Si EDF rachetait Statkraft, quel plan d'intégration en termes de ressources humaines ? (stratégie d'entreprise)

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Sommaire

  1. Diagnostic de la situation
    1. Statkraft : une opportunité à saisir?
    2. Mais des différences culturelles et managériales à ne pas négliger
  2. Plan d'intégration pour 2006
    1. Les actions à mener avant l'arrivée de l'équipe française
    2. Les premières semaines : amorcer la transition
    3. Les trois premiers mois : l'intégration de Statkraft
    4. Un trimestre après l'acquisition : gérer une entreprise multinationale

Résumé de l'étude de cas

EDF (Electricité De France) est la première compagnie française d’électricité. Elle est le premier électricien européen en termes de puissance installée (124,5 GWe). Son chiffre d’affaires en 2004 s’élève à 46,9 milliards d’euros. Le groupe EDF est constitué d’Electricité de France et d’un réseau de filiales européennes (EDF energy, Enbw, entre autres) et de sociétés implantées dans le monde entier (Etats-Unis, Chine, Argentine, Afrique du Sud…). Le groupe emploie 161 310 salariés dans le monde entier. En outre, son parc de production d’une quantité de 125,4 Gwe lui permet de produire 610 TWh par an et de répondre aux besoins de 42,1 millions de clients. EDF est une entreprise industrielle intégrée et innovante, dont les activités sont centrées sur les métiers de l’énergie : production d’électricité (d’origine nucléaire, thermique, hydraulique, éolienne…), négoce, transport (développement et gestion des lignes hautes et très hautes tension), distribution (gestion des réseaux de distribution moyenne et basse tension), commercialisation de solutions énergétiques. Du fait de la prépondérance du nucléaire en France (84,1% de la production nationale), 74% de l’électricité produite par EDF est d’origine nucléaire, ce qui en fait, de loin, le premier producteur nucléaire au monde (18 % de l’électricité nucléaire mondiale).
EDF et les filiales du groupe se veulent engagées dans une stratégie de performance rentable et responsable qui allie performance économique, équité sociale et responsabilité environnementale. Ainsi, conscient de ses responsabilités, le groupe s’est doté d’une démarche éthique qui rassemble cinq valeurs fondamentales : respect de la personne, de l’environnement, performance, solidarité et intégrité. Ces valeurs confortent l’adhésion du groupe aux conventions éthiques à portée universelle, comme la Déclaration universelle des droits de l’Homme ou la charte européenne des droits fondamentaux. Elles fondent également l’adhésion du groupe aux dix principes du Global Compact, pacte mondial des Nations Unies.

Statkraft est la première compagnie norvégienne d’électricité. Elle produit chaque année le tiers de l’électricité norvégienne, soit 42 TWh. Le groupe Statkraft est bien implanté en Europe du nord et possède des bureaux de négoce en Allemagne, en Suède et aux Pays-Bas. Il est, d’ailleurs, le troisième producteur d’électricité en Europe du nord.
Forte de ses 1535 employés, cette entreprise innovante s’est concentrée, ces dernières années, sur le développement des énergies propres (essentiellement hydraulique, thermique et éolienne). Elle est ainsi le deuxième producteur d’énergies renouvelables en Europe. Elle a pour ambition de devenir le leader européen dans les énergies propres. Elle a, cependant, conscience de l’impact négatif des installations hydrauliques et éoliennes sur le paysage, c’est pourquoi elle tente d’en limiter la portée en mettant l’accent sur la recherche et le développement.
Il est à noter que Statkraft, ancienne entreprise d’état, est devenue en 2004 une société à responsabilité limitée.

[...] La fusion entre Statkraft et EDF est donc l’occasion d’œuvrer dans le sens du développement durable, en mettant l’accent plus encore sur les énergies renouvelables : EDF va pouvoir s’inspirer du savoir-faire de Statkraft dans ce domaine EDF et STATKRAFT : des ambitions communes Par le rachat de Statkraft, EDF compte effectivement renforcer ses positions dans le domaine des énergies renouvelables et œuvrer ainsi pour le développement durable. En effet, depuis une dizaine d’années, face aux contraintes du protocole de Kyoto, EDF a choisi l’option des énergies nouvelles et a créé un pôle du même nom. [...]


[...] Il est à noter que Statkraft, ancienne entreprise d’état, est devenue en 2004 une société à responsabilité limitée - Les cas précédents : des exemples d’acquisitions dans le passé Nous retenons ici deux types d’entreprises : les entreprises françaises acquérant une entreprise norvégienne, et les fusions dans le secteur de l’électricité. Entreprises françaises intégrant une entreprise norvégienne Carrefour Cible : Norges Gruppen (leader) Secteur : Distribution Date : 02/10/2003 Modalités : -contrat de franchise entre les enseignes Meny-Ultra et Champion. [...]


[...] EDF a donc besoin du savoir-faire d’une entreprise comme Statkraft, qui est très performante dans la production d’électricité hydraulique (la Norvège en est le deuxième pays producteur mondial), éolienne et thermique. EDF souhaite travailler en synergie avec Statkraft afin d’en faire un pôle technique et scientifique de référence du groupe - Mais des différences culturelles et managériales à ne pas négliger Les différences de culture nationale, et de culture d’entreprise peuvent aboutir à des incompréhensions et se traduire par de l’inefficacité. [...]


[...] EDF doit se vendre auprès de ses nouveaux employés, le groupe doit répéter et affirmer sa confiance en Statkraft, afficher une certaine transparence et une certaine visibilité aux yeux des norvégiens. Il sera ainsi grandement conseillé que, lors du jour d’arrivée de l’équipe française, le PDG d’EDF préside une assemblée générale mixte, composée de Français et de Norvégiens, où le groupe EDF serait présenté, et où le rôle de Statkraft serait d’ores et déjà clarifié au sein du groupe EDF. [...]


[...] : 37 ans, diplômée de l’ESCP-EAP et d'un DESS de Ressources Humaines à la Catho, dirige la filière Ressources Humaines du groupe EDF Energy à Londres. Dans le cadre de l’intégration de Statkraft au groupe EDF, elle sera chargée, avec l’aide du nouveau dirigeant, d’établir des bilans de compétences pour chaque salarié de Statkraft : il s’agira de voir si la répartition des postes peut être améliorée et optimisée. Il s’agira aussi d’évaluer les compétences, l’expérience et la motivation des salariés, de cerner les éventuels leaders, et, enfin, de repérer les cadres qu’il serait judicieux d’expatrier en France ou dans d’autres filiales du groupe un certain temps, pour qu’ils y intègrent la culture, les méthodes de travail et la stratégie du groupe. [...]

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A propos de l'auteur
Yann A.
Etudiant
Niveau
Avancé
Etude suivie
Autres
Ecole, université
HEC Paris
A propos du doc
Date de publication
22/02/2007
Langue
français
Format
.doc
Type
étude de cas
Nombre de pages
10 pages
Niveau
avancé
Consulté
4 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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