La déforestation au sud du Chili, entre déculturation du peuple et de l'environnement
Date de publication :
28/12/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
24 pages
Sommaire :
Sommaire
- Quand la mondialisation se substitue à la culture
- Une ressource naturelle
- La « déculturation environnementale » des Mapuches
- Quelles alternatives face à l'échec des politiques environnementales
- Les aléas des politiques environnementales nationales et internationales
- Vers une politique environnementale de proximité
- Perspectives : combattre le mimétisme occidental pour un développement dans la diversité
- Une construction économique contredisant les idéaux sur le respect de la nature et de l'humanité
- Le Développement durable : une possible réconciliation entre société et nature
Résumé :
« En conflit avec le peuple Mapuche, la chaîne de vêtements Benetton a décidé de lui octroyer 7500 hectares de terres »
Les Mapuches ont ainsi gagné le 16 juillet 2006 une bataille qui s'inscrit dans l'histoire d'une lutte qui commence à porter ses fruits.
Une multitude de peuples autochtones est aujourd'hui contrainte de lutter contre l'expropriation de leurs terres. Leur sagesse a su ne pas se laisser engloutir dans l'ornière étroite du profit et ils habitent toujours la rive des fleuves, des forêts et des montagnes avec tendresse.
Malheureusement ces peuples se trouvent confrontés à une ère dédiée à la production et la consommation au détriment de la préservation. En effet l'éthique environnementale ne figure pas encore à l'ordre du jour des « business plan » des multinationales.
Certes nous ne pouvons pas rejeter toute activité économique, celle-ci est par essence humaine. Seulement, l'économie de notre temps ne se préoccupe malheureusement guère du bien être de l'homme et de son environnement. Ces valeurs sont pourtant revendiquées par des populations adeptes d'un développement économique par et pour la nature.
Parmi ces peuples sages, le peuple mapuche (gens de la terre), vivant au chili, persiste depuis cinq siècles à respecter et à faire respecter son existence et sa conscience. Ayant résisté à l'invasion colonialiste, à la conversion catholique, il se dresse aujourd'hui contre l'aliénation capitaliste qui exploite aveuglement la terre où est inscrite son histoire et soumet à son profit les forces vives. C'est parce que les Mapuches sont liés à la nature par des liens de réciprocité, d'amitié et de reconnaissance et qu'ils refusent d'habiter la terre en maître ou en esclave, c'est parce qu'ils ont gardé la claire conscience de leur appartenance au monde, que la destruction de leur environnement menace conséquemment leur culture et leur existence.
C'est l'histoire de relations contradictoires entre politiques publiques et groupes d'intérêts privés, respect de l'environnement et exigences économiques, identités ethniques locales et mondialisation.
La déforestation au chili s'inscrit dans une brûlante actualité internationale et constitue un enjeu majeur tant sur le plan scientifique que sociétale : la gestion des forêts naturelles à forte biodiversité sur un territoire prisé par les multinationales et revendiqué par une population autochtone composée d'indiens Mapuche.
Quand libéralisme, profit, consommation de masse riment avec déforestation, déculturation, destruction, expropriation ; quand les puissants de ce monde oeuvrent à l'élaboration de normes internationales espérant anesthésier les revendications environnementales grandissantes ; quand aucun compromis n'a encore permis de sortir de l'impasse sociétale posée par la question environnementale faisant l'objet de toutes les convoitises politiques et médiatiques...
Pouvons nous continuer à croire les promesses des tortionnaires environnementaux se réclamant, d'un comportement responsable paraissant pourtant incompatible avec les intérêts économiques privés qui gouvernent le monde ?
N'est-il pas possible d'envisager, à l'échelle planétaire, un modèle de développement économique honorant la diversité culturelle et le respect environnemental ?
L'idéologie économique dominant notre temps a provoqué d'innombrables catastrophes naturelles, il s'agit d'un phénomène physique et bien au delà d'une atteinte à la culture. Ce triste constat a provoqué des incertitudes et inquiétudes qui ont incité les puissants de ce monde à remettre en question le modèle existant et surtout à envisager des solutions. Des politiques environnementales ont été élaborées mais se voulant respectueuses d'une logique économique libéraliste. Face à l'échec d'une solution se voulant supranationale, les dirigeants politiques et la société civile ont choisi la voie de la proximité.
Les Mapuches ont ainsi gagné le 16 juillet 2006 une bataille qui s'inscrit dans l'histoire d'une lutte qui commence à porter ses fruits.
Une multitude de peuples autochtones est aujourd'hui contrainte de lutter contre l'expropriation de leurs terres. Leur sagesse a su ne pas se laisser engloutir dans l'ornière étroite du profit et ils habitent toujours la rive des fleuves, des forêts et des montagnes avec tendresse.
Malheureusement ces peuples se trouvent confrontés à une ère dédiée à la production et la consommation au détriment de la préservation. En effet l'éthique environnementale ne figure pas encore à l'ordre du jour des « business plan » des multinationales.
Certes nous ne pouvons pas rejeter toute activité économique, celle-ci est par essence humaine. Seulement, l'économie de notre temps ne se préoccupe malheureusement guère du bien être de l'homme et de son environnement. Ces valeurs sont pourtant revendiquées par des populations adeptes d'un développement économique par et pour la nature.
Parmi ces peuples sages, le peuple mapuche (gens de la terre), vivant au chili, persiste depuis cinq siècles à respecter et à faire respecter son existence et sa conscience. Ayant résisté à l'invasion colonialiste, à la conversion catholique, il se dresse aujourd'hui contre l'aliénation capitaliste qui exploite aveuglement la terre où est inscrite son histoire et soumet à son profit les forces vives. C'est parce que les Mapuches sont liés à la nature par des liens de réciprocité, d'amitié et de reconnaissance et qu'ils refusent d'habiter la terre en maître ou en esclave, c'est parce qu'ils ont gardé la claire conscience de leur appartenance au monde, que la destruction de leur environnement menace conséquemment leur culture et leur existence.
C'est l'histoire de relations contradictoires entre politiques publiques et groupes d'intérêts privés, respect de l'environnement et exigences économiques, identités ethniques locales et mondialisation.
La déforestation au chili s'inscrit dans une brûlante actualité internationale et constitue un enjeu majeur tant sur le plan scientifique que sociétale : la gestion des forêts naturelles à forte biodiversité sur un territoire prisé par les multinationales et revendiqué par une population autochtone composée d'indiens Mapuche.
Quand libéralisme, profit, consommation de masse riment avec déforestation, déculturation, destruction, expropriation ; quand les puissants de ce monde oeuvrent à l'élaboration de normes internationales espérant anesthésier les revendications environnementales grandissantes ; quand aucun compromis n'a encore permis de sortir de l'impasse sociétale posée par la question environnementale faisant l'objet de toutes les convoitises politiques et médiatiques...
Pouvons nous continuer à croire les promesses des tortionnaires environnementaux se réclamant, d'un comportement responsable paraissant pourtant incompatible avec les intérêts économiques privés qui gouvernent le monde ?
N'est-il pas possible d'envisager, à l'échelle planétaire, un modèle de développement économique honorant la diversité culturelle et le respect environnemental ?
L'idéologie économique dominant notre temps a provoqué d'innombrables catastrophes naturelles, il s'agit d'un phénomène physique et bien au delà d'une atteinte à la culture. Ce triste constat a provoqué des incertitudes et inquiétudes qui ont incité les puissants de ce monde à remettre en question le modèle existant et surtout à envisager des solutions. Des politiques environnementales ont été élaborées mais se voulant respectueuses d'une logique économique libéraliste. Face à l'échec d'une solution se voulant supranationale, les dirigeants politiques et la société civile ont choisi la voie de la proximité.
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