Croissance économique et répartition
Date de publication :
22/02/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- Favoriser les salariés : une répartition au départ prometteuse mais qui s'essouffle avec l'affaiblissement de la croissance dans les années 70
- La théorie de la demande : la croissance passe par une répartition en faveur des salariés
- Une approche qui pénalise trop l'investissement et aboutit à une croissance faible et déséquilibrée
- Favoriser l'entreprise : l'émergence d'un nouveau modèle censé relancer et rééquilibrer la croissance
- La théorie de l'offre : la croissance passe par une répartition en faveur des entreprises
- Une approche qui déprime trop la demande intérieure
Résumé :
Selon Jacques Généreux, en économie, « plus on partage le gâteau, plus il devient gros ». Ceci semble très surprenant, croissance et répartition sont deux concepts a priori éloignés.
Ils sont en fait très étroitement liés : la répartition est le partage des richesses au sein d'un pays, or, la croissance (augmentation soutenue pendant une longue période de la production d'un pays) est la création de cette richesse à répartir. Le lien est même double: tout d'abord, pour qu'il y ait répartition de richesses il faut donc qu'il y ait création de richesses et donc croissance économique. A l'inverse, la répartition joue elle aussi un rôle sur la croissance, la répartition n'étant pas un simple conflit de redistribution : en effet, la croissance est entre autres le résultat d'une répartition qui favorise à plus ou moins grande échelle tel ou tel facteur de production. Concrètement, une production dans laquelle la répartition privilégie le facteur travail favorise la part salariale dans la valeur ajoutée alors qu'une production dans laquelle la répartition privilégie plutôt le facteur capital favorise la part du profit dans la valeur ajoutée. Ces deux types de répartition correspondent à l'opposition entre deux grands courants de pensée économique:
- keynésianisme qui prône un partage de la valeur ajoutée favorable aux salariés mis en place par l'intervention étatique (ceci rejoint alors la vision de Généreux)
- et néoclassicisme qui prône au contraire une répartition en faveur du profit grâce à une économie de marché
Chacun de ces deux courants pense que le type de répartition qu'il propose est le plus favorable à une croissance économique équilibrée, c'est-à-dire régulière et respectant les grands équilibres (des prix, de l'emploi, du commerce extérieur). Cette question ne se pose pas en période de forte croissance puisque l'expansion s'auto entretient mais plutôt quand les difficultés économiques apparaissent. Il faut alors connaître les variables économiques à infléchir pour relancer la croissance. Le type de répartition, comme il a de fortes répercutions sur la croissance est depuis longtemps un facteur de tension entre courants de pensée économique. Nous prendrons durant cet exposé l'exemple de la France qui a le mérite d'opposer clairement les deux conceptions.
Tout l'enjeu est ici de comprendre si l'on peut dégager une répartition optimale des fruits de la croissance en confrontant les deux modèles, tout en sachant que l'arbitrage clé de cette répartition se fait entre salariés et entreprises. Nous choisirons ici une approche chronologique qui a le mérite de confronter les deux théories aux faits économiques. En effet deux grandes approches se sont confrontées depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale :
I - Tout d'abord l'approche d'inspiration keynésienne qui insiste sur l'importance de la demande et qui privilégie donc une répartition en faveur des salariés (théorie de la demande). Cette théorie a eu son heure de gloire en France jusqu'à son déclin au début des années 80 début 80.
II - Puis l'approche néoclassique qui prend donc le relais au début des années 80. Celle ci insiste au contraire sur l'importance de l'offre (théorie de l'offre) et donc privilégie une répartition des fruits de la croissance favorable au profit. Nous verrons que cette approche a également ses limites.
Ils sont en fait très étroitement liés : la répartition est le partage des richesses au sein d'un pays, or, la croissance (augmentation soutenue pendant une longue période de la production d'un pays) est la création de cette richesse à répartir. Le lien est même double: tout d'abord, pour qu'il y ait répartition de richesses il faut donc qu'il y ait création de richesses et donc croissance économique. A l'inverse, la répartition joue elle aussi un rôle sur la croissance, la répartition n'étant pas un simple conflit de redistribution : en effet, la croissance est entre autres le résultat d'une répartition qui favorise à plus ou moins grande échelle tel ou tel facteur de production. Concrètement, une production dans laquelle la répartition privilégie le facteur travail favorise la part salariale dans la valeur ajoutée alors qu'une production dans laquelle la répartition privilégie plutôt le facteur capital favorise la part du profit dans la valeur ajoutée. Ces deux types de répartition correspondent à l'opposition entre deux grands courants de pensée économique:
- keynésianisme qui prône un partage de la valeur ajoutée favorable aux salariés mis en place par l'intervention étatique (ceci rejoint alors la vision de Généreux)
- et néoclassicisme qui prône au contraire une répartition en faveur du profit grâce à une économie de marché
Chacun de ces deux courants pense que le type de répartition qu'il propose est le plus favorable à une croissance économique équilibrée, c'est-à-dire régulière et respectant les grands équilibres (des prix, de l'emploi, du commerce extérieur). Cette question ne se pose pas en période de forte croissance puisque l'expansion s'auto entretient mais plutôt quand les difficultés économiques apparaissent. Il faut alors connaître les variables économiques à infléchir pour relancer la croissance. Le type de répartition, comme il a de fortes répercutions sur la croissance est depuis longtemps un facteur de tension entre courants de pensée économique. Nous prendrons durant cet exposé l'exemple de la France qui a le mérite d'opposer clairement les deux conceptions.
Tout l'enjeu est ici de comprendre si l'on peut dégager une répartition optimale des fruits de la croissance en confrontant les deux modèles, tout en sachant que l'arbitrage clé de cette répartition se fait entre salariés et entreprises. Nous choisirons ici une approche chronologique qui a le mérite de confronter les deux théories aux faits économiques. En effet deux grandes approches se sont confrontées depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale :
I - Tout d'abord l'approche d'inspiration keynésienne qui insiste sur l'importance de la demande et qui privilégie donc une répartition en faveur des salariés (théorie de la demande). Cette théorie a eu son heure de gloire en France jusqu'à son déclin au début des années 80 début 80.
II - Puis l'approche néoclassique qui prend donc le relais au début des années 80. Celle ci insiste au contraire sur l'importance de l'offre (théorie de l'offre) et donc privilégie une répartition des fruits de la croissance favorable au profit. Nous verrons que cette approche a également ses limites.
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