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Informations sur l'auteur

étudiant
Niveau
Avancé
Ecole, université
IEP

Informations sur le doc

Date de publication
26/01/2009
Langue
français
Format
Word
Type
fiche de lecture
Nombre de pages
14 pages
Niveau
avancé
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5 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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"Géographie du sous-développement" d'Yves Lacoste

  1. Ambiguïtés de la notion du « sous-développement »
    1. Une ambiguïté proliférante
    2. Un mouvement d'opinions diverses et contradictoires
    3. Grands types de définition ou de caractérisation du « sous-développement »
  2. Première étape d'une procédure de clarification et d'une démarche géographique
    1. Tentative de clarification selon une démarche géographique
    2. Première et provisoire esquisse d'une carte du Tiers-Monde
  3. Croissance des besoins individuels - développement des aspirations collectives
    1. Besoins objectifs
    2. Le spectre de la famine générale
    3. L'augmentation formidable des besoins et d'abord des besoins sanitaires
    4. Le besoin d'écoles devient de plus en plus grand
    5. Le processus de formation de nouveaux besoins
  4. La croissance démographique
    1. Le recul de la mortalité
    2. Le maintien de la natalité
    3. La croissance démographique est-elle responsable du sous-développement ?
  5. Chômage ou pénuries de main-d''uvre
    1. Le chômage, phénomène relativement récent
    2. La brusque réduction du chômage dans les pays socialistes du Tiers-Monde
  6. Problèmes agricoles et problèmes agraires
    1. Le rôle des conditions naturelles
    2. « Un monde en friche » ?
    3. Gaspillages
    4. Agriculture « coloniale » et agriculture soi-disant « traditionnelle »
    5. Dans la plupart des pays la colonisation a détruit les structures traditionnelles
    6. L'expansion de l'agriculture « moderne » autochtone
    7. «La révolution verte»
    8. Les réformes agraires

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, on a commencé à parler de « sous-développement » (traduction du terme under-development inventé par des politiciens américains), c’était après des déclarations et des ouvrages dénonçant que les 3/4 de l’humanité souffraient de la faim et attirant l’attention sur le fait que la population allait plus que doubler dans les trente ans à venir. On prend conscience qu’un très grand nombre de gens vivent dans la misère en Afrique, Asie et Amérique latine : c’est ce qu’on appelle les pays « sous-développés ». On s’accorde alors à dire qu’ « il faut les aider ».
Cette campagne continue depuis. Il s’agit de définir le terme « sous-développement » dont les différentes significations exercent une influence dans les raisonnements.
Le mot « sous-développement » a d’abord servi à désigner les causes globales de la misère en Asie, Afrique et en Amérique Latine. Mais peu à peu il est utilisé pour qualifier différentes situations économiques, comme le statut de régions occidentales où le revenu moyen est inférieur à celui de régions plus développées. Le terme renvoie aussi à la puissance et à l’ancienneté de l’industrialisation. Ainsi l’Alaska dont les rares habitants ont un niveau de vie élevé devient une région « sous-développée ». Cette notion est également utilisée pour qualifier l’avant révolution industrielle. Le « sous-développement » peut s’appliquer à toutes les époques à tous les lieux.
Une telle utilisation de ce terme a permis de diluer les causes majeures de la misère que sont le colonialisme et le néocolonialisme. Les médias ont tourné ce mot en « cliché à la mode ». On finit par appeler «sous-développement » n’importe quelle insuffisance.

[...] Le sous-emploi est une réalité multiforme qui est dure de mesurer. Chaque domaine économique, social, politique ou culturel des pays non- socialistes sont touchés par le sous-emploi. La sous-alimentation rend un grand nombre de gens inaptes au travail, certaines femmes sont contraintes par des traditions à rester cloîtrées chez elles Doit-on considérer ces gens comme des chômeurs ? Non, à leurs yeux ni à ceux de leur entourage, oui si l’on considère que la société réduit le nombre de candidats à l’emploi. [...]


[...] Le recul de la mortalité Le déclin de la mortalité résulte de la mise en rapport étroit des pays «sous-développés» avec les pays «développés». Il faut noter que la mortalité a longtemps augmenté durant la période coloniale (maladies venues d’Europe, travail forcé, migrations forcées ) Certaines populations d’Amérique du Sud ont diminué de lors des deux premiers siècles de colonisation. A partir d’un certain moment le phénomène colonial devient moins expéditif et apporte un minimum d’aide aux populations : la mortalité diminue. [...]


[...] On parle aussi de «blocage économique conduisant à une stagnation. Mais pourtant de nombreux pays «sous-développés connaissent une croissance économique forte. On évoque également un manque d’articulation entre les économies modernes et traditionnelles. Cette analyse est contestée par ceux qui dénoncent le la domination des puissances impérialistes. On critique un colonialisme aux conséquences désastreuses. Il est donc difficile de définir le «sous-développement du fait des multiples définitions contradictoires qui lui sont données. Aucune vision de celui-ci ne satisfait une définition vraiment cohérente. [...]


[...] Elle fixe notamment une vision bipolaire du monde différenciant les Etats développés des sous-développés, elle rapproche le sous-développement de «situations traditionnelles et elle induit un certain fixisme alors que l’évolution est permanente (modernisation, industrialisation, croissance urbaine ) même si elle est inégale selon les pays. (Cette inégalité renforce les différences entre les pays) Les pays évoluent, les critères évoluent, le sous-développement évolue. La délimitation historique et spatiale clarifie la notion de «sous-développement Aujourd’hui il faut former d’autres catégories que celle des pays «développés et celle des pays «sous-développés Première et provisoire esquisse d’une carte du Tiers-Monde Quelles limites géographiques faut-il donner au Tiers-Monde ? On peut tenir compte du PNB pour définir vulgairement le Tiers-Monde mais cela comporte des insuffisances (pays pétroliers par exemple). [...]


[...] La prise de conscience par l’opinion des réalités associées au «sous- développement a été véhiculée par les médias occidentaux, il ne s’agit plus d’un tabou. Les USA ont commencé en diffusant la notion de «sous- développement et l’idée qu’il fallait y remédier. Il fallait montrer au contribuable ce qu’on faisait de son argent. Cela permettait de lier des liens commerciaux avec les pays «sous-développés en leur accordant des crédits. De plus, la fourniture d’aide est un instrument majeur dans les relations internationales. [...]

...

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