La criminalisation de lEtat en Afrique : fruit de lidentité du continent ou effet pervers du néo-colonialisme ?
Date de publication :
12/12/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
21 pages
Sommaire :
Sommaire
- De la criminalité à la criminalisation de l'état
- Le phénomène de criminalité du politique en Afrique
- Pourquoi parler de criminalisation ?
- La criminalisation de l'état : spécificité du continent africain ?
- Les racines de la criminalisation dans la construction de l'Etat et de la société
- De la responsabilité de l'Etat colonial à celle des Etats occidentaux : l'expérience historique singulière de l'Afrique
- Enjeux liés à l'ingérence des pays du nord dans les affaires des états africains : du soutien aux dictatures à la promotion d'une « bonne gouvernance démocratique »
- Un cercle vicieux inquiétant, d'où la nécessité de reconsidérer les priorités : paix ou profit ?
- Quelles solutions ?
Résumé :
Près de 40 ans après l'indépendance des Etats africains, le bilan du continent est plutôt sombre. Les guerres et la pauvreté accablent toujours le continent, et tous les domaines (éducation, situation sanitaire...) sont affectés par le « mal-développement ».
Pourtant, l'afrique est en première position au niveau mondial concernant certaines ressources, avec des matières minières (bauxite, titane, cobalt) mais également du pétrole, des diamants, du gaz. Elle reçoit également de l'aide internationale environ 10 % de son Produit Intérieur Brut (PIB). Malgré cela, aujourd'hui son PIB est tombé largement en dessous de sa valeur en 1960.
Aujourd'hui, la première explication de cet échec relève principalement de la mauvaise gouvernance de ses dirigeants politiques. Les cercles au pouvoir s'enrichissent en effet impunément au détriment des populations, et alimentent les conflits ethniques et les conflits d'intérêt. Ces dérives étatiques appartiennent bel et bien au champ de la criminalité, dans le sens où loi et morale sont violées. Non respect des droits fondamentaux, dictatures, pillage des ressources, trafics en tout genre, génocides... ont marqué l'afrique durant tout le XXe siècle, qualifiant ses Etats de « failed-states ». Sa trajectoire historique, marquée par la colonisation, relie de fait étroitement le fonctionnement des Etats africains aux puissances occidentales.
Par conséquent on peut se demander si la criminalisation de l'etat est un processus qui lui est spécifique, ou bien est-ce qu'il a été exacerbé par la colonisation, et que les politiques de développement et les puissances occidentales alimentent plus qu'elles ne l'enrayent ? Autrement dit, doit-on parler de spécificité africaine ou d'effets pervers du néo-colonialisme ?
Trois axes d'études ressortent alors : d'abord en recherchant les causes de cette criminalisation, nous en étudierons le processus. De là, nous déterminerons s'il s'agit d'une spécificité africaine, et de quel type elle relève. Enfin, la mise en perspective de ce phénomène permettra de réfléchir aux enjeux du XXIe siècle de cette criminalisation et aux perspectives politiques du continent africain dans ses rapports Nord-Sud.
Pourtant, l'afrique est en première position au niveau mondial concernant certaines ressources, avec des matières minières (bauxite, titane, cobalt) mais également du pétrole, des diamants, du gaz. Elle reçoit également de l'aide internationale environ 10 % de son Produit Intérieur Brut (PIB). Malgré cela, aujourd'hui son PIB est tombé largement en dessous de sa valeur en 1960.
Aujourd'hui, la première explication de cet échec relève principalement de la mauvaise gouvernance de ses dirigeants politiques. Les cercles au pouvoir s'enrichissent en effet impunément au détriment des populations, et alimentent les conflits ethniques et les conflits d'intérêt. Ces dérives étatiques appartiennent bel et bien au champ de la criminalité, dans le sens où loi et morale sont violées. Non respect des droits fondamentaux, dictatures, pillage des ressources, trafics en tout genre, génocides... ont marqué l'afrique durant tout le XXe siècle, qualifiant ses Etats de « failed-states ». Sa trajectoire historique, marquée par la colonisation, relie de fait étroitement le fonctionnement des Etats africains aux puissances occidentales.
Par conséquent on peut se demander si la criminalisation de l'etat est un processus qui lui est spécifique, ou bien est-ce qu'il a été exacerbé par la colonisation, et que les politiques de développement et les puissances occidentales alimentent plus qu'elles ne l'enrayent ? Autrement dit, doit-on parler de spécificité africaine ou d'effets pervers du néo-colonialisme ?
Trois axes d'études ressortent alors : d'abord en recherchant les causes de cette criminalisation, nous en étudierons le processus. De là, nous déterminerons s'il s'agit d'une spécificité africaine, et de quel type elle relève. Enfin, la mise en perspective de ce phénomène permettra de réfléchir aux enjeux du XXIe siècle de cette criminalisation et aux perspectives politiques du continent africain dans ses rapports Nord-Sud.
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