Le doute est-il la marque de la liberté desprit ?
Date de publication :
19/09/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- Comment le doute peut être une condition de la liberté d'esprit ?
- Comment le doute peut restreindre la liberté d'esprit et même l'inhiber ?
- La justesse de l'emploi de la notion de ''marque'' pour qualifier le rapport qu'entretient le doute avec la liberté d'esprit
Résumé :
L'étymologie latine du mot doute illustre bien l'importance de l'idée de balancement : doute provient du terme latin dubitare qui signifie hésiter entre deux choses. En ce sens, nous pouvons donc désigner le doute comme un état d'incertitude dans le rapport de connaissance, par lequel l'homme ne parvient pas à décider à propos de la vérité ou de la fausseté d'une proposition, ou à propos du bien-fondé d'une action à accomplir. L'homme est donc dans le doute dès lors que, face à une alternative, il ne parvient pas à choisir, à trancher, à conclure.
La liberté d'esprit, elle, consiste à pouvoir ne pas tenir pour acquis ce que nous n'avons pas au préalable repensé, c'est-à-dire à être dans la capacité de tout penser, sans même tenir compte des vérités déjà toute faîtes. La difficulté n'étant pas tant de repenser que de se rendre compte que l'apparente évidence ne peut être qu'une construction comme une autre qui peut et doit peut-être même être repensée avant d'être admise.
En partant de l'idée selon laquelle une marque est un repère et un dispositif fait pour régler certains mouvements, comme c'est par exemple le cas dans de nombreuses pratiques sportives, se demander si le doute est la marque de la liberté d'esprit revient donc à se demander dans quelle mesure le doute régule, conditionne, et est un moyen de repérer la liberté d'esprit. Or, le doute semble pouvoir s'apparenter d'une part à une suspension et à une incapacité à trancher, marques d'une certaine prudence ou pondération, et d'autre part, semble correspondre à une attitude de défiance et de mise à distance.
Le doute permettrait donc à la fois d'atteindre une certaine pondération dans un jugement propice à la liberté d'esprit, et de rejeter et mettre à l'écart une proposition ou une idée, donc plus ou moins inhibiteur de toute liberté d'esprit. Ainsi, comment le doute peut-il à la fois être révélateur de l'incertitude universelle qui permettrait d'atteindre la plus totale liberté d'esprit, et détecteur d'évidence et donc restreindre la liberté d'esprit en limitant les possibilités de repenser quelque chose qui ne l'aurait pas été auparavant? est-il alors seulement possible d'utiliser l'idée de « marque » pour qualifier le rapport qu'entretient le doute avec la liberté d'esprit ?
Ce qui conduit à se demander successivement comment le doute peut d'abord être une condition de la liberté d'esprit, avant de pouvoir examiner comment il peut au contraire la restreindre et même l'inhiber. Alors seulement, on pourra discuter à propos de la fonction que remplit le doute par rapport à la liberté d'esprit, et donc s'interroger sur la justesse de l'emploi de la notion de « marque » pour qualifier le rapport qu'entretient le doute avec la liberté d'esprit.
La liberté d'esprit, elle, consiste à pouvoir ne pas tenir pour acquis ce que nous n'avons pas au préalable repensé, c'est-à-dire à être dans la capacité de tout penser, sans même tenir compte des vérités déjà toute faîtes. La difficulté n'étant pas tant de repenser que de se rendre compte que l'apparente évidence ne peut être qu'une construction comme une autre qui peut et doit peut-être même être repensée avant d'être admise.
En partant de l'idée selon laquelle une marque est un repère et un dispositif fait pour régler certains mouvements, comme c'est par exemple le cas dans de nombreuses pratiques sportives, se demander si le doute est la marque de la liberté d'esprit revient donc à se demander dans quelle mesure le doute régule, conditionne, et est un moyen de repérer la liberté d'esprit. Or, le doute semble pouvoir s'apparenter d'une part à une suspension et à une incapacité à trancher, marques d'une certaine prudence ou pondération, et d'autre part, semble correspondre à une attitude de défiance et de mise à distance.
Le doute permettrait donc à la fois d'atteindre une certaine pondération dans un jugement propice à la liberté d'esprit, et de rejeter et mettre à l'écart une proposition ou une idée, donc plus ou moins inhibiteur de toute liberté d'esprit. Ainsi, comment le doute peut-il à la fois être révélateur de l'incertitude universelle qui permettrait d'atteindre la plus totale liberté d'esprit, et détecteur d'évidence et donc restreindre la liberté d'esprit en limitant les possibilités de repenser quelque chose qui ne l'aurait pas été auparavant? est-il alors seulement possible d'utiliser l'idée de « marque » pour qualifier le rapport qu'entretient le doute avec la liberté d'esprit ?
Ce qui conduit à se demander successivement comment le doute peut d'abord être une condition de la liberté d'esprit, avant de pouvoir examiner comment il peut au contraire la restreindre et même l'inhiber. Alors seulement, on pourra discuter à propos de la fonction que remplit le doute par rapport à la liberté d'esprit, et donc s'interroger sur la justesse de l'emploi de la notion de « marque » pour qualifier le rapport qu'entretient le doute avec la liberté d'esprit.
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