Croissance économique et environnement
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exposé
publié le 28/08/2008
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niveau : grand public
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Résumé
Intitulé « The limits to growth » (ou « Halte à la croissance ? Rapports sur les limites de la croissance » pour l'édition française), le rapport du Club de Rome ou rapport Meadows de 1972, partant d'un a priori qui est l'épuisement de ressources limitées ou le caractère ponctuel de certaines atteintes, affirme que la logique de la préservation des ressources est de tendre vers une croissance zéro. Ce rapport établit alors une véritable confrontation entre la croissance économique et lenvironnement. La création de ce néologisme quest le terme « environnement » coïncide dailleurs avec lapparition dune inquiétude liée aux conséquences du développement de la société industrielle sur le milieu ambiant. Le Dictionnaire économique et financier, définit alors ce terme comme l « ensemble des éléments constitutifs du milieu où vit lhomme ». Cette relation conflictuelle entre croissance économique et état de lenvironnement résulte donc de la prise de conscience de la destruction et surexploitation des ressources renouvelables ou non par lactivité économique de lhomme, leur épuisement dans le second cas et une production considérable de déchets. Ainsi, dès les années 1920, Pigou, de lécole de Cambridge, ouvre la voie de lanalyse des problèmes de pollution et dans les années 1960 apparaît léconomie de lenvironnement qui émerge comme un champ disciplinaire original : les économistes vont tenter dapporter des réponses normatives aux problèmes de la gestion de lenvironnement. Parallèlement, de nombreux sommets mondiaux, conférence et traités se sont penchés sur cette question de lenvironnement tel que le protocole de Kyoto en 1997 ou le sommet mondial de Johannesburg en 2002 sur le développement durable. Cependant, largument économique est souvent mis en avant pour retarder ou pour remettre en cause lopportunité des programmes de réduction de la pollution. Ainsi, l'absence de représentants américains à Johannesburg ou encore leur refus du protocole de Kyoto indique avant tout la crainte pour les Etats-Unis de perdre, à travers des mesures écologiques, leur superpuissance économique. De ce fait, croissance économique et environnement demeurent-ils définitivement deux concepts antagonistes et donc incompatibles ? Faut-il condamner la croissance au nom de la préservation environnementale comme lénonce le Club de Rome, lenvironnement constitue-t-il un frein réel à la croissance économique comme le pensent les Américains ou peut-on tenter de concilier efficacement ces deux concepts dun point de vue économique ?
Sommaire
- Une interaction conflictuelle : une croissance économique destructrice de l'environnement, mais une action écologique redoutée en vertu de cette même croissance
- Croissance économique et dégradation de l'environnement : prise de conscience écologique de la finitude des ressources naturelles mondiales
- Les coûts de l'internalisation de cette dégradation de l'environnement, une entrave à la compétitivité et à la productivité des entreprises et donc à la croissance
- Une préservation de l'environnement admise, cependant, comme l'un des moteurs de la croissance : « la croissance n'est pas un problème, c'est la solution » (George Bush)
- Nouvelles théories de la croissance et nouvelle interprétation de la croissance ou définition d'une synergie nouvelle entre réduction de la pollution et productivité des entreprises
- La remise en cause du postulat traditionnel du lien négatif entre actions environnementales et compétitivité des entreprises : « l'hypothèse de Porter », un rapport entre croissance économique et réglementation environnementale à nuancer
