Lédit de Moulins (1566)
Date de publication :
17/01/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le principe de l'inaliénabilité du domaine
- Définition du domaine
- Inaliénabilité du domaine
- Les exceptions à la règle de l'inaliénabilité
- Les apanages
- « L'aliénation à dernier comptants »
Résumé :
Par opposition à l'ordonnance qui est une loi générale portant sur diverses matières, l'édit a une portée plus réduite, ne traitant que d'une seule question ou s'adressant à une catégorie spéciale de sujets. En février 1566, Charles IX prend l'ordonnance de moulins, vaste texte de réforme de la justice, et l'édit de moulins, consacré plus spécifiquement au domaine de la Couronne. Charles IX fait préparer ce texte d'une particulière importance par une assemblée de notables et de grands du royaume et rédiger par le chancelier Michel de l'Hospital avant d'être enregistré par le Parlement.
Du XVIe au XVIIIe siècle, les lois du roi se multiplient. Il s'agit, pour la plupart, de lois portant « sur le fait de la justice » aux dimensions imposantes et au contenu très disparate présenté sans grand souci d'ordre. D'une façon générale, le roi légifère plutôt en matière de droit public. Mais il intervient également dans le domaine du droit privé lorsque l'ordre public l'exige.
Depuis le XIVe siècle, la législation royale tente, avec plus ou moins de succès, d'assurer la conservation du domaine. Ce n'est donc pas un principe nouveau qu'introduit le fameux édit de moulins, pris par Charles IX, en février 1566. Cependant, il se distingue des précédentes ordonnances par la solennité dont il est empreint et par son caractère général. C'est l'édit de moulins qui donne son expression définitive à la loi fondamentale, inviolable, d'inaliénabilité du domaine de la Couronne et en précise les exceptions.
Ce texte témoigne de l'importance qu'attache la royauté au domaine de la couronne comme instrument de sa politique et, aussi, comme support de la continuité de l'Etat. Quand les rédacteurs du texte s'expriment en ces termes, « Le domaine de la couronne, l'un des principaux nerfs de notre Etat », ne veulent-ils pas signifier qu'à travers cet ensemble de biens, de droits et de revenus, l'Etat trouve non seulement un moyen d'agir mais aussi de durer ?
Le principe de l'inaliénabilité du domaine montre de façon fort claire toute la distance qui sépare l'Ancien régime des débuts de la monarchie : la notion de propriété du royaume ayant disparu à l'avènement des Capétiens, le roi est, comme tous les féodaux, propriétaire de son domaine et pendant longtemps il en aliène librement des parcelles pour gratifier l'Eglise ou récompenser ses fidèles. Cette liberté paraissant inacceptable, le principe de l'inaliénabilité va être établi.
Afin de commenter cet extrait de l'Edit de moulins, nous étudierons dans une première partie le principe de l'inaliénabilité du domaine, tel qu'il est exposé dans le texte présenté, avant de préciser dans une seconde partie les exceptions à cette règle de l'inaliénabilité.
Du XVIe au XVIIIe siècle, les lois du roi se multiplient. Il s'agit, pour la plupart, de lois portant « sur le fait de la justice » aux dimensions imposantes et au contenu très disparate présenté sans grand souci d'ordre. D'une façon générale, le roi légifère plutôt en matière de droit public. Mais il intervient également dans le domaine du droit privé lorsque l'ordre public l'exige.
Depuis le XIVe siècle, la législation royale tente, avec plus ou moins de succès, d'assurer la conservation du domaine. Ce n'est donc pas un principe nouveau qu'introduit le fameux édit de moulins, pris par Charles IX, en février 1566. Cependant, il se distingue des précédentes ordonnances par la solennité dont il est empreint et par son caractère général. C'est l'édit de moulins qui donne son expression définitive à la loi fondamentale, inviolable, d'inaliénabilité du domaine de la Couronne et en précise les exceptions.
Ce texte témoigne de l'importance qu'attache la royauté au domaine de la couronne comme instrument de sa politique et, aussi, comme support de la continuité de l'Etat. Quand les rédacteurs du texte s'expriment en ces termes, « Le domaine de la couronne, l'un des principaux nerfs de notre Etat », ne veulent-ils pas signifier qu'à travers cet ensemble de biens, de droits et de revenus, l'Etat trouve non seulement un moyen d'agir mais aussi de durer ?
Le principe de l'inaliénabilité du domaine montre de façon fort claire toute la distance qui sépare l'Ancien régime des débuts de la monarchie : la notion de propriété du royaume ayant disparu à l'avènement des Capétiens, le roi est, comme tous les féodaux, propriétaire de son domaine et pendant longtemps il en aliène librement des parcelles pour gratifier l'Eglise ou récompenser ses fidèles. Cette liberté paraissant inacceptable, le principe de l'inaliénabilité va être établi.
Afin de commenter cet extrait de l'Edit de moulins, nous étudierons dans une première partie le principe de l'inaliénabilité du domaine, tel qu'il est exposé dans le texte présenté, avant de préciser dans une seconde partie les exceptions à cette règle de l'inaliénabilité.
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