La crise du talc Morhange : description et analyse de la stratégie de communication
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étude de cas
publié le 13/07/2007
avis client : non évalué
niveau : avancé
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Résumé
Entre les mois de mai et août 1972, 36 cas de décès étranges sont notifiés chez des bébés. Les symptômes sont les suivants : brûlures, fièvre, tremblements, dème papillaire, paraplégie et coma
On leur diagnostique rapidement une encéphalite grave. Une région est particulièrement touchée : la Champagne-Ardenne, et plus particulièrement le département de lAube. Bien quon sache de quoi ces enfants sont morts, on ne sait pas encore ce qui a pu causer cette « épidémie ».
En août 1972, une équipe de chercheurs de lINSERM, dirigée par le docteur Gilbert MARTIN-BOUYER, épidémiologiste, envoie des infirmières dans les familles dune dizaine denfants touchés, avec un questionnaire qui explorait toutes les possibilités dexplication : celles-ci font une prise de sang et récupèrent tous les objets en contact avec le nourrisson. Parmi eux, un flacon de talc morhange que le docteur MARTIN-BOUYER fait vite parvenir au centre de toxicologie Fernand-Widal à Paris dirigé par le Dr. FOURNIER.
Celui-ci fait un test dès le lendemain: il donne du talc à un chien qui meurt dans les 2 heures. On soupçonne alors la présence de chlorophénol dans le talc.
Ce sera par la suite lhexachlorophène qui sera officialisé dans les autres analyses comme facteur dempoisonnement. Le flacon de talc contient en effet 6% dhexachlorophène, un désinfectant. Cest une molécule non répertoriée comme toxique. Le sang des enfants en contient aussi. Pourtant les chercheurs sont formels ; cest bien lorigine des décès. Le 24 août 1972, quatre mois après lapparition des premiers cas dencéphalite chez les nourrissons et huit jours seulement après le début de lenquête, lalerte est lancée. Le ministère de la santé fait passer un message clair : tous les flacons de talc morhange doivent être rapportés, les autres doivent être retirés de la vente. Sur environ 2800 boites contaminées, on en retrouve moins de 100.
Le talc est officiellement porté comme responsable de la mort des bébés : cela va innocenter les familles dont les mères commençaient à être rendues responsables de la mort de leur enfant. Or, même elles avaient des brûlures sur les doigts dues au talc. Le talc est le produit dune roche broyée, la stéatite. Cest un produit naturel utilisé depuis toujours pour adoucir la peau des bébés. Reste à savoir pourquoi et comment une molécule dont on ne sait presque rien, lhexachlorophène, a pu atterrir dans ce produit.
En août 1972, une équipe de chercheurs de lINSERM, dirigée par le docteur Gilbert MARTIN-BOUYER, épidémiologiste, envoie des infirmières dans les familles dune dizaine denfants touchés, avec un questionnaire qui explorait toutes les possibilités dexplication : celles-ci font une prise de sang et récupèrent tous les objets en contact avec le nourrisson. Parmi eux, un flacon de talc morhange que le docteur MARTIN-BOUYER fait vite parvenir au centre de toxicologie Fernand-Widal à Paris dirigé par le Dr. FOURNIER.
Celui-ci fait un test dès le lendemain: il donne du talc à un chien qui meurt dans les 2 heures. On soupçonne alors la présence de chlorophénol dans le talc.
Ce sera par la suite lhexachlorophène qui sera officialisé dans les autres analyses comme facteur dempoisonnement. Le flacon de talc contient en effet 6% dhexachlorophène, un désinfectant. Cest une molécule non répertoriée comme toxique. Le sang des enfants en contient aussi. Pourtant les chercheurs sont formels ; cest bien lorigine des décès. Le 24 août 1972, quatre mois après lapparition des premiers cas dencéphalite chez les nourrissons et huit jours seulement après le début de lenquête, lalerte est lancée. Le ministère de la santé fait passer un message clair : tous les flacons de talc morhange doivent être rapportés, les autres doivent être retirés de la vente. Sur environ 2800 boites contaminées, on en retrouve moins de 100.
Le talc est officiellement porté comme responsable de la mort des bébés : cela va innocenter les familles dont les mères commençaient à être rendues responsables de la mort de leur enfant. Or, même elles avaient des brûlures sur les doigts dues au talc. Le talc est le produit dune roche broyée, la stéatite. Cest un produit naturel utilisé depuis toujours pour adoucir la peau des bébés. Reste à savoir pourquoi et comment une molécule dont on ne sait presque rien, lhexachlorophène, a pu atterrir dans ce produit.
Sommaire
- Description de la crise
- Le déclenchement de l'alerte
- Etude de la molécule miracle
- Tragédie et transactions
- Givaudan dans la tourmente
- Un procès très attendu
- L'intervention politique
- Les fabricants face à leurs responsabilités
- Les lois
- Gestion de la crise
- Le système de rappel et de retrait des produits
- La position de GIVAUDAN face aux accusations
- Leur comportement face aux familles
- L'attitude pendant le procès
- L'après-procès
- Ce qu'aurait dû faire Givaudan
