Le déféré préfectoral est-il toujours nécessaire?
Date de publication :
19/01/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
3 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le déféré préfectoral : un contrôle présentant des vicissitudes
- Une utilisation marginale du déféré préfectoral
- Un déséquilibre entre le principe de libre administration et le déféré préfectoral
- Mais qui reste nécessaire
- Le déféré préfectoral ; un véritable contrôle de la légalité
- Le déféré préfectoral : un progrès du contentieux de l'annulation
Résumé :
Le déféré préfectoral est une variété de recours pour excès de pouvoir formé par le préfet, dans le cadre de sa mission de contrôle de la légalité, contre un acte administratif pris par une collectivité territoriale, y compris les contrats administratifs, ou les décisions administratives détachables d'un contrat de droit privé. Par rapport au REP, il se distingue seulement par quelques éléments tels que l'intérêt à agir de plein droit, la possibilité illimitée de former le recours contre un contrat, les règles légèrement différentes quant au point de départ du délai (transmission complète de l'acte ou écoulement du délai de droit commun après une demande de transmission complémentaire fondée, c'est-à-dire nécessaire pour apprécier la légalité).
Le déféré préfectoral a été institué en 1982 pour remplacer l'ancienne tutelle sur les actes des collectivités locales, quoique techniquement ce soit une forme de tutelle.
L'administration de l'Etat oeuvre pour répondre aux besoins de la nation. Il est possible de constater la fausse simplicité qui réside dans l'idée que l'Etat agit pour satisfaire l'intérêt public national. Si la France est un État unitaire, « son organisation est décentralisée » (article 1 de la constitution, issu de la révision du 28 mars 2003). Des risques d'oppositions existent donc entre l'intérêt national défini par l'Etat et l'intérêt local défendu par les collectivités infra étatique. Donc, tout comme l'Etat, les collectivités territoriales ont un statut constitutionnel qui garantit l'existence et leur libre administration. Le caractère unitaire de l'Etat s'impose cependant aux collectivités territoriales, juridiquement égales entre elles. Supprimant la tutelle a priori que l'Etat exerçait, sur les collectivités territoriales, la loi du 2 mars 1982, a établit un contrôle de légalité a posteriori exercé par le préfet sur les actes des collectivités décentralisées.
Toutefois, actuellement, le déféré préfectoral mis en place en 1982 reste-t-il nécessaire ? Son efficacité peut elle être remise en cause ? La pratique Administration, maintenant bien établie depuis 1982, a-t-elle validée les objectifs d'origines ?
Afin de répondre à ces interrogations, il conviendra d'étudier dans un premier temps les aléas du déféré préfectoral (I), puis nous verrons par la suite que ce déféré reste nécessaire (II).
Le déféré préfectoral a été institué en 1982 pour remplacer l'ancienne tutelle sur les actes des collectivités locales, quoique techniquement ce soit une forme de tutelle.
L'administration de l'Etat oeuvre pour répondre aux besoins de la nation. Il est possible de constater la fausse simplicité qui réside dans l'idée que l'Etat agit pour satisfaire l'intérêt public national. Si la France est un État unitaire, « son organisation est décentralisée » (article 1 de la constitution, issu de la révision du 28 mars 2003). Des risques d'oppositions existent donc entre l'intérêt national défini par l'Etat et l'intérêt local défendu par les collectivités infra étatique. Donc, tout comme l'Etat, les collectivités territoriales ont un statut constitutionnel qui garantit l'existence et leur libre administration. Le caractère unitaire de l'Etat s'impose cependant aux collectivités territoriales, juridiquement égales entre elles. Supprimant la tutelle a priori que l'Etat exerçait, sur les collectivités territoriales, la loi du 2 mars 1982, a établit un contrôle de légalité a posteriori exercé par le préfet sur les actes des collectivités décentralisées.
Toutefois, actuellement, le déféré préfectoral mis en place en 1982 reste-t-il nécessaire ? Son efficacité peut elle être remise en cause ? La pratique Administration, maintenant bien établie depuis 1982, a-t-elle validée les objectifs d'origines ?
Afin de répondre à ces interrogations, il conviendra d'étudier dans un premier temps les aléas du déféré préfectoral (I), puis nous verrons par la suite que ce déféré reste nécessaire (II).
Voir docs similaires : Droit administratif
2
La tutelle de l'Etat sur les collectivités locales a-t-elle complètement disparu ? (2006)
Exposé | 28/01/2008 | fr | .doc | 4 pages
3
L'impact de la décentralisation dans l'organisation administrative de l'état
Exposé | 16/04/2007 | fr | .doc | 3 pages
4
Faut-il supprimer le contrôle de légalité des collectivités locales ?
Exposé | 09/01/2008 | fr | .doc | 7 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Droit administratif
2
Conseil d'Etat, 7 février 2003 - dans quelle mesure le juge administratif parvient-il à concilier son pouvoir de contrôle de plus en plus étendu avec une volonté de se conformer à la jurisprudence de la CEDH ?
Commentaire d'arrêt | 27/10/2009 | fr | .doc | 3 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Droit administratif
1
Commentaire d'arrêt CE 9 juillet 2001 Préfet du Loiret
Commentaire d'arrêt | 02/05/2007 | fr | .doc | 2 pages
2
Principes généraux du droit et principes fondamentaux reconnus par les lois de la République
Exposé | 09/03/2003 | fr | .doc | 4 pages
4
Commentaire de la décision Confédération nationale des associations familiales catholiques et autres de l'Assemblée du Conseil d'Etat rendue le 21 décembre 1990.
Commentaire d'arrêt | 24/04/2007 | fr | .doc | 3 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
