, nous avons les lieux sublimes, tels que le lac de Côme, la Tour Farnèse, ou encore le clocher de l'abbé Blanès. Ce sont des lieux qui, par leur élévation matérielle, représentent visuellement l'élévation spirituelle des héros. Ce sont aussi des lieux où le bonheur par l'amour semble possible...
D'un autre côté, nous avons la cour - un lieu où s'incarne la vie sociale, avec tous ses compromis, ses bassesses, ses laideurs et ses ridicules. Alors que les lieux sublimes sont décrits en quelques phrases seulement, pour laisser au lecteur le soin de les imaginer à sa guise, la cour est analysée en profondeur par Stendhal. La cour est un lieu symbolique, mais c'est aussi une réalité complexe dont Stendhal démonte les rouages avec beaucoup de finesse.
Nous verrons dans un premier temps que l'univers de la cour est à la fois ridicule et fascinant : Stendhal met en pleine lumière la mesquinerie de la vie de cour, tout en soulignant ses dangers. En cette vie, se côtoient le dérisoire et le tragique, l'absurde et le gouffre. Ce monde terrible et dérisoire est, nous le verrons dans un second temps, un monde théâtral où règnent les apparences. La cour est une scène où les courtisans jouent des rôles interchangeables. On verra enfin que ce monde artificiel est aussi et surtout un monde pervers : Stendhal montre son fonctionnement vicié, qui ne peut déboucher que sur le malheur et l'avilissement.
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