Démocratie et représentation

Date de publication :

30/12/2007

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

3 pages

Niveau :

grand public

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Sommaire :

 
 

Sommaire Démocratie et représentation Sommaire

 
  1. La représentation, limite de la démocratie
    1. La remise en cause de la souveraineté du peuple
    2. L'instauration de représentants : un risque de confiscation du pouvoir
  2. La représentation, facteur de stabilité et d'efficacité
    1. La recherche d'une démocratie stable
    2. Une efficacité démocratique

Résumé :

Selon ROUSSEAU, pour le peuple, le fait de déléguer son pouvoir originaire revient à aliéner sa liberté car rien ne garanti que la volonté des représentants sera conforme à la volonté générale, et les représentants auront tendance à suivre des intérêts étrangers au bien public.
La démocratie, régime politique où le pouvoir est originellement exercé par le peuple lui-même, peut intégrer le principe de la représentation, procédé juridique par lequel plusieurs personnes, élues par les citoyens, agissent au nom de la nation pour l'intérêt général ; le pouvoir de la nation est simplement délégué et elle en est toujours le seul titulaire. Lorsque ces deux notions sont réunies, nous sommes en présence d'une démocratie représentative, qui n'est rien d'autre qu'une forme de démocratie dans laquelle les citoyens donnent mandat à certains d'entre eux pour exercer le pouvoir en leur nom et à leur place.
Il nous est permis ici de s'interroger sur les conséquences de la réunion de ces deux notions dans un seul régime politique, puisqu'en effet, de nombreux auteurs et philosophes estiment que le pouvoir suprême de la nation ne peut être délégué à quelques personnes que ce soit, même si elles sont élues.
Inventée dès le Ve siècle avant Jésus-Christ à Athènes (siècle de PERICLES), la démocratie était directe, c'est-à-dire que les citoyens exerçaient eux-mêmes le pouvoir, sans représentants. Cela constitue donc un idéal impossible à réaliser puisque inadapté pour de grands états. Elle sera abandonnée ou presque, seuls quelques cantons anciens de Suisse la pratique encore. Une nouvelle vision de la démocratie va naître, avec l'instauration de représentants. L'origine du système représentatif est aristocratique. Cette théorie libérale, présente au Moyen-âge, prend son essor dans le parlementarisme anglais, par la Charte de 1215 (Jean Sans Terre) qui octroie à son conseil le doit de consentir l'impôt et le droit de pétition. Tout au long des siècles suivants, elle va se développer pour s'ancrer définitivement en 1688 lors de la Glorious Revolution, où suite à une grave crise, le monarque anglais perd toute fonction législative au profit du Parlement. Ce principe représentatif sera défendu par MONTESQUIEU et reprit par SIEYES en 1789. Pour ce dernier, la puissance souveraine de la nation est avant tout une puissance constituante, qui s'exprime par l'élaboration d'une constitution. Une fois mise en place mise en place, cette puissance s'évapore et la nation n'est plus qu'un organe constitué, qui élit ses représentants. Il sera d'ailleurs consacré pour la première fois dans la constitution française de 1791, qui pose que les représentants de la nation sont le Roi et le corps législatif élu au suffrage censitaire. Pour de nombreux auteurs, comme VOLTAIRE, qui considère que le peuple est dans un état d'animalité et qu'il ne peut gouverner, il est indispensable que la souveraineté de la nation doive être « entre les mains d'une minorité éclairée » (GUIZOT). Ce principe de représentation va être généralisé à presque tous les régimes politiques.
Il s'agit à présent de s'interroger, à la lumière des éléments précédents, sur les conséquences de l'instauration du principe représentatif dans la démocratie. Quelles limites apporte t-il à la démocratie ? Pourquoi de nombreux régimes politiques l'ont-ils adopté, s'il limite le principe originel de la démocratie, c'est-à-dire le gouvernement du peuple par le peuple ?
Un paradoxe peut être présenté ici. En effet, le principe représentatif semble limiter le démocratie (I), mais il permet en même temps de la rendre plus stable et plus efficace (II).

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A propos de l'auteur :

pencil image Maël L. étudiant
Niveau :Grand public Etude suivie : Droit autres branches Ecole, université : Fac de Droit, Université TOULOUSE 1

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