Delporte, 2007, La France dans les yeux
Date de publication :
22/02/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
11 pages
Sommaire :
Sommaire
- Micros et caméras : débuts d'apprentissage
- À la découverte de la télévision? et de la popularité
- De Gaulle, communicateur suprême
- 1965 : et si la communication pouvait faire l'élection ?
- Georges Pompidou, le sourire de Monsieur Tout-le-Monde
- Les cathodiques de gauche
- Le tournant marketing
- Giscard, au risque de la surexposition
Résumé :
L'apprentissage des techniques de communication, l'entraînement à l'utilisation des médias et à la préparation d'interviews ou de déclarations devant micros et caméras, en circuit vidéo fermé, bref ce qu'on appelle le mediatraining, restent largement des sujets tabous. La grâce divine de la télégénie atteindrait naturellement le monde politique.
Combien de personnes un homme politique peut-il toucher en même temps dans un meeting ? Cinq mille ? Cinquante mille ? Peut-être cent mille porte de Versailles, un jour particulièrement faste ? Et encore s'agit-il là des militants, des sympathisants, bref des « convaincus». Mais, avec une émission de télévision, le public, brusquement, se chiffre en millions.
La télévision, ce sont des paroles, mais avant tout des images. Composer un discours, cela, l'homme politique sait le faire. Parler à une tribune est pour lui, et depuis l'Antiquité, un exercice classique. Mais la télévision est le média de l'intime et de l'émotion. L'homme politique s'invite dans chaque foyer ; derrière l'écran, il y a un téléspectateur qui le regarde dans les yeux. Et là, le savoir-vivre télévisuel impose des règles strictes. Ne pas l'indisposer, ni par le regard, ni par le geste, ni par le ton. Ne pas l'agresser, ne pas l'ennuyer, ne pas le choquer et, surtout et toujours, paraître sincère et naturel.
Communiquer suppose un échange. C'est là que la communication politique se différencie de la propagande. La première n'est pas la version adoucie, policée, repeinte aux couleurs publicitaires de la seconde, comme on le croit trop souvent. De même, la propagande ne s'identifie pas nécessairement au mensonge et au totalitarisme, même si elle peut y conduire. La communication politique, c'est d'abord la recherche d'un dialogue avec l'opinion publique, d'un échange permettant d'établir avec elle un contrat fondé sur la confiance.
Première idée, largement répandue, l'influence des Etats-Unis. La communication politique, pur produit d'importation américaine ? Au fond, cette question en cache une autre, celle de la transformation de la vie publique par la communication. C'est vrai, des hommes politiques ou leur entourage, fascinés par le modèle américain, subjugués notamment par le mythe Kennedy, sont allés chercher des recettes de l'autre côté de l'Atlantique ou ont lu avidement des récits sur les campagnes électorales américaines pour y puiser des « trucs » adaptables à la situation françaises. En fait, la communication politique, en france, est née puis s'est préalablement développée sans le secours du laboratoire américain
Deuxième idée, la pratique de la communication politique serait le fruit de théories solidement élaborées, aux Etats-Unis
Troisième idée : la communication politique serait apparue il y a vingt ou vingt-cinq ans, mais il ne faut pas succomber au charme de la nouveauté. La période qui relie les années 1930 aux années 1960 est, en quelque sorte, le temps des pionniers. Des hommes comme André Tardieu, le général de Gaulle ou Pierre Mendès france se familiarisent avec la TSF. Après des débuts difficiles, ils finissent par dominer 1'outil jusqu'à ce qu'un autre apparaisse : la télévision.
Combien de personnes un homme politique peut-il toucher en même temps dans un meeting ? Cinq mille ? Cinquante mille ? Peut-être cent mille porte de Versailles, un jour particulièrement faste ? Et encore s'agit-il là des militants, des sympathisants, bref des « convaincus». Mais, avec une émission de télévision, le public, brusquement, se chiffre en millions.
La télévision, ce sont des paroles, mais avant tout des images. Composer un discours, cela, l'homme politique sait le faire. Parler à une tribune est pour lui, et depuis l'Antiquité, un exercice classique. Mais la télévision est le média de l'intime et de l'émotion. L'homme politique s'invite dans chaque foyer ; derrière l'écran, il y a un téléspectateur qui le regarde dans les yeux. Et là, le savoir-vivre télévisuel impose des règles strictes. Ne pas l'indisposer, ni par le regard, ni par le geste, ni par le ton. Ne pas l'agresser, ne pas l'ennuyer, ne pas le choquer et, surtout et toujours, paraître sincère et naturel.
Communiquer suppose un échange. C'est là que la communication politique se différencie de la propagande. La première n'est pas la version adoucie, policée, repeinte aux couleurs publicitaires de la seconde, comme on le croit trop souvent. De même, la propagande ne s'identifie pas nécessairement au mensonge et au totalitarisme, même si elle peut y conduire. La communication politique, c'est d'abord la recherche d'un dialogue avec l'opinion publique, d'un échange permettant d'établir avec elle un contrat fondé sur la confiance.
Première idée, largement répandue, l'influence des Etats-Unis. La communication politique, pur produit d'importation américaine ? Au fond, cette question en cache une autre, celle de la transformation de la vie publique par la communication. C'est vrai, des hommes politiques ou leur entourage, fascinés par le modèle américain, subjugués notamment par le mythe Kennedy, sont allés chercher des recettes de l'autre côté de l'Atlantique ou ont lu avidement des récits sur les campagnes électorales américaines pour y puiser des « trucs » adaptables à la situation françaises. En fait, la communication politique, en france, est née puis s'est préalablement développée sans le secours du laboratoire américain
Deuxième idée, la pratique de la communication politique serait le fruit de théories solidement élaborées, aux Etats-Unis
Troisième idée : la communication politique serait apparue il y a vingt ou vingt-cinq ans, mais il ne faut pas succomber au charme de la nouveauté. La période qui relie les années 1930 aux années 1960 est, en quelque sorte, le temps des pionniers. Des hommes comme André Tardieu, le général de Gaulle ou Pierre Mendès france se familiarisent avec la TSF. Après des débuts difficiles, ils finissent par dominer 1'outil jusqu'à ce qu'un autre apparaisse : la télévision.
Voir docs similaires : Sciences politiques
3
La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences : enjeux et perspectives
Exposé | 27/06/2008 | fr | .doc | 99 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Sciences politiques
2
Ethnicité et politique, d'après l'étude d'un corpus d'articles
Commentaire de texte | 27/10/2009 | fr | .doc | 4 pages
4
"Le courage du bon sens : Pour construire l'avenir autrement" de Michel Godet
Fiche de lecture | 26/10/2009 | fr | .doc | 26 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Sciences politiques
5
Les partis politiques et la loi d'airain de l'oligarchie - analyse de la thèse de Roberto Michels
Exposé | 28/12/2006 | fr | .doc | 9 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
