"Economie de léducation", Marc Gurgand
Date de publication :
18/01/2010
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
11 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'offre d'éducation
- L'efficacité des dépenses pour l'éducation
- Comparaisons internationales et évolutions dans le temps
- La taille des classes
- Comment isoler l'effet propre de l'effectif ?
- L'intervention publique en éducation et sa justification
- Quelles incitations dans le secteur public ?
- Le privé fait-il mieux ?
- La demande d'éducation
- La théorie du capital humain
- La théorie du capital humain, face aux données
- Les rendements de l'éducation
- La mesure empirique des rendements privés
- Rendement privé, rendement social
- Éducation et croissance économique
- Modèles de croissance économique
- Comparaisons Internationales
- L'éducation : cause ou effet ?
Résumé :
Qu'est-ce qui justifie l'intervention directe de l'État dans l'éducation ? Il peut exister des économies d'échelle qui favorisent les systèmes éducatifs fortement intégrés, mais ce point n'est pas empiriquement démontré. II peut revenir à la puissance publique de déterminer le contenu de l'enseignement, mais cela peut se faire simplement au travers des programmes obligatoires. Certains auteurs [Lott, 1990] vont plus loin et considèrent que l'État veut s'assurer le contrôle de la formation des esprits, y compris dans les démocraties : il suffit de penser au rôle de l'école dans la consolidation de la lue République. Mais surtout, un fournisseur privé peut être tenté de réduire la qualité du service pour limiter ses coûts. Or, dans un contexte où la qualité initiale des élèves détermine fortement les résultats, il n'est pas simple d'observer la contribution propre des établissements.
Mais le problème est symétrique pour le secteur public : qu'est-ce qui incite les acteurs du public à rechercher la plus grande efficacité au meilleur coût ? C'est, ou ce devrait être, l'objectif de la puissance publique. Ce n'est pas nécessairement celui de ses agents. Dans le cas des enseignants, cette relation, que les économistes appellent principal-agent, est complexe. Les enseignants peuvent avoir le souci de réduire leur charge de travail, d'en minimiser les difficultés et d'obtenir de meilleurs salaires. Cependant, la plupart d'entre eux tirent aussi satisfaction de la progression de leurs élèves. De son côté, le gouvernement, s'il poursuit un objectif d'amélioration du système scolaire, est également sensible aux groupes de pression, notamment des syndicats enseignants.
Les ressources allouées au système éducatif, comme leur répartition entre divers usages, diffèrent fortement entre les pays et ont évolué très rapidement au cours du temps. Ces différents systèmes utilisent-ils efficacement les ressources qui leur sont allouées ? Que peut-on attendre de l'attribution de moyens supplémentaires ou de leur réaffectation ? En général, les ressources ont peu d'effet sur les performances des élèves.
Mais le problème est symétrique pour le secteur public : qu'est-ce qui incite les acteurs du public à rechercher la plus grande efficacité au meilleur coût ? C'est, ou ce devrait être, l'objectif de la puissance publique. Ce n'est pas nécessairement celui de ses agents. Dans le cas des enseignants, cette relation, que les économistes appellent principal-agent, est complexe. Les enseignants peuvent avoir le souci de réduire leur charge de travail, d'en minimiser les difficultés et d'obtenir de meilleurs salaires. Cependant, la plupart d'entre eux tirent aussi satisfaction de la progression de leurs élèves. De son côté, le gouvernement, s'il poursuit un objectif d'amélioration du système scolaire, est également sensible aux groupes de pression, notamment des syndicats enseignants.
Les ressources allouées au système éducatif, comme leur répartition entre divers usages, diffèrent fortement entre les pays et ont évolué très rapidement au cours du temps. Ces différents systèmes utilisent-ils efficacement les ressources qui leur sont allouées ? Que peut-on attendre de l'attribution de moyens supplémentaires ou de leur réaffectation ? En général, les ressources ont peu d'effet sur les performances des élèves.
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