L'économie française entre Etat et marché depuis les années 40
Date de publication :
07/09/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
11 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'Etat acteur central de la reconstruction et de la modernisation du pays
- Point de départ
- Une politique structurelle forte et originale
- Apogée de « L'économie mixte » ou de « L'Etat colbertiste »
- Le tournant des années 1980
- « Les profits d'aujourd'hui? »
- Rendre sa place au marché
- Une réorientation libérale qui doit aussi beaucoup à l'insertion de la France dans l'Union Européenne
- Quel bilan ?
- Les contraintes fortes des marchés financiers
- Quelle place pour l'Etat ?
Résumé :
Tout d'abord, les bornes chronologiques : elles ne posent de problème particulier. Les années 1940 incluent bien sûr Vichy. Il s'agira de mettre en évidence, sans s'appesantir, les continuités et les ruptures avec la Libération et la période de l'après-guerre. Le sujet doit être traité « jusqu'à aujourd'hui » c'est-à-dire jusqu'à la mise en place de l'euro qui fait disparaître l'autonomie de la politique monétaire nationale au profit de la BCE. Les débats qui se sont ouverts autour du respect des contraintes du pacte de stabilité et de croissance depuis le printemps 2006 et leurs développements font également partie du sujet. Nous sommes là au coeur de la réflexion sur le rôle de l'etat dans l'économie française et son évolution.
Les deux pôles du sujet sont le rôle et la place respective de l'etat et du marché dans le fonctionnement de l'économie française. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale l'idée d'intervention de l'etat s'impose dans l'ensemble des pays industrialisés. Cette intervention se donne pour tâche d'éviter le retour d'une dépression comme celle des années 30 et du chômage de masse qui est la préoccupation principale de Keynes. Elle a entraîné en quelques décennies, comme dans les autres pays industrialisés le passage d'un ordre libéral à une forme complexe originale de « capitalisme organisé ». Cette action de l'etat à une double dimension : sur les structures et sur la régulation de la conjoncture.
La spécificité française est plus à rechercher du côté de la politique structurelle que du côté d'une politique conjoncturelle assez semblable à ce qui peut se faire ailleurs. Le mot de marché fait directement référence aux « mots d'ordre » "du tournant libéral des années 80 (« market knows best ») : priorité à l'offre, à la concurrence et à la déréglementation. Ce tournant qui touche l'ensemble des pays industrialisés a ses rythmes et ses modalités propres en France. Le mot marché dans le contexte actuel de mondialisation ne peut être cantonné à la dimension nationale mais doit intégrer le « marché mondial » (des marchandises, des capitaux). Dans ce cadre, la séparation entre national et international n'a plus guère de sens.
Cette analyse se limite à « l'économie française » (ce qui est déjà beaucoup). La politique sociale de l'etat n'a pas à faire l'objet de développement particulier. Ce sujet est à dominante historique, il privilégie l'une des deux dimensions qui constituent la spécificité de notre approche des réalités économiques et sociales (la durée et l'espace).
Le plan chronologique ou thématico-chronologique s'impose donc pour répondre à la question de la continuité et de la nouveauté : « l'Historien se pose toujours la question de la continuité et de la nouveauté. A cet effet, il s'exerce, au moins implicitement, à la comparaison dans le temps (sinon dans l'espace). S'efforçant de replacer les données de la question étudiée dans une chronologie longue, il peut saisir ce qui a réellement changé ou est en train de changerC'est ce va-et-vient entre le présent (ou le presque présent) et le passé qui permet d'apprécier la nouveauté de l'occurrenceAu fond la mission de l'Historien est de relativiser les verdicts de l'opinion commune ». (Michel Winock)
Les deux pôles du sujet sont le rôle et la place respective de l'etat et du marché dans le fonctionnement de l'économie française. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale l'idée d'intervention de l'etat s'impose dans l'ensemble des pays industrialisés. Cette intervention se donne pour tâche d'éviter le retour d'une dépression comme celle des années 30 et du chômage de masse qui est la préoccupation principale de Keynes. Elle a entraîné en quelques décennies, comme dans les autres pays industrialisés le passage d'un ordre libéral à une forme complexe originale de « capitalisme organisé ». Cette action de l'etat à une double dimension : sur les structures et sur la régulation de la conjoncture.
La spécificité française est plus à rechercher du côté de la politique structurelle que du côté d'une politique conjoncturelle assez semblable à ce qui peut se faire ailleurs. Le mot de marché fait directement référence aux « mots d'ordre » "du tournant libéral des années 80 (« market knows best ») : priorité à l'offre, à la concurrence et à la déréglementation. Ce tournant qui touche l'ensemble des pays industrialisés a ses rythmes et ses modalités propres en France. Le mot marché dans le contexte actuel de mondialisation ne peut être cantonné à la dimension nationale mais doit intégrer le « marché mondial » (des marchandises, des capitaux). Dans ce cadre, la séparation entre national et international n'a plus guère de sens.
Cette analyse se limite à « l'économie française » (ce qui est déjà beaucoup). La politique sociale de l'etat n'a pas à faire l'objet de développement particulier. Ce sujet est à dominante historique, il privilégie l'une des deux dimensions qui constituent la spécificité de notre approche des réalités économiques et sociales (la durée et l'espace).
Le plan chronologique ou thématico-chronologique s'impose donc pour répondre à la question de la continuité et de la nouveauté : « l'Historien se pose toujours la question de la continuité et de la nouveauté. A cet effet, il s'exerce, au moins implicitement, à la comparaison dans le temps (sinon dans l'espace). S'efforçant de replacer les données de la question étudiée dans une chronologie longue, il peut saisir ce qui a réellement changé ou est en train de changerC'est ce va-et-vient entre le présent (ou le presque présent) et le passé qui permet d'apprécier la nouveauté de l'occurrenceAu fond la mission de l'Historien est de relativiser les verdicts de l'opinion commune ». (Michel Winock)
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