Devoir sur Lesprit des Lois de Montesquieu
Date de publication :
09/05/2008
Nombre de pages :
13 pages
Sommaire :
Sommaire
- Si le désordre De L'Esprit des Lois s'offre au lecteur comme un moyen de recréer la réalité et le caractère empirique de ce monde qui nous entoure...
- ... l'aspect luxuriant de l''uvre permet en réalité à Montesquieu de se poser en véritable scientifique, déduisant un ordre de la diversité de ces phénomènes religieux et du caractère épars des diverses juridictions
- Au-delà de cette dimension scientifique, l'ouvrage semble s'imposer de lui-même, comme l'aboutissement d'une quête métaphysique, et ontologique
Résumé :
De l'esprit des lois est une oeuvre somme, « oeuvre sommet » dans la carrière de montesquieu. Création d'un génie visionnaire, qui consacra vingt ans de sa vie à son élaboration, De l'esprit des lois se donne comme un véritable legs offert aux générations futures qui seront seules capables de comprendre toute la mesure d'un auteur en avance sur son temps et dont le système de pensée, dépasse tous les cadres et repères de son époque. Cependant, comme tout génie, montesquieu ne fut pas immédiatement compris par ses contemporains. Ses critiques, ne profitant pas de la même curiosité intellectuelle que ce dernier, s'employèrent dès la parution de l'oeuvre à dénoncer cette nouvelle « méthode comparative », qui ne correspondait pas aux goûts d'une époque nourrie au cartésianisme et à la rigueur de la déduction. Comme le souligne Catherine Larrère dans l'Actualité de montesquieu, le dessein de l'auteur des Lettres persanes est de rompre avec une « systématicité philosophique » qu'il juge incapable de saisir une réalité protéiforme et qui, par sa volonté d'un ordre absolu, et son besoin de catégorisation rigide, répond plus à des besoins de l'esprit qu'à la réalité des choses. montesquieu semble en effet avoir voulu prolonger la portée de la révolution scientifique opérée par Newton et Galilée, qui avaient compris l'importance de ce sol premier face au domaine des idées, en l'appliquant aux sciences humaines, créant par là même un « droit expérimental » (Althusser). Ainsi, le « désordre » de son oeuvre, se donne à la manière d'un laboratoire scientifique, comme la récréation de ce magma hétéroclite que sont les institutions humaines, les différents droits, qui se représentent ici dans toute leur complexité. Cependant, et c'est là semble-t-il que réside toute l'innovation de montesquieu, ce dernier ne se satisfait pas de cette récréation, il tire du scientifique jusqu'à sa volonté de remonter aux principes premiers qui dirigent le monde. C'est seulement à travers ce désordre expérimental, que l'écrivain peut adopter une vision « surplombante » et appréhender en étudiant les variations de ces religions, en rapport avec les diverses juridictions dans le monde, les liens qui inscrivent cette réalité dans une vaste composition dont l'ensemble atteindrait à la vérité, aux principes universels. Mais le dessein de cette oeuvre consiste-t-il seulement en cette recherche de principes scientifiques universels, ou doit-on y voir, bien plus loin, l'oeuvre d'une pensée qui se créée et s'organise dans une tension perpétuelle, dirigée vers la recherche métaphysique d'une transcendance qui se donnerait dans un esprit des lois supérieur ?
Voir docs similaires : Philosophie
Dernières nouveautés dans la catégorie : Philosophie
Les plus consultés sur 30 jours en : Philosophie