La diffusion du christianisme en Afrique sous le Haut empire : sources, critères, facteurs, incertitudes
Date de publication :
21/03/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
9 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les outils de la connaissance concernant la diffusion du christianisme en Afrique sous le Haut-Empire
- Les sources
- Quelle quantification du nombre de chrétiens ?
- Les facteurs de diffusion du christianisme
- L'impact de la christianisation
- Quelques remarques sur la documentation épigraphique
- Le tissu urbain
- L'histoire du christianisme naissant ne peut être isolée de l'ensemble de l'histoire romaine
Résumé :
L'apparition et le développement du christianisme en afrique sont des plus obscurs avant le II siècle. Deux traditions font état des origines : 1. L'une romaine, de par les prédicateurs romains ; 2. l'autre orientale, de par le développement des échanges entre Carthage et les grands ports orientaux.
L'archéologie daterait les débuts aux dernières années du I siècle. Les communautés juives se développèrent plus encore après la prise de Jérusalem et la destruction du Temple en 70 après J.-C., qui provoqua la dispersion et l'exil des Juifs hors de Palestine, en afrique comme dans le reste du monde romain.
On connaît essentiellement le christianisme primitif de l'afrique par l'oeuvre de Tertullien. Ce christianisme se caractérisait par son intransigeance. Tertullien voulait appartenir à une Eglise de purs et voyait en tout chrétien un martyr potentiel, trait qui peut apparaître complètement étranger à l'empire romain. Sa restriction principale concernait la participation des chrétiens aux cultes païens et en particulier au culte impérial qui accusaient les chrétiens du crime d'impiété. Toutefois, le cadre politique qui lui servait de référence restait l'empire romain et il n'était nullement question de pactiser avec les ennemis aux frontières. Par bien des aspects, le christianisme d'un Tertullien s'enracinait dans la vie municipale. S'il opposait en permanence à son « idolâtrie » la vie idéale des chrétiens, c'était toujours dans la perspective d'une conversion de la cité
On peut donc, historiographiquement parlant, considérer le martyre des chrétiens de Scilli, en 180 ap. J.-C., comme étant l'acte de naissance officiel du christianisme africain . Certains des premiers chrétiens portaient des noms théophores comme il en existait des milliers en afrique, ce qui a amené à penser que le christianisme primitif recruta au départ ses adeptes parmi les petites gens d'origine punique, mais les autres martyrs portaient des noms plus romains, ce qui suggère la pénétration du christianisme auprès de milieux plus romanisés. Ils étaient en possession de livres et de lettres de Paul. Puis, dans les années qui suivent, les chrétiens augmentèrent en nombre très sensible. Tertullien montre que ce christianisme touchait toutes les catégories sociales.
L'archéologie daterait les débuts aux dernières années du I siècle. Les communautés juives se développèrent plus encore après la prise de Jérusalem et la destruction du Temple en 70 après J.-C., qui provoqua la dispersion et l'exil des Juifs hors de Palestine, en afrique comme dans le reste du monde romain.
On connaît essentiellement le christianisme primitif de l'afrique par l'oeuvre de Tertullien. Ce christianisme se caractérisait par son intransigeance. Tertullien voulait appartenir à une Eglise de purs et voyait en tout chrétien un martyr potentiel, trait qui peut apparaître complètement étranger à l'empire romain. Sa restriction principale concernait la participation des chrétiens aux cultes païens et en particulier au culte impérial qui accusaient les chrétiens du crime d'impiété. Toutefois, le cadre politique qui lui servait de référence restait l'empire romain et il n'était nullement question de pactiser avec les ennemis aux frontières. Par bien des aspects, le christianisme d'un Tertullien s'enracinait dans la vie municipale. S'il opposait en permanence à son « idolâtrie » la vie idéale des chrétiens, c'était toujours dans la perspective d'une conversion de la cité
On peut donc, historiographiquement parlant, considérer le martyre des chrétiens de Scilli, en 180 ap. J.-C., comme étant l'acte de naissance officiel du christianisme africain . Certains des premiers chrétiens portaient des noms théophores comme il en existait des milliers en afrique, ce qui a amené à penser que le christianisme primitif recruta au départ ses adeptes parmi les petites gens d'origine punique, mais les autres martyrs portaient des noms plus romains, ce qui suggère la pénétration du christianisme auprès de milieux plus romanisés. Ils étaient en possession de livres et de lettres de Paul. Puis, dans les années qui suivent, les chrétiens augmentèrent en nombre très sensible. Tertullien montre que ce christianisme touchait toutes les catégories sociales.
Voir docs similaires : Histoire antique
2
Dans un contexte de mondialisation, en quoi l'éthique des affaires est devenue un facteur d'influence en marketing ?
Mémoire | 13/08/2008 | fr | .doc | 55 pages
3
L'insertion de l'Asie dans l'économie mondiale : rythmes, dynamiques et défis
Mémoire | 12/10/2009 | fr | .doc | 67 pages
4
Etat des lieux des pays de l'Union Européenne de 1947 à 1997(démographie, emploi, tourisme et culture)
Mémoire | 13/11/2007 | fr | .doc | 80 pages
5
Le Project for a New American Century (PNAC) a-t-il eu une influence décisive sur la politique étrangère de George W. Bush (2000-2003) ?
Mémoire | 24/04/2008 | fr | .doc | 110 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Histoire antique
4
Les dernières années de Timoléon, d'après un extrait des "Vies parallèles" de Plutarque
Commentaire de texte | 29/10/2009 | fr | .doc | 6 pages
5
L'origine des Jeux olympiques, d'après un extrait de "Olympiques", Pindare
Commentaire de texte | 21/10/2009 | fr | .doc | 4 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Histoire antique
3
La domination athénienne en Eubée : décret des Athéniens sur la cité de Chalcis (IG I3, n 40)
Exposé | 31/01/2007 | fr | .doc | 4 pages
