Culture et Utilité
Date de publication :
01/06/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- La culture comme ce qui est hors du domaine de l'Utilité
- La culture, un domaine hétérogène
- Critique rousseauiste & baconienne de la culture, comme ce qui ne sert à rien
- Culture comme activité désintéressée
- La culture comme moyen en vue d'une fin
- La nature dissimulatrice de la culture
- Critique de Bourdieu, instrument de domination sociale
- Culture comme ce qui définit l'utile chez Rousseau
- La culture comme ce qui produit des effets
- L'idéal antique de la culture comme avènement de la moralité
- Les effets pervers de la culture. Rousseau
- La culture comme production de l'homme
Résumé :
La culture semble entretenir avec la notion d'utilité un rapport complexe. En effet, à premier abord on considère que la culture est « ce qui ne sert à rien » et en ce sens s'oppose au champ de l'utile. Considérer la culture comme utile serait même ne pas la comprendre à sa juste valeur et ainsi la dévaluer. Pourtant tout un chacun reconnaît que l'on ne peut se passer la culture.
Par culture, on entend un ensemble de pratiques socialement définies un raffinement des manière et du langage, une certaine manière de produire les objets aussi. C'est aussi un ensemble de connaissances. La culture s'entend donc d'un point de vue générale, de la société comme ce qui caractérise une société, son mode vie, de production, ses valeurs et ses croyances, mais elle s'entend aussi du point de vue de l'individu, comme un ensemble de connaissances et de manières. Taylor in Primitive culture : « Le mot culture pris dans son sens ethnographique le plus étendu, désigne ce tout complexe comprenant les sciences, les croyances, les arts, la morale, les lois, les coutumes et les autres facultés et habitudes acquises par l'homme dans l'état social. » « La » culture, désigne chez un homme, un caractère de généralité, d'universalité. Ce sens se rapporte ainsi à l'individu. Il renvoie à sa dignité, à sa valeur. Le terme est alors axiologiquement connoté culture et utilité semblent ainsi appartenir à deux domaines hétérogènes. En effet l'utilité par opposition à la culture désigne les moyens en vue d'une fin, quand la culture apparaît, du moins de son idéal, comme une fin en soi. L'utile concernerait donc les objets techniques, les connaissances requises dans la pratique dans l'activité, quand la culture concernerait essentiellement les arts, les productions de l'esprit. De cette façon, la dichotomie culture / utilité semble reprendre tout à fait celle de l'esprit et de du corps, avec les connotations axiologiques que cela implique, une surestimation de la culture par rapport à l'utilité, parce qu'elle n'est pas utilité, et donc plus proprement humaine, caractéristique de la Liberté. Mais par utilité, il faut encore comprendre ce qui a des effets, et peut-on dire en ce cas que la culture n'est pas utilité en ce sens qu'elle n'a pas d'effet sur une société ou un individu ?
De cette façon, il s'agit de comprendre comment la culture rencontre sans pour autant être dévaluée la notion d'utilité. L'utilité, loin de représenter le domaine antinomique de la culture n'est-elle pas ce qui la justifie et lui donne sa valeur dans le monde social dans lequel elle trouve sa place et son origine ?
Nous verrons dans un 1er temps comment la culture se conçoit comme le domaine hétérogène au domaine de l'utilité et en est par là estimée. Néanmoins, la culture, saisie comme ensemble de manières et de connaissance, la haute culture, semble ne se présenter comme contraire de l'utile qu'en tant que moyen en vue d'une fin, la domination par dissimulation de sa vraie nature. Enfin, la culture en tant qu'elle est un ensemble de connaissances et de pratique entraînant des effets sur la société et sur les individus semble bien appartenir, de plein droit, et non sous couvert de dissimulation, à l'utile, sans connotation négative suivant.
Par culture, on entend un ensemble de pratiques socialement définies un raffinement des manière et du langage, une certaine manière de produire les objets aussi. C'est aussi un ensemble de connaissances. La culture s'entend donc d'un point de vue générale, de la société comme ce qui caractérise une société, son mode vie, de production, ses valeurs et ses croyances, mais elle s'entend aussi du point de vue de l'individu, comme un ensemble de connaissances et de manières. Taylor in Primitive culture : « Le mot culture pris dans son sens ethnographique le plus étendu, désigne ce tout complexe comprenant les sciences, les croyances, les arts, la morale, les lois, les coutumes et les autres facultés et habitudes acquises par l'homme dans l'état social. » « La » culture, désigne chez un homme, un caractère de généralité, d'universalité. Ce sens se rapporte ainsi à l'individu. Il renvoie à sa dignité, à sa valeur. Le terme est alors axiologiquement connoté culture et utilité semblent ainsi appartenir à deux domaines hétérogènes. En effet l'utilité par opposition à la culture désigne les moyens en vue d'une fin, quand la culture apparaît, du moins de son idéal, comme une fin en soi. L'utile concernerait donc les objets techniques, les connaissances requises dans la pratique dans l'activité, quand la culture concernerait essentiellement les arts, les productions de l'esprit. De cette façon, la dichotomie culture / utilité semble reprendre tout à fait celle de l'esprit et de du corps, avec les connotations axiologiques que cela implique, une surestimation de la culture par rapport à l'utilité, parce qu'elle n'est pas utilité, et donc plus proprement humaine, caractéristique de la Liberté. Mais par utilité, il faut encore comprendre ce qui a des effets, et peut-on dire en ce cas que la culture n'est pas utilité en ce sens qu'elle n'a pas d'effet sur une société ou un individu ?
De cette façon, il s'agit de comprendre comment la culture rencontre sans pour autant être dévaluée la notion d'utilité. L'utilité, loin de représenter le domaine antinomique de la culture n'est-elle pas ce qui la justifie et lui donne sa valeur dans le monde social dans lequel elle trouve sa place et son origine ?
Nous verrons dans un 1er temps comment la culture se conçoit comme le domaine hétérogène au domaine de l'utilité et en est par là estimée. Néanmoins, la culture, saisie comme ensemble de manières et de connaissance, la haute culture, semble ne se présenter comme contraire de l'utile qu'en tant que moyen en vue d'une fin, la domination par dissimulation de sa vraie nature. Enfin, la culture en tant qu'elle est un ensemble de connaissances et de pratique entraînant des effets sur la société et sur les individus semble bien appartenir, de plein droit, et non sous couvert de dissimulation, à l'utile, sans connotation négative suivant.
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