Ecriture de soi et hybridité des formes chez Annie Ernaux
Date de publication :
22/03/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Hybridité de la forme toujours intime du journal
- Définitions et enjeux des notions : hybridité, journal intime
- Tension Récit - Journal
- Le journal extérieur : dévoilement indirect de l'intime
- L'écriture de soi, une difficulté et un défi : trouver sa place
- Trouver sa place dans le temps : le rôle de l'hybridité générique
- Tension entre réalité et fiction, complexité de la qualification générique : trouver sa place dans le texte
- Oscillation du 'je' : le concept d'autofiction comme réconciliation
- L'écriture problématique d'un moi hybride
- L'incursion de l'écrivain dans le texte : rôle et abondance du méta texte
- Le rôle de l'intertexte comme 'construction'de soi par l'écriture
- La force des thèmes de l'expérience personnelle : vers un vrai universel
Résumé :
Il s'agit tout d'abord de procéder à la définition de l'hybridité, et aussi plus particulièrement de l'hybridité formelle et générique appliquée à la littérature. Hybrida en latin signifie « sang mêlé ». Ce qui est hybride est communément ce qui est composé d'éléments disparates. L'hybridité est si l'on veut le culte de la différence. En critique littéraire, on peut retrouver un goût résolument moderne pour ce qui tout ce qui tient de l'hétérogène, à travers un rejet des catégories, et surtout un rejet de la règle classique de la séparation des genres. L'oeuvre hybride est finalement digne d'intérêt parce qu'elle ne se conforme pas à un genre prédéterminé. Cependant, il faudra bien voir en quoi elle demeure, en un sens, tributaire de l'identification par le lecteur des genres qu'elle subvertit. L'hybridité, outre le mélange des genres et des formes, peut aussi être comprise comme indétermination : les formes peuvent en venir à se compléter et à se confondre. On verra qu'hybridité est synonyme de richesse.
Il faudra s'attacher à expliquer le concept de journal intime, en en montrant notamment la spécificité temporelle et énonciative. Philippe Lejeune, dans La Faute à Rousseau en février 2004, définit le journal intime comme « un système de traces qui rend visible notre sillage dans l'immensité de la vie ». C'est une définition assez poétique. Formellement, le journal apparaît souvent sous la forme d'un énoncé fragmenté, qui épouse - normalement - le dispositif du calendrier et qui est constitué d'une succession d' « entrées ». Cette définition est loin d'être figée, car la forme diaristique est caractérisée par son caractère protéiforme.
« Je ne suis pas sortie de ma nuit » est le texte du corpus qui s'apparente le mieux à la forme la plus connue du journal. L'étude de ce texte à la lumière des définitions du journal intime préalablement établies permettra de procéder à l'explication des enjeux et de l'usage du journal intime. On verra que ce livre n'est qu'en apparence un journal intime « classique » : il est marqué par une certaine hybridité, des variantes temporelles, textuelles et énonciatives à pointer.
Il faudra s'attacher à expliquer le concept de journal intime, en en montrant notamment la spécificité temporelle et énonciative. Philippe Lejeune, dans La Faute à Rousseau en février 2004, définit le journal intime comme « un système de traces qui rend visible notre sillage dans l'immensité de la vie ». C'est une définition assez poétique. Formellement, le journal apparaît souvent sous la forme d'un énoncé fragmenté, qui épouse - normalement - le dispositif du calendrier et qui est constitué d'une succession d' « entrées ». Cette définition est loin d'être figée, car la forme diaristique est caractérisée par son caractère protéiforme.
« Je ne suis pas sortie de ma nuit » est le texte du corpus qui s'apparente le mieux à la forme la plus connue du journal. L'étude de ce texte à la lumière des définitions du journal intime préalablement établies permettra de procéder à l'explication des enjeux et de l'usage du journal intime. On verra que ce livre n'est qu'en apparence un journal intime « classique » : il est marqué par une certaine hybridité, des variantes temporelles, textuelles et énonciatives à pointer.
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