Leau dans les relations Israëlo-Libanaises
Date de publication :
30/05/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
9 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le Liban : description sommaire du cadre d'étude
- L'eau dans les relations entre Israël et le Liban
- Les prémisses de l'Etat libanais : de 1920 à 1943
- Les ambitions sionistes sur le sud-Liban
- La Nakba
- Le plan Johnston
- La guerre des 6 jours et ses conséquences
- La guerre civile au Liban
- L'opération Litani
- L'opération « paix en Galilée » de 1982 et ses conséquences
- Les fermes de Chebaa
Résumé :
Un proverbe arabe dit ceci : « Ne verse pas une goutte d'eau avant d'en avoir trouvé une autre » . L'eau, ce bien si précieux qu'on le qualifie d' « or bleu », est source de bon nombre de disputes au Proche-Orient. Le cas d'Israël et du Liban est un cas d'école : deux Etats contigus disposant de ressources hydriques très inégales. Alors que l'Etat hébreu est en constante pénurie , le Liban dispose de ressources considérables. Cette inégalité de fait, liée à la géographie respective des deux pays, entraîne inévitablement des contentieux, ou plus grave encore, des affrontements armés. Plusieurs fois, depuis l'indépendance d'Israël le 14 mai 1948, Tsahal s'est infiltré et a occupé le territoire libanais.
Si j'ai décidé de débuter mon travail par cette citation de Chaïm Weizmann, président de l'Organisation Sioniste Mondiale en 1919, c'est que j'estime que cette déclaration du leader sioniste est révélatrice d'un élément fondateur des relations futures entre l'Etat d'Israël et le Liban. En effet, dès les prémisses de la réflexion sur la création d'un Etat hébreu en Palestine, les leaders sionistes avaient à l'esprit la ferme intention d'inclure la partie sud du Liban dans le grand Israël (« Eretz Israël »). Cette déclaration est issue d'une lettre adressée à Lloyd George, premier ministre britannique de l'époque, avant la conférence de Paris de 1919, qui avait pour objectif de négocier les traités de paix entre les alliés et les vaincus de la première guerre mondiale. Ce projet d'inclure le sud-Liban n'a finalement pas vu le jour. La France, qui avait obtenu le mandat sur le pays du cèdre, opposa son veto à une possibilité d'agrandissement du territoire palestinien sous mandat britannique. C'est à la conférence de San Remo que les puissances alliées confièrent officiellement la Palestine mandataire aux britanniques, un mandat qui sera officialisé par la Société des Nations en 1922 .
Mon travail aura pour objectif de cerner l'importance de l'eau dans les relations qu'entretiennent Israël et le Liban. L'eau étant un bien vital, celle-ci doit être considérée comme une « force profonde », telle que définie par Renouvin et Duroselle, c'est à dire un facteur qui influence et détermine l'action des politiques dans leurs relations avec les autres acteurs de la scène internationale.
Si j'ai décidé de débuter mon travail par cette citation de Chaïm Weizmann, président de l'Organisation Sioniste Mondiale en 1919, c'est que j'estime que cette déclaration du leader sioniste est révélatrice d'un élément fondateur des relations futures entre l'Etat d'Israël et le Liban. En effet, dès les prémisses de la réflexion sur la création d'un Etat hébreu en Palestine, les leaders sionistes avaient à l'esprit la ferme intention d'inclure la partie sud du Liban dans le grand Israël (« Eretz Israël »). Cette déclaration est issue d'une lettre adressée à Lloyd George, premier ministre britannique de l'époque, avant la conférence de Paris de 1919, qui avait pour objectif de négocier les traités de paix entre les alliés et les vaincus de la première guerre mondiale. Ce projet d'inclure le sud-Liban n'a finalement pas vu le jour. La France, qui avait obtenu le mandat sur le pays du cèdre, opposa son veto à une possibilité d'agrandissement du territoire palestinien sous mandat britannique. C'est à la conférence de San Remo que les puissances alliées confièrent officiellement la Palestine mandataire aux britanniques, un mandat qui sera officialisé par la Société des Nations en 1922 .
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