Comment devient-on terroriste en France aujourd'hui ?
Date de publication :
26/04/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
2 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les ''barbus sectaires'' touchent surtout les plus fragiles psychologiquement
- Les jeunes volontaires ont réellement le sentiment de s'en aller lutter, les armes à la main, pour le bien et contre le mal
- Le parcour classique
- Une fois en terre d'islam, après quelques études religieuses, les plus exaltés étaient alors recrutés pour devenir des moudjahidine et dirigés vers des camps d'entraînement
- ''La propension des nouveaux convertis à intégrer des groupuscules salafistes comporte, à terme, des risques de dérives extrémistes''
Résumé :
Tout d'abord, il faut savoir que les jeunes de nos banlieues n'accueillent pas toujours les imams prédicateurs à bras ouverts, car ceux-ci prêchent des attitudes contraires à leur mode de vie (femmes, voitures, argent, voire alcool et trafics). Les « barbus sectaires » touchent surtout les plus fragiles psychologiquement, ceux qui recherchent un idéal ou une structure de pensée les rassurant. Or, « la conversion à l'islam d'individus fragiles comporte indubitablement un risque de dérive terroriste ».
La population « travaillée » par les « prêcheurs de haine » n'est pas homogène ; elle se compose d'individus de différentes origines : des Français d'origine nord-africaine, des jeunes issus de couples mixtes, des Français de souche, convertis à l'islam, des Antillais et des ressortissants nord-africains vivant ou séjournant dans nos banlieues. L'effet de la prédication sur ces jeunes entraîne des transformations fondamentales qui les conduisent à une adhésion intégrale à la religion du prophète et à ses valeurs les plus intégristes, puis vers une fuite en avant vers le prosélytisme, la lutte et enfin le terrorisme.
Le plus souvent, le jeune qui s'engage dans le djihad ne connaît pas en fait grand-chose à l'islam, si ce n'est les trois ou quatre versets que les pourfendeurs de la religion du prophète agitent continuellement pour dénoncer le pseudo-caractère belliciste de cette religion.
Il importe également de comprendre que la double rhétorique « islam+combat » a un réel pouvoir d'attraction chez une certaine frange des jeunes de banlieue, en mal d'intégration ou en manque de repères. Cela apparaît comme une perspective exaltante qui leur permet de sortir de leurs « zones », de s'ouvrir l'horizon et de partir à « l'aventure ». Dans un prêche qui circulait en 2002 dans certaines mosquées, le prédicateur comparait la lutte armée à un loisir : « Partir au djihad, c'est bien mieux que des vacances à Los Angeles (sic). C'est l'aventure. Vous êtes nourris, blanchis, vous découvrez de somptueux paysages et en plus vous aidez vos frères ».
La population « travaillée » par les « prêcheurs de haine » n'est pas homogène ; elle se compose d'individus de différentes origines : des Français d'origine nord-africaine, des jeunes issus de couples mixtes, des Français de souche, convertis à l'islam, des Antillais et des ressortissants nord-africains vivant ou séjournant dans nos banlieues. L'effet de la prédication sur ces jeunes entraîne des transformations fondamentales qui les conduisent à une adhésion intégrale à la religion du prophète et à ses valeurs les plus intégristes, puis vers une fuite en avant vers le prosélytisme, la lutte et enfin le terrorisme.
Le plus souvent, le jeune qui s'engage dans le djihad ne connaît pas en fait grand-chose à l'islam, si ce n'est les trois ou quatre versets que les pourfendeurs de la religion du prophète agitent continuellement pour dénoncer le pseudo-caractère belliciste de cette religion.
Il importe également de comprendre que la double rhétorique « islam+combat » a un réel pouvoir d'attraction chez une certaine frange des jeunes de banlieue, en mal d'intégration ou en manque de repères. Cela apparaît comme une perspective exaltante qui leur permet de sortir de leurs « zones », de s'ouvrir l'horizon et de partir à « l'aventure ». Dans un prêche qui circulait en 2002 dans certaines mosquées, le prédicateur comparait la lutte armée à un loisir : « Partir au djihad, c'est bien mieux que des vacances à Los Angeles (sic). C'est l'aventure. Vous êtes nourris, blanchis, vous découvrez de somptueux paysages et en plus vous aidez vos frères ».
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