Démocratie participative, velléité ou réalité ?
Date de publication :
12/07/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- La loi du 27 février 2002 et l'acte II de la décentralisation, des innovations majeures en termes de proximité
- La démocratie participative, des concertations dynamiques et des structures proches des citoyens
- Des mécanismes de consultation locale en évolution
- La démocratie locale, une évolution discutable
- La carence de la participation citoyenne
- Des moyens de participations limités
Résumé :
Le Sénateur Maire, Philippe Marini (UMP-Oise) a déposé en mars 2008 un projet de loi visant à rendre obligatoire un référendum local pour tout projet d'installation d'aérogénérateur de plus de 50 m de hauteur. La rédaction du texte prévoit que la consultation concernerait non seulement 'la commune d'implantation, mais aussi celles qui seraient visuellement affectées par le projet
Le terme velléité renvoie à une amorce d'acte de volonté, intention fugitive généralement non suivie de réalisation. Quant à réalité il s'agit d'une manifestation concrète.
La démocratie participative désigne l'ensemble des dispositifs et des procédures qui permettent d'augmenter l'implication des citoyens dans la vie politique et d'accroître leur rôle dans les prises de décision.
La notion de « démocratie locale » apparaît pour la première fois dans la loi d'orientation du 6 février 1992 relative à l'administration territoriale de la République (ATR). A ses débuts ce concept est étroit, il s'agit du droit à l'information et à la consultation pour les citoyens pour les actes les plus importants de la collectivité. Les documents pouvant faire l'objet d'une telle demande sont les procès-verbaux des assemblées, les budgets et comptes, les arrêtés de l'autorité exécutives les documents relatif à l'exploitation des services publiques délégués. Ce droit à l'information est amélioré par l'obligation de publier tous les actes à caractères réglementaires pris par les organes délibérants et exécutifs des communes de plus de 3500 habitants, des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) comprenant au moins une communes de 3500 habitants, des départements et des régions. La loi exige également la publication de toute une série de documents et délibérations. La loi ATR introduit aussi le référendum consultatif qui n'a pas valeur de décision. Enfin la loi institue les commissions consultatives des services publics locaux qui ont pour fonction de permettre l'expression de leurs usagers.
La loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité tente de mieux associer le citoyen aux décisions locales en renforçant la démocratie participative. Elle améliore également l'accès aux mandats locaux et rend notamment obligatoire les conseils de quartiers dans les communes de plus de 20 000 habitants. Les élus locaux ont désormais la possibilité de mieux concilier leurs vies politiques et professionnelles.
La révision constitutionnelle du 28 mars 2003 affirme la démocratie locale en instituant le référendum décisionnel et le droit de pétition.
Enfin la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales réforme la procédure de consultation des électeurs et simplifie le fonctionnement des assemblées.
Certes les textes sont très novateurs et fonde de nombreux espoirs dans cette notion de démocrate participative. Mais qu'en est-il en réalité ? Comment les citoyens ressentent ils cette avancée ? On peut donc se demander si le processus de démocratisation participative est arrivé à son sommet.
Si la loi est forte en matière d'innovations (I), il n'en demeure pas moins que la réalité n'est pas si claire (II)
Le terme velléité renvoie à une amorce d'acte de volonté, intention fugitive généralement non suivie de réalisation. Quant à réalité il s'agit d'une manifestation concrète.
La démocratie participative désigne l'ensemble des dispositifs et des procédures qui permettent d'augmenter l'implication des citoyens dans la vie politique et d'accroître leur rôle dans les prises de décision.
La notion de « démocratie locale » apparaît pour la première fois dans la loi d'orientation du 6 février 1992 relative à l'administration territoriale de la République (ATR). A ses débuts ce concept est étroit, il s'agit du droit à l'information et à la consultation pour les citoyens pour les actes les plus importants de la collectivité. Les documents pouvant faire l'objet d'une telle demande sont les procès-verbaux des assemblées, les budgets et comptes, les arrêtés de l'autorité exécutives les documents relatif à l'exploitation des services publiques délégués. Ce droit à l'information est amélioré par l'obligation de publier tous les actes à caractères réglementaires pris par les organes délibérants et exécutifs des communes de plus de 3500 habitants, des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) comprenant au moins une communes de 3500 habitants, des départements et des régions. La loi exige également la publication de toute une série de documents et délibérations. La loi ATR introduit aussi le référendum consultatif qui n'a pas valeur de décision. Enfin la loi institue les commissions consultatives des services publics locaux qui ont pour fonction de permettre l'expression de leurs usagers.
La loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité tente de mieux associer le citoyen aux décisions locales en renforçant la démocratie participative. Elle améliore également l'accès aux mandats locaux et rend notamment obligatoire les conseils de quartiers dans les communes de plus de 20 000 habitants. Les élus locaux ont désormais la possibilité de mieux concilier leurs vies politiques et professionnelles.
La révision constitutionnelle du 28 mars 2003 affirme la démocratie locale en instituant le référendum décisionnel et le droit de pétition.
Enfin la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales réforme la procédure de consultation des électeurs et simplifie le fonctionnement des assemblées.
Certes les textes sont très novateurs et fonde de nombreux espoirs dans cette notion de démocrate participative. Mais qu'en est-il en réalité ? Comment les citoyens ressentent ils cette avancée ? On peut donc se demander si le processus de démocratisation participative est arrivé à son sommet.
Si la loi est forte en matière d'innovations (I), il n'en demeure pas moins que la réalité n'est pas si claire (II)
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