La crise des banlieues (Sociologie des quartiers sensibles), Jean-Marc Stébé
Date de publication :
26/01/2007
Langue :
Français
Format :
Nombre de pages :
12 pages
Sommaire :
Sommaire
- Origines et évolution de la banlieue plurielle
- De la 'ban-lieue'médiévale au romantisme des banlieues
- De la banlieue-jardin à la banlieue pavillonnaire
- De la ceinture noire à la banlieue rouge
- Des cités ouvrières aux grands ensembles HLM
- Du lotissement périurbain à la ville nouvelle
- Le 'malaise des banlieues'
- Les sources du malaise
- La spirale de l'exclusion et de la précarisation
- Les jeunes et l'exclusion
- L'image stigmatisée des 'banlieues'
- Le mythe des 'banlieues-ghettos'
- Le ghetto, l'expression spatiale des ségrégations
- L'histoire mal connue du ghetto
- Les processus américains de ghettoïsation
- Une comparaison excessive
- Une culture de banlieue
- Le hip-hop, une culture des rues
- Les modes d'expression artistique du hip-hop
- Les signes d'appartenance à la culture des rues
- Existe-t-il une culture de banlieue ?
Résumé :
Depuis une quinzaine d'années, le discours sur la ville se focalise sur le problème des « banlieues ».
Dans La crise des banlieues, jean-marc stébé se propose de montrer qu'il n'existe pas une banlieue unique, mais plutôt des territoires périurbains qui agglomèrent une grande diversité de lieux, d'activités et de populations. Il analyse les processus de ségrégation sociale et spatiale, ainsi
que la spirale d'exclusion caractéristique des
banlieues « sensibles », mais qui n'en font pas pour autant l'équivalent des ghettos noirs américains.
Les banlieues, ces territoires à la lisière des villes, serviraient de réceptacles à tous les maux dont souffre notre société : lieux symboliques de la crise sociale, ils incarneraient la souffrance et la misère,l'exclusion et la marginalité, la violence et le risque de ghetto, l'échec urbanistique et la médiocrité architecturale.
Tout se passe comme si la question urbaine, posée par l'existence de ces quartiers « difficiles », était actuellement l'équivalent de ce que l'on appelait au XIXe siècle la question sociale. Les banlieues se prêtent aux simplifications abusives et aux généralisations faciles, et alimentent la polémique : on projette sur elles toutes les
« fautes » de la société et toutes les craintes associées aux populations mal connues. Les banlieues sont mises au ban de la ville, et deviennent alors des espaces relégués dans lesquels le lien social se délite. On peut donc dire que les banlieues, en tant qu'elles posent un problème social, sont une construction mentale autant qu'une situation urbaine concrète. Amalgame de cités d'habitat social construites dans les années 1950-1960 et de
lotissements pavillonnaires édifiés au cours des décennies suivantes, d'espaces industriels et de zones commerciales, de vieilles localités résidentielles et de villes nouvelles, la banlieue investit la ville de toute part.
Avec ses multiples éléments disjoints et disparates, elle apparaît difficile à appréhender, tant spatialement que quantitativement. Au niveau national, la population des banlieues ne cesse d'augmenter depuis les années 1960.
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