Lécologie aux Etats-Unis
Date de publication :
15/12/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
38 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'ambivalence de la relation qui unit l'environnementalisme à la culture américaine.
- Les premiers pèlerins : la nature perçue à la fois comme un réservoir illimité et comme une source d'émerveillement.
- La nécessité d'exploitation.
- Les mythes fondateurs de l'américanité à l'origine du développement des idées écologistes.
- Soucis de préservation : les débuts de l'écologisme.
- Aldo Leopold ou l'éthique environnementale.
- L'histoire du mouvement écologiste à partir de la décennie 1960.
- Les années 1960-1970 comme tremplin d'une nouvelle Amérique désormais sensible aux questions environnementales.
- Environnementalisme dominant et écologie profonde.
- Les apports de ces deux idéologies.
- Les partis verts aux Etats-Unis .
- Les Etats-Unis, une terre fertile pour le développement des 'Greens'?.
- Les partis verts : histoire, divisions et obstacles.
- Jusqu'à quel point le parti vert est-il vert ?.
- L'Amérique de G.W Bush : vers un déclin préoccupant de l'environnement.
- Le rôle de l'administration Bush dans le démantèlement de 30 ans de progrès.
- Avant les Etats-Unis, le Texas.
- L'affaiblissement orchestré des institutions en charge de réguler l'environnement.
- Quand la Wise Science, science de la (dé)raison entre en jeu.
- L'environnement comme obstacle au fondamentalisme de marché.
- Des liens étroits avec l'industrie.
- Le fondamentalisme de marché : une religion ?.
- Le déclin de l'environnement signifie-t-il le déclin de la démocratie ?.
- Le déclin de l'environnement et une démocratie parfois sur le 'fil du rasoir'.
- Une mobilisation exceptionnelle, expression d'une démocratie en pleine épreuve de force.
- Prise en main, à différents niveaux, des questions environnementales.
- Les Etats prennent les devants.
- Quand l'inaction d'un seul provoque l'action de (presque) tous les autres.
- La réaction des Etats et des villes.
- Le rôle des entreprises dans la prise en charge des questions environnementales : une nouvelle donne ?.
- Les entreprises américaines sont-elles sur le point d'évoluer vers le ' management vert' ?.
- Deux exemples d'entreprises américaines sur la voie du 'verdissement' : General Electric et Interface.
- L'industrie automobile : les réponses au changement climatique.
Résumé :
Les etats-unis sont aujourd'hui le principal émetteur de gaz à effet de serre, à hauteur de 25%, et sont reconnus pour leur mode de vie peu respectueux de l'environnement. Il suffit de faire un court séjour aux etats-unis pour voir affluer les gros 4x4, ces « gas greedy cars », tellement prisés par les Américains. De plus en plus les Américains ont-ils tendance à s'isoler sur la scène internationale en refusant, par exemple, de signer le protocole de Kyoto ratifié, rappelons-le, par 150 pays dont la Russie, un autre gros pollueur. Et à l'heure où devrait prévaloir l'état d'alerte face à la montée des inquiétudes de presque tous les scientifiques, l'administration Bush continue d'ignorer le problème en poursuivant, entre autres exemples, la conquête de l'or noir dont la combustion est aujourd'hui reconnue comme étant le principal responsable du réchauffement planétaire. Pendant ce temps là les glaciers fondent, faisant disparaître progressivement certains pays de la carte et de plus en plus d'espèces menacées sont sur le point de disparaître. Le problème de l'eau qui vient à manquer n'est pas non plus rassurant : un habitant sur cinq n'a pas accès à l'eau potable et la sécheresse menacent bon nombre de régions comme au Kenya où des fermiers se font attaquer par des éléphants, devenus beaucoup plus agressifs par le manque d'eau. Même s'il n'est pas évident que tous les dérèglements climatiques sont imputables au réchauffement, il conviendrait tout de même de respecter le principe de prudence, ce que refusent significativement les etats-unis. Or il ne s'agit pas là d'un problème d'ordre national puisque le réchauffement climatique provoqué ou plutôt attisé par les uns se répercute forcément sur d'autres agents qui sont souvent les plus pauvres et les moins à même de répondre rapidement et efficacement aux difficultés auxquelles ils doivent faire face. C'est donc un comportement unilatéral aux effets multilatéraux qu'il faut sans doute blâmer.
Cela étant dit, il serait dommage de s'arrêter à cette perspective. Les etats-unis sont, certes, un très gros pollueur, mais aussi un pays dont la culture est largement imprégnée du sentiment d'espace et de nature sauvage, la wilderness, qui a fait le bonheur des premiers colons. L'environnementalisme est d'ailleurs né outre-Atlantique et les approches américaines en matière d'environnement ont nécessairement influencé l'écologie politique en Europe et dans le monde. Le titre de cet essai peut donc prêter à confusion puisque l'écologie se définie aux etats-unis comme une discipline scientifique et doit donc être différenciée de l'écologie politique européenne. L'on utilisera donc désormais le terme environnementalisme pour désigner l'équivalent américain de l'écologie politique européenne.
Le vrai paradoxe est donc qu'une culture dévastatrice des ressources et des milieux naturels se soit développée au coeur d'une nation littéralement créée sur des mythes ayant trait à la nature. Comment peut-on expliquer ce paradoxe ? Et quelles sont les perspectives d'avenir ?
L'ambition de cet essai est donc de mieux comprendre pourquoi les etats-unis se marginalisent de plus en plus sur la scène environnementale mondiale mais aussi de savoir si l'on peut généraliser cette tendance aux américains, aux entreprises voire aux différents etats eux-mêmes qui ont souvent joué tout au long de l'histoire des etats-unis le rôle de contre pouvoir face à l'Etat fédéral. Auparavant nous aurons justement éclairci la relation entre une gestion durable de l'environnement, c'est à dire « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs », et une démocratie pleinement exercée. L'analyse du comportement des etats, dans la dernière partie, apportera alors un éclairage supplémentaire sur cette question.
Trois ouvrages ont largement contribué à la rédaction de cet essai. D'un côté, l'ouvrage d'Olivier Delbard, Prospérité contre écologie, ainsi que celui de François Duban, L'écologisme aux etats-unis : histoire et aspects contemporains de l'environnementalisme américain, ont permis d'avoir une approche à la fois descriptive, historique et contemporaine de la relation entre l'identité américaine et la manière d'appréhender les questions environnementales. D'un autre côté, l'ouvrage de Robert F. Kennedy Jr, Crimes against nature, a permis de mieux comprendre la politique de l'administration Bush que nous développerons tout au long du troisième chapitre.
Cela étant dit, il serait dommage de s'arrêter à cette perspective. Les etats-unis sont, certes, un très gros pollueur, mais aussi un pays dont la culture est largement imprégnée du sentiment d'espace et de nature sauvage, la wilderness, qui a fait le bonheur des premiers colons. L'environnementalisme est d'ailleurs né outre-Atlantique et les approches américaines en matière d'environnement ont nécessairement influencé l'écologie politique en Europe et dans le monde. Le titre de cet essai peut donc prêter à confusion puisque l'écologie se définie aux etats-unis comme une discipline scientifique et doit donc être différenciée de l'écologie politique européenne. L'on utilisera donc désormais le terme environnementalisme pour désigner l'équivalent américain de l'écologie politique européenne.
Le vrai paradoxe est donc qu'une culture dévastatrice des ressources et des milieux naturels se soit développée au coeur d'une nation littéralement créée sur des mythes ayant trait à la nature. Comment peut-on expliquer ce paradoxe ? Et quelles sont les perspectives d'avenir ?
L'ambition de cet essai est donc de mieux comprendre pourquoi les etats-unis se marginalisent de plus en plus sur la scène environnementale mondiale mais aussi de savoir si l'on peut généraliser cette tendance aux américains, aux entreprises voire aux différents etats eux-mêmes qui ont souvent joué tout au long de l'histoire des etats-unis le rôle de contre pouvoir face à l'Etat fédéral. Auparavant nous aurons justement éclairci la relation entre une gestion durable de l'environnement, c'est à dire « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs », et une démocratie pleinement exercée. L'analyse du comportement des etats, dans la dernière partie, apportera alors un éclairage supplémentaire sur cette question.
Trois ouvrages ont largement contribué à la rédaction de cet essai. D'un côté, l'ouvrage d'Olivier Delbard, Prospérité contre écologie, ainsi que celui de François Duban, L'écologisme aux etats-unis : histoire et aspects contemporains de l'environnementalisme américain, ont permis d'avoir une approche à la fois descriptive, historique et contemporaine de la relation entre l'identité américaine et la manière d'appréhender les questions environnementales. D'un autre côté, l'ouvrage de Robert F. Kennedy Jr, Crimes against nature, a permis de mieux comprendre la politique de l'administration Bush que nous développerons tout au long du troisième chapitre.
Voir docs similaires : Écologie et environnement
1
La vague d'écologisation des universités aux Etats-Unis : étude de cas à la Tulane University (Nouvelle-Orléans) en 2008
Exposé | 05/03/2009 | fr | .doc | 3 pages
3
D'importants investissements dans la défense de l'environnement peuvent-ils être favorables à la puissance américaine ?
Exposé | 30/03/2007 | fr | .doc | 5 pages
4
Les Etats-Unis et l'environnement : retardataires ou pionniers ?
Mémoire | 14/04/2008 | fr | .doc | 41 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Écologie et environnement
2
Conséquences d'une construction humaine sur le milieu et les êtres vivants : le barrage de Kembs en Alsace
Étude de cas | 02/11/2009 | fr | .doc | 2 pages
