L’écriture féminine dans "c’est le soleil qui m’a brûlée", de Calixthe Beyala

Date de publication :

15/02/2008

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

15 pages

Niveau :

expert

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1 fois

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non évalué

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Sommaire :

 
 

Sommaire L’écriture féminine dans "c’est le soleil qui m’a brûlée", de Calixthe Beyala
 Sommaire

 
  1. La place de la femme au sein de la minisociété du q.g.
    1. Une société anomique dans laquelle l'écriture prend sa source
    2. Émergence d'une « Féminitude »
    3. De la place qui revient à Ateba au sein de cette société
  2. Le rôle du corps
    1. L'écriture du corps
    2. La libéralisation du corps
    3. Quand la libéralisation devient perversion
  3. Un processus communicatif féminin
    1. Les voix féminines
    2. De la marginalité de l'héroïne
    3. L'universalisation de l' « écriture »

Résumé :

De la constatation première de l'inexistence générique d'une écriture masculine, on pourrait alors légitimement s'interroger sur ce qui « fait » l'écriture féminine, plus que la simple catégorisation sexuelle de l'auteur, à laquelle on ne saurait s'arrêter.
Toute écriture est transgression. Mais la transgression se voit décuplée pour la femme-écrivain africaine : il s'agira pour elle, non seulement de transgresser l'interdit de l'écriture, face à l'homme et aux réflexes d'une société phallocratique ; mais aussi de le transgresser, peut-être, par rapport à une vocation de la voix et du chant de la tradition orale.
Depuis les années quatre-vingt, la femme africaine a enfin pris la plume pour écrire, pour s'écrire. On observera en effet que, plus que le discours idéologique masculin, qui dénonce généralement politique, misère, et qui tente de prendre en charge le devenir de la société, cette dernière délivre une réflexion sur un vivre et un moi, essentiellement féminins. Une réflexion axée sur le quotidien plus que sur l'avenir, du moins dans ses débuts, et qui prendra généralement la forme générique de l'autobiographie ou du récit de vie. calixthe beyala et son premier roman paru en 1988, C'est le soleil qui m'a brûlée, sont de cette génération. Mais son oeuvre, qui présente le récit de vie d'une jeune femme, Ateba, va plus loin : la dénonciation faite des conditions de vie des femmes passe par une véritable sexualisation de l'écriture, du texte. Plutôt que l'expression d'une sensibilité ou du récit-exposé d'un quotidien féminin, le texte semble passer par la trame de la sexualité proprement dite de l'instance narrative féminine, ce qui semble être le fondement même du caractère féminin de l'écriture de C. beyala. Dès lors, de quelle manière le texte va-t-il être sexualisé, afin de servir le récit?

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A propos de l'auteur :

pencil image Amélie C. consultante en communication
Niveau :Expert Etude suivie : Littérature Ecole, université : Hypokhâgne, khâgne, Paris IV-Sorbonne

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