Les diasporas sont-elles des acteurs du développement ?
Date de publication :
14/12/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
19 pages
Sommaire :
Sommaire
- Comment les diasporas peuvent-elles agir sur le développement ?
- L'impact des diasporas sur le développement économique
- Les remises sociales : un impact de long terme sur le développement
- Les Diasporas au c'ur du développement : un enjeu central des politiques migratoires
- Actions gouvernementales et stratégie des pays émetteurs
- Coopération internationale et politiques nationales : du « Brain drain » au « Brain gain » ou l'idée d'un développement orienté vers les diasporas mais géré multilatéralement
Résumé :
A l'origine le terme de diaspora est issu du grec sporo qui signifie graine ou speira, semer. Le terme de diaspora évoque l'idée de dispersion, d'éparpillement. Il fut utilisé en premier lieu pour désigner la migration des savants grecs qui, disséminés dans le Bassin Méditerranéen, y diffusaient la culture hellénique. Avec le temps, l'idée de diaspora s'est forgée autour du problème des communautés juives et de la terre sainte d'Israël. La « Diaspora Juive » est donc historiquement la première diaspora désignée comme telle. Puis l'idée de diaspora va évoluer pour épouser la définition d'une communauté dispersée involontairement, la dispersion et l'éparpillement étant le fait de persécutions et de solutions imposées par un contexte hostile dans le pays d'origine, mais consciente de son appartenance à une grande communauté qui, avec l'avènement des Etats nations, va devenir la nation. C'est donc au cours du 18ème et surtout des 19èmes et 20èmes siècles que l'idée de diaspora va profondément s'enraciner dans les mentalités, avec l'ouverture des marchés au niveau global, les premières migrations volontaires massives autour du travail, etc. L'idée de contrainte perd alors de sa force puisque de plus en plus l'émigration devient un choix qui n'induit pas un déracinement subi mais volontaire, hormis pour les victimes des guerres et des persécutions.
Mais quelque soit la situation des migrants qui tendent progressivement à se regrouper, l'idée d'une diaspora est avant tout imaginaire et véhiculée par différentes croyances ou fantasmes qui lui donnent une validité réelle mais qui la rendent difficilement repérable. En effet une diaspora n'est pas une institution existante qui s'impose en soit mais une conjonction de plusieurs regroupements communautaires sur la base de sentiments d'appartenances, nationaux en particulier. Certaines diasporas sont certes mieux organisées car conscientes de leur poids, de leur devoir envers leur pays d'origine et de leur historicité, et donc plus aisément repérables, organisées autour de réseaux d'associations de promotion de la culture, de l'économie, autour de clubs d'entrepreneurs et d'investisseurs voir autour de lobbys politiques et médiatiques et d'autres formes plus particulières. Derrière l'idée de diaspora c'est donc toujours un sentiment collectif et tourné vers la collectivité qui domine et pour agir en faveur de cette collectivité, les diasporas vont très vite se doter d'outils divers et variés (remises, IDE, lobbying, capital humain, etc.) dont les impacts peuvent être d'une importance capitale pour un pays en termes de développement c'est-à-dire dans l'amélioration durable des conditions économiques, sociales et politiques de ce pays.
De plus en plus d'ailleurs les communautés non institutionnalisées que sont les diasporas ont tendance à être la cible de politiques, de chercheurs et de programmes internationaux qui tendent justement d'en repérer les contours et d'en institutionnaliser l'utilisation dans l'optique de promouvoir le développement des pays les plus faibles. Cette effervescence autour d'un acteur pourtant insaisissable est elle la manifestation d'un réel intérêt pour le développement ? En d'autres termes est ce que les actions en faveur des diasporas en font, de fait, un acteur du développement ? La question est donc de savoir comment est ce que les diasporas qui agissent d'une manière diffuse et incontrôlable en faveur du développement de leur pays d'origine peuvent parvenir à constituer un appui crédible pour les différentes institution chargées de promouvoir le développement, et si cela est avant tout possible dans l'état actuel des connaissances et à la lumière des politiques et programmes menés actuellement.
Mais quelque soit la situation des migrants qui tendent progressivement à se regrouper, l'idée d'une diaspora est avant tout imaginaire et véhiculée par différentes croyances ou fantasmes qui lui donnent une validité réelle mais qui la rendent difficilement repérable. En effet une diaspora n'est pas une institution existante qui s'impose en soit mais une conjonction de plusieurs regroupements communautaires sur la base de sentiments d'appartenances, nationaux en particulier. Certaines diasporas sont certes mieux organisées car conscientes de leur poids, de leur devoir envers leur pays d'origine et de leur historicité, et donc plus aisément repérables, organisées autour de réseaux d'associations de promotion de la culture, de l'économie, autour de clubs d'entrepreneurs et d'investisseurs voir autour de lobbys politiques et médiatiques et d'autres formes plus particulières. Derrière l'idée de diaspora c'est donc toujours un sentiment collectif et tourné vers la collectivité qui domine et pour agir en faveur de cette collectivité, les diasporas vont très vite se doter d'outils divers et variés (remises, IDE, lobbying, capital humain, etc.) dont les impacts peuvent être d'une importance capitale pour un pays en termes de développement c'est-à-dire dans l'amélioration durable des conditions économiques, sociales et politiques de ce pays.
De plus en plus d'ailleurs les communautés non institutionnalisées que sont les diasporas ont tendance à être la cible de politiques, de chercheurs et de programmes internationaux qui tendent justement d'en repérer les contours et d'en institutionnaliser l'utilisation dans l'optique de promouvoir le développement des pays les plus faibles. Cette effervescence autour d'un acteur pourtant insaisissable est elle la manifestation d'un réel intérêt pour le développement ? En d'autres termes est ce que les actions en faveur des diasporas en font, de fait, un acteur du développement ? La question est donc de savoir comment est ce que les diasporas qui agissent d'une manière diffuse et incontrôlable en faveur du développement de leur pays d'origine peuvent parvenir à constituer un appui crédible pour les différentes institution chargées de promouvoir le développement, et si cela est avant tout possible dans l'état actuel des connaissances et à la lumière des politiques et programmes menés actuellement.
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