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Informations sur l'auteur

Etudiante
Niveau
Grand public
Etude suivie
droit...
Ecole, université
Paris II...

Informations sur le doc

Date de publication
25/01/2010
Date de mise à jour
25/07/2014
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
5 pages
Niveau
grand public
Téléchargé
21 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Le mécanisme de règlement des différends de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est-il efficace?

  1. La quasi-juridictionnalisation du règlement des différends dans le cadre de l'OMC
    1. Un mode de règlement des différends incontournable
    2. Un renforcement des procédures de règlement des différends
  2. Les limites du mécanisme de règlement des différends inhérentes aux réalités économiques internationales
    1. Une mise en oeuvre difficile
    2. Un mécanisme encore inadapté aux réalités économiques

Le mécanisme de règlement des différends de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est un mécanisme permettant à un Etat membre lésé, lorsqu’un avantage a été annulé par un autre Etat membre, de lancer une procédure devant l’Organe de règlement des différends afin de rétablir l’équilibre rompu par cette annulation. Ce mécanisme est un mécanisme subsidiaire prévu dans le Mémorandum d’accord sur le règlement des différends.
L’efficacité du mécanisme de règlement des différends est à rechercher au travers d’une mise en perspective des procédures de règlement des différends appliquées sous le régime du GATT de 1947. En effet, le mécanisme de règlement des différends prévu par le GATT de 1947 ne permettait pas d’aboutir à des décisions obligatoires que les parties devaient respecter car dans la mesure où les panels avaient l’habitude de dire le droit, l’Etat qui avait la défaveur du panel empêchait l’adoption du rapport – il fallait l’unanimité pour l’adoption. De sorte que les panels ne donnaient jamais de décisions obligatoires. Moyennant quoi, les litiges entre parties pouvaient se prolonger pendant des décennies, en particulier entre les Communautés Européennes et les Etats Unis– où des litiges ont pu durer 15 ans, sans résultats satisfaisants. On assistait donc à un blocage du mécanisme et à une absence d’effectivité des rapports rendus faisant que le GATT de 1947 échoua car il ne parvenait pas à remplir la fonction fondamentale de « renforcement du système commercial international ». Non seulement le mécanisme du GATT de 1947 ne parvenait pas à surmonter ses faiblesses structurelles, notamment, comme nous venons de le voir, du point de vue de l’adoption des rapports qui requérait un consensus où il suffisait alors d’une seule voix pour rejeter le rapport, chaque partie contractante disposant alors d’un droit de veto. Mais on dénote aussi la faiblesse du mécanisme au niveau de ses procédures qui étaient mal définies. De plus, le mécanisme du GATT de 1947 ne s’est pas adapté à l’évolution rapide des relations économiques internationales.
Ainsi, la Déclaration ministérielle de Punta Del Este du 20 septembre 1986 marquant le coup d’envoi de l’Uruguay Round singularisa le règlement des différends comme l’un des sujets majeurs des futures négociations : l’exaspération était telle de tous les côtés que, de façon inattendue, on a négocié un règlement obligatoire des différends car le mécanisme actuel devait être amélioré et renforcé grâce à « des règles et disciplines…plus efficaces et ayant force obligatoire ».
Le Mémorandum d’accord synthétise en quelque sorte la pratique issue de l’application des anciens articles XXII et XXIII du GATT de 1947 ainsi que les modifications structurelles qui ont pu y être apportées, notamment la décision du Conseil du GATT du 12 avril 1989 concernant les améliorations des règles et procédures de règlement des différends du GATT.
Ainsi, l’analyse de l’efficacité du mécanisme de règlement des différends à effectuer s’apparente davantage à une mise en exergue d’une continuité marquée par des adaptations en vue d’une meilleure efficacité. C’est donc cette volonté de continuité et d’adaptation qu’il convient d’apprécier afin d’affirmer si oui ou non le nouveau mécanisme de règlement des différends constitue une meilleure version que son ancêtre le GATT de 1947.
La carence qui a le plus marqué le mécanisme du GATT de 1947 a été l’absence de formalisation de la procédure. En parvenant à une juridictionnalisation du mécanisme de règlement des différents, le Mémorandum d’accord parvient à renforcer l’efficacité du règlement des différends (I). Cependant, le nouveau mécanisme ne parvient pas à s’affranchir de certains handicaps qui avaient conduit à l’échec l’ancien système, faisant que le système actuel a encore des difficultés à s’adapter aux réalités économiques (II).

[...] Ainsi, la Déclaration ministérielle de Punta Del Este du 20 septembre 1986 marquant le coup d’envoi de l’Uruguay Round singularisa le règlement des différends comme l’un des sujets majeurs des futures négociations : l’exaspération était telle de tous les côtés que, de façon inattendue, on a négocié un règlement obligatoire des différends, car le mécanisme actuel devait être amélioré et renforcé grâce à des règles et disciplines plus efficaces et ayant force obligatoire Le Mémorandum d’accord synthétise en quelque sorte la pratique issue de l’application des anciens articles XXII et XXIII du GATT de 1947 ainsi que les modifications structurelles qui ont pu y être apportées, notamment la décision du Conseil du GATT du 12 avril 1989 concernant les améliorations des règles et procédures de règlement des différends du GATT. Ainsi, l’analyse de l’efficacité du mécanisme de règlement des différends à effectuer s’apparente davantage à une mise en exergue d’une continuité marquée par des adaptations en vue d’une meilleure efficacité. [...]


[...] Le renforcement des procédures peut être perçu comme allant dans le sens d’une plus grande juridictionnalisation, car le mécanisme de règlement des différends combine flexibilité, au sens du libre-choix laissé aux parties, et rigidité, compte tenu du renforcement de la procédure. La procédure de règlement des différends se déroule en trois phases. La première, essentiellement politique ou diplomatique, est la négociation entre États. Mais, même cette phase qui, a priori, paraitrait se retrouver en dehors du mécanisme de règlement des différends à proprement parler n’est qu’une apparence dans la mesure où cette demande de négociation doit lui être notifiée. [...]


[...] Mais ces réformes bien que nécessaires ne seront pas traités dans le présent sujet, car malgré leur nécessité, on ne peut tirer qu’un bilan positif quant à l’efficacité du mécanisme de règlement des différends dans le cadre de l’OMC par rapport à son ancêtre le mécanisme du GATT de 1947 où le règlement des différends commerciaux opposait principalement les pays développés entre eux. Maintenant avec l’OMC, on assiste à une plus grande diversité des parties, les pays en voie de développement n’hésitant plus à saisir l’Organe de règlement des différends de leurs différends commerciaux. Et que cette nouvelle procédure inspire confiance, celle-ci n’étant plus bloquée comme auparavant au temps du GATT de 1947 par le droit de veto de ses membres. Bibliographie indicative Le règlement des différends à l’OMC. [...]


[...] Le mécanisme de règlement des différends de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est-il efficace? Le mécanisme de règlement des différends de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est un mécanisme permettant à un État membre lésé, lorsqu’un avantage a été annulé par un autre État membre, de lancer une procédure devant l’Organe de règlement des différends afin de rétablir l’équilibre rompu par cette annulation. Ce mécanisme est un mécanisme subsidiaire prévu dans le Mémorandum d’accord sur le règlement des différends. L’efficacité du mécanisme de règlement des différends est à rechercher au travers d’une mise en perspective des procédures de règlement des différends appliquées sous le régime du GATT de 1947. [...]


[...] C’est donc cette volonté de continuité et d’adaptation qu’il convient d’apprécier afin d’affirmer si oui ou non le nouveau mécanisme de règlement des différends constitue une meilleure version que son ancêtre le GATT de 1947. La carence qui a le plus marqué le mécanisme du GATT de 1947 a été l’absence de formalisation de la procédure. En parvenant à une juridictionnalisation du mécanisme de règlement des différends, le Mémorandum d’accord parvient à renforcer l’efficacité du règlement des différends Cependant, le nouveau mécanisme ne parvient pas à s’affranchir de certains handicaps qui avaient conduit à l’échec l’ancien système, faisant que le système actuel a encore des difficultés à s’adapter aux réalités économiques (II). [...]

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