"La dynamique de l'Occident" (1975) de Norbert Elias
Date de publication :
22/02/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
12 pages
Sommaire :
Sommaire
- La mise en place des monopoles et le mécanisme de la compétition : vecteurs de transformations des normes comportementales
- La phase de concurrence libre : nécessités d'actions violentes pour l'instauration de monopoles ; place à la « fureur guerrière »
- Passage d'une concurrence libre à une limitée ; d'un système ouvert à un système monopolistique à chances fermées
- Mise en place des monopoles de la contrainte physique et de la levée des impôts : instrument de la pacification des relations et de leur « raffinement »
- Le développement de l'interdépendance en tant que sens, « ordre », du processus de civilisation
- L'accélération de la différenciation des fonctions et de la dépendance des uns par rapport aux autres
- Le monarque : pivot du système d'interdépendance
- La psychologie et la rationalisation : deux formes de la prévision produite par le resserrement des liens d'interdépendance
- L'expansion du mouvement de civilisation
- La noblesse de cour : « spécialistes du conditionnement et du modelage des relations sociales »
- L'interpénétration des codes de comportement bourgeois et aristocratiques , Sabine Delzescaux
- Les limites du processus de civilisation en tant que pacificateur des moeurs
Résumé :
« L'histoire d'une société se reflète dans l'histoire interne de chaque individu », telle est selon norbert elias dans son ouvrage, La civilisation des moeurs, la « loi fondamentale sociogénétique ». La transformation de l'économie psychique des individus en occident, dans le sens d'une pacification des relations, serait rendue nécessaire par les mutations des structures politiques, économiques et culturelles à l'oeuvre dans l'occident de la fin du Moyen-Age et du début de l'époque moderne. Ce constat constitue le point de départ de l'ouvrage essentiel de norbert elias, Über den Prozess der Zivilisation, dans lequel ce dernier expose son originale sociologie historique. Cet ouvrage, divisé en deux tomes, La civilisation des moeurs et La dynamique de l'occident, est publié en 1939 et rédigé à Londres où l'auteur, issu d'une famille de commerçants juifs, avait été contraint d'émigrer, après l'arrivée des nazis au pouvoir en Allemagne. La publication de l'ouvrage reçut un faible écho dans une Europe en pleine Seconde Guerre mondiale, il faudra donc attendre, suite à un avis favorable de Raymond Aron en 1975, une traduction française, puis une édition de poche en 1976, pour que Le procès de civilisation obtienne le succès qu'il mérite.
Dans La dynamique de l'occident, elias montre, à la suite de Weber comment l'Etat moderne tend à s'approprier le monopole de la violence. Le contrôle social n'est donc plus assuré par des individus mais par l'armée ; de fait l'Etat impose des structures de contraintes extérieures aux individus, qui par l'intensification des systèmes d'interdépendance sont amenées à être intériorisées et à devenir des « autocontraintes ». Il accorde une place toute particulière au rôle joué par la noblesse de cour dans le processus de civilisation, qui, obnubilée par la préservation de son rang, se renferme dans une « société courtoise » régie par les « bonnes manières » et amenée à se diffuser au plus grand nombre, du fait de l'interpénétration accrue des relations humaines. Ainsi, en retraçant l'histoire des grands monopoles étatiques, elias tente de démontrer en quoi la formation de l'Etat moderne, conditionnée par une division des fonctions poussée, est à l'origine du processus de civilisation ; et ce, sans volonté aucune des individus ou sans plan précis tendant à cette fin.
Dans La dynamique de l'occident, elias montre, à la suite de Weber comment l'Etat moderne tend à s'approprier le monopole de la violence. Le contrôle social n'est donc plus assuré par des individus mais par l'armée ; de fait l'Etat impose des structures de contraintes extérieures aux individus, qui par l'intensification des systèmes d'interdépendance sont amenées à être intériorisées et à devenir des « autocontraintes ». Il accorde une place toute particulière au rôle joué par la noblesse de cour dans le processus de civilisation, qui, obnubilée par la préservation de son rang, se renferme dans une « société courtoise » régie par les « bonnes manières » et amenée à se diffuser au plus grand nombre, du fait de l'interpénétration accrue des relations humaines. Ainsi, en retraçant l'histoire des grands monopoles étatiques, elias tente de démontrer en quoi la formation de l'Etat moderne, conditionnée par une division des fonctions poussée, est à l'origine du processus de civilisation ; et ce, sans volonté aucune des individus ou sans plan précis tendant à cette fin.
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