La crise sécuritaire de 1912 selon Jean Jaurès
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publié le 13/06/2007
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niveau : grand public
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Résumé
cet article est écrit après larrivée de Briand au pouvoir en 1909-1910, ce qui peut crédibiliser le discours dun de ses compagnons politiques.
De plus, il intervient dans un contexte de tensions entre la France et lAllemagne qui sopposent sur la question marocaine.
Enfin, il soppose à une psychose sécuritaire illustrée par lenquête lancée la même année par le procureur général de Lyon, G.Loubat, dans toutes les cours dappel afin détablir les causes dun laxisme pénal montré du doigt. Cet homme apparaît alors comme le chantre dune opinion dénonçant un sentimentalisme dans lapplication des peines et réclamant un retour à lordre. La presse sen fait largement lécho notamment au travers du « système Loubat » qui réclame la suppression des lois du 5 juin 1875, du 14 août 1885, des lois Béranger, de celle du 15 novembre 1892, du 5 avril 1899, du 12 avril 1906 et des amnisties. Le rétablissement des châtiments corporels et lalourdissemnt génral des peines sont également demandés. Rappelé à lodre par Aristide Briand, G.Loubat a lancé un débat public en évoquant « La crise de la répression » (Revue politique et parlementaire, juin 1911) et en opposant ainsi la gauche à une certaine presse incarnée par J. Lecoq au Petit Journal. Le Temps, lui, sefforce de trouver une position consensuelle. Les solutions préconisées tendent à limiter les prérogatives des magistrats mais Aristide Briand adopte une attitude mesurée en créant des commissions de réflexion malgré lesquelles le débat persiste dans lopinion publique notamment par la tenue en 1912 du Congrès National de Droit Pénal dont E. Garçon demande la modernisation.
De plus, il intervient dans un contexte de tensions entre la France et lAllemagne qui sopposent sur la question marocaine.
Enfin, il soppose à une psychose sécuritaire illustrée par lenquête lancée la même année par le procureur général de Lyon, G.Loubat, dans toutes les cours dappel afin détablir les causes dun laxisme pénal montré du doigt. Cet homme apparaît alors comme le chantre dune opinion dénonçant un sentimentalisme dans lapplication des peines et réclamant un retour à lordre. La presse sen fait largement lécho notamment au travers du « système Loubat » qui réclame la suppression des lois du 5 juin 1875, du 14 août 1885, des lois Béranger, de celle du 15 novembre 1892, du 5 avril 1899, du 12 avril 1906 et des amnisties. Le rétablissement des châtiments corporels et lalourdissemnt génral des peines sont également demandés. Rappelé à lodre par Aristide Briand, G.Loubat a lancé un débat public en évoquant « La crise de la répression » (Revue politique et parlementaire, juin 1911) et en opposant ainsi la gauche à une certaine presse incarnée par J. Lecoq au Petit Journal. Le Temps, lui, sefforce de trouver une position consensuelle. Les solutions préconisées tendent à limiter les prérogatives des magistrats mais Aristide Briand adopte une attitude mesurée en créant des commissions de réflexion malgré lesquelles le débat persiste dans lopinion publique notamment par la tenue en 1912 du Congrès National de Droit Pénal dont E. Garçon demande la modernisation.
Sommaire
- L'auteur : Jean Jaurès (1859-1842)
- Destinataires : un électorat politisé
- Contexte : l'arrivée de Briand au pouvoir en 1909-1910 dans un contexte de tensions entre la France et l'Allemagne qui s'opposent sur la question marocaine
- Un texte qui s'oppose à une psychose sécuritaire
